
Week-end de violences : féminicides, attaques publiques et crimes de haine sur trois continents
De New Delhi à Santa Fe, en passant par Édimbourg et Ottawa, une vague d’agressions a marqué les 20 et 21 juin, relançant les débats sur les violences intrafamiliales et les préjugés identitaires.
À New Delhi, une femme de 26 ans a été poignardée mortellement samedi 20 juin devant son fils de cinq ans, lors d’une dispute de voisinage liée au stationnement d’une motocyclette, selon les autorités policières de la capitale indienne. Son époux, grièvement blessé, restait hospitalisé dans un état critique. L’agresseur présumé, un mineur, a été appréhendé, tandis que son père a été arrêté pour complicité présumée. Ce drame s’inscrit dans une série d’incidents violents recensés au cours du même week-end dans plusieurs régions du monde, impliquant des contextes familiaux, des attaques dans l’espace public et des actes à caractère haineux.
En Amérique latine, les violences intrafamiliales ont été particulièrement meurtrières. À Santa Fe, en Argentine, la justice enquête sur la mort par arme à feu d’une femme de 29 ans et d’un homme, retrouvés dans une habitation ; la principale hypothèse, non encore confirmée par les autopsies, évoque un féminicide suivi d’un suicide, en présence de leur enfant de cinq ans. Au Brésil, trois membres d’une même famille ont été poignardés à São João de Meriti (État de Rio de Janeiro) par le compagnon de l’une des victimes, selon la police militaire ; les blessés ont été soignés et le suspect placé en détention. Dans la même région, à Cabo Frio, un homme a été arrêté après avoir poignardé une personne au cou à la suite d’une demande de cigarette. Plus au nord, à Boa Vista (Roraima), un client a tenté d’étrangler une travailleuse du sexe après un différend sur le paiement d’une prestation, d’après les forces de l’ordre locales.
En Europe et en Amérique du Nord, plusieurs agressions ont ravivé les craintes liées aux crimes de haine. À Édimbourg (Royaume-Uni), un homme de 36 ans a été inculpé après une attaque ayant fait cinq blessés vendredi près d’une mosquée ; le premier ministre Keir Starmer a évoqué une motivation « antimusulmane », tandis que l’enquête a été confiée à la police antiterroriste. À Ottawa (Canada), une femme s’est fait arracher son hijab par un inconnu qui a proféré une insulte raciste avant de lancer un parapluie, selon la police locale ; le suspect est toujours recherché. En Australie, à Canberra, un homme masqué a été interpellé après avoir menacé de mort un client d’un établissement de loisirs en lui tenant une lame sous la gorge.
D’autres agressions ont visé des passagers des transports en commun. À Curitiba (Brésil), une femme a eu le visage perforé dans un bus biarticulé par un homme qui mendiait, selon des témoins ; le suspect a été maîtrisé par d’autres voyageurs avant l’arrivée de la garde municipale. En Iran, la presse locale rapporte qu’un homme a abattu son épouse dans un taxi avant de se suicider, sous les yeux de leur fils de 16 ans, à Mashhad. Les enquêtes se poursuivent dans l’ensemble de ces affaires, tandis que les autorités judiciaires et policières appellent à la prudence quant aux mobiles exacts, qui restent à établir dans plusieurs cas.
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Un week-end marqué par une traînée de violence en Amérique latine : agressions au couteau en famille, féminicides, attaques dans la rue et les transports publics. Les récits détaillent des épisodes brutaux, souvent commis devant des enfants mineurs, le suspect étant le mari ou le compagnon. Cette succession dresse un tableau alarmant d’insécurité généralisée et de violence de genre sans répit.
Un week-end d’agressions motivées par la haine dans la sphère atlantique : à Ottawa, une femme est attaquée et son hijab arraché de force sous des insultes racistes ; à Édimbourg, un homme armé blesse cinq personnes dans ce que la police qualifie d’attaque antimusulmane ; en Australie, un homme masqué menace un inconnu avec une lame. Les autorités traitent ces faits comme des crimes de haine et s’alarment d’une intolérance croissante.
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