
Zelensky prêt à démettre le commandant en chef ukrainien, selon la presse internationale
Des sources proches de la présidence indiquent que Volodymyr Zelensky consulte ce week-end les commandants militaires pour évaluer les candidats à la succession du général Oleksandr Syrsky.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky examine la possibilité de relever de ses fonctions le commandant en chef des forces armées, le général Oleksandr Syrsky, rapportent plusieurs médias internationaux citant des sources proches de l’administration présidentielle. Cette décision interviendrait dans un contexte de manifestations de rue réclamant le départ du haut gradé, après le limogeage surprise du ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov. Selon le Financial Times, M. Zelensky réunit les 18 et 19 juillet les principaux commandants d’unités afin d’évaluer la situation sur le front et de s’entretenir avec de possibles successeurs, la condition posée étant une transition sans rupture de la chaîne de commandement sur l’ensemble de la ligne de contact.
Le conflit ouvert entre l’ex-ministre Fedorov et le général Syrsky constitue le détonateur de la crise. D’après les déclarations publiques de M. Fedorov reprises par la presse ukrainienne, le commandant en chef aurait bloqué les réformes de modernisation de l’armée, notamment le développement des drones et de l’automatisation, et aurait posé un ultimatum au président pour obtenir son départ. Des sources au sein du ministère de la Défense, citées par le Financial Times, décrivent la doctrine de M. Syrsky comme fondée sur la mobilisation massive et la tenue des positions, là où M. Fedorov défendait une stratégie d’innovation technologique. L’ancien ministre a également évoqué des faits de corruption et une « myopie stratégique », accusations qui ont trouvé un écho dans les rassemblements organisés à Kyïv, Lviv et Odessa.
Les partenaires occidentaux de l’Ukraine suivent la situation avec attention. Selon des sources diplomatiques européennes relayées par EUobserver, l’Union européenne s’inquiète de la pérennité des accords signés avec M. Fedorov juste avant son départ, notamment ceux permettant aux entreprises ukrainiennes d’accéder aux programmes de défense communs. Un attaché militaire occidental en poste à Kyïv, cité anonymement par le Financial Times, qualifie ce limogeage de « choc », soulignant le rôle clé de l’ex-ministre dans l’intégration aux standards de l’OTAN. Les capitales occidentales, qui avaient soutenu ses projets de réforme, pourraient voir dans le maintien du général Syrsky un frein à la transformation de l’outil militaire ukrainien.
Sur le plan politique intérieur, le calcul présidentiel reste complexe. Des analystes ukrainiens, cités par le site Strana.ua, relèvent que le général Syrsky, dépourvu d’ambitions politiques et peu populaire dans l’opinion, constitue un subordonné commode pour M. Zelensky, contrairement à son prédécesseur Valeri Zaloujny. Toutefois, l’ampleur des protestations et la collecte de signatures au Parlement en faveur d’une demande officielle de destitution modifient l’équation. La décision finale est attendue à l’issue des consultations de ce week-end, alors que le président ukrainien doit arbitrer entre la pression de la rue, les attentes des alliés et la stabilité du commandement sur le front.
| Presse russe et CEI | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse européenne continentale | −0.20 | neutral |
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
Zelensky est une marionnette de l'Occident, sa faiblesse est évidente. La crise ukrainienne est profonde et changer le commandant ne changera rien.
En citant des sources occidentales mais en ajoutant des commentaires d'experts qui soulignent la dépendance de Zelensky à l'égard de l'Occident, on crée l'impression d'un manque de souveraineté ukrainienne.
Le contexte selon lequel les manifestations pourraient ne pas être les plus importantes et que Zelensky pourrait agir pour des raisons stratégiques, et non seulement sous pression, est omis.
La situation évolue, des sources indiquent que Zelensky envisage l'option. Il n'y a pas de certitude, mais la possibilité est réelle.
En utilisant des sources anonymes et un langage conditionnel, une position neutre est maintenue sans prendre parti.
Zelensky pourrait limoger Syrsky après les manifestations, selon des sources. Le président envisage des successeurs.
En rapportant les informations avec attribution aux sources et en utilisant le conditionnel, la nouvelle est présentée comme un fait vérifié mais non définitif.
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