
Ajustements des aides sociales : la Russie, l’Iran et le Bangladesh face à l’inflation
En ce mois de juillet 2026, la Russie révise ses pensions et son capital maternité, l’Iran recharge ses cartes de subventions alimentaires et le Bangladesh allège la fiscalité des nouveaux déclarants, illustrant les arbitrages entre protection sociale et contraintes budgétaires.
Le 15 juillet 2026, en Iran, la recharge mensuelle de la carte de subventions alimentaires « Kala-Barg » interviendra pour les ménages dont le code national se termine par 0, 1 ou 2, ainsi que pour les familles sous l’aile du Comité de secours Imam Khomeini et de l’Organisation du bien-être. Chaque personne recevra l’équivalent d’un million de tomans, destiné à l’achat de produits de base (riz, viande, produits laitiers, fruits et légumes). Cette aide universelle — tous les résidents y sont éligibles, quel que soit leur décile de revenu — est reconduite alors que les prix des denrées essentielles continuent d’augmenter et que certains économistes locaux parlent d’un « appauvrissement de la classe moyenne ». Des discussions sont en cours au sein du gouvernement pour une éventuelle augmentation de l’allocation, certains responsables conditionnant celle-ci à l’exclusion de ménages, tandis que d’autres cherchent un financement sans réduire la couverture.
En Russie, l’attention se porte sur l’indexation future du capital maternité. Selon les projections du député Alexeï Govyrine, relayées par la presse russe, le montant pour un premier enfant pourrait atteindre environ 767 000 roubles en 2027, sur la base d’un coefficient d’indexation provisoire de 5,2 %. Le capital pour un deuxième enfant, si la famille n’a pas bénéficié du premier, avoisinerait 1,013 million de roubles. Cette estimation reste subordonnée au taux d’inflation définitif de 2026. Parallèlement, les retraités russes verront leur pension augmenter dès le 1er août 2026 : les actifs cumulant des points de retraite (dans la limite de trois par an) et certains groupes spécifiques (anciens pilotes, mineurs, personnes de plus de 80 ans) bénéficieront d’une revalorisation. Pour un retraité actif, la hausse maximale mensuelle pourrait atteindre 470 roubles, à condition de percevoir un salaire brut d’au moins 68 975 roubles.
Au Bangladesh, la politique fiscale intègre une dimension sociale via l’impôt sur le revenu. Le seuil d’exonération a été relevé de 350 000 à 400 000 takas pour l’année en cours, et un taux minimum d’imposition préférentiel de 1 000 takas est maintenu pour les primo-déclarants, contre 5 000 takas pour les contribuables ordinaires. L’administration fiscale encourage désormais le dépôt des déclarations tout au long de l’année, exclusivement en ligne, avec des incitations ou pénalités selon le trimestre de soumission : une réduction de 5 % de l’impôt dû (plafonnée à 25 000 takas) est accordée aux déclarations déposées entre juillet et septembre, tandis qu’un supplément est exigé pour les dépôts tardifs à partir de janvier.
Ces mesures, bien que disparates, se rejoignent dans la volonté des États de colmater les brèches provoquées par la hausse des prix sur les populations vulnérables tout en cherchant à préserver l’équilibre des comptes publics. Les débats iraniens sur l’arbitrage entre universalité et ciblage des subventions, les revalorisations russes adossées à des mécanismes d’indexation automatique, et la politique bangladaise d’élargissement de l’assiette fiscale illustrent les dilemmes de la protection sociale en période d’inflation persistante. Les prochaines étapes à surveiller incluent la décision du gouvernement iranien sur l’avenir du montant des cartes alimentaires, la fixation du taux d’inflation 2026 en Russie qui scellera le capital maternité 2027, et les premiers bilans de la campagne déclarative en ligne au Bangladesh.
| Presse russe et CEI | +0.30 | aligned |
|---|---|---|
| Presse iranienne et apparentée | +0.10 | neutral |
| Presse indienne et sud-asiatique | −0.10 | neutral |
Russia bolsters its family welfare as a bulwark against foreign interference, demonstrating that economic sovereignty yields concrete benefits.
The article draws a parallel between social policy and geopolitical resistance: the increase in maternity capital becomes evidence of Russian resilience.
It does not mention that inflation reduces the real purchasing power of the increase, nor that other countries (Iran and Bangladesh) are adopting similar measures for different reasons.
Iran updates social benefits as part of routine management, without political fanfare.
The choice of a low-key, factual tone normalizes the decision, making it seem politically irrelevant.
It does not contextualize the adjustment against inflation or the economic difficulties due to sanctions.
Bangladesh modifies social benefits as a necessary technical step, without rhetoric.
The low emphasis and lack of political commentary reduce the decision to a mere procedure.
It does not highlight the comparison with Russia or Iran, nor the context of international economic pressures.
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