
Trump s’apprête à imposer de nouveaux droits de douane à une soixantaine de pays
L’expiration vendredi du prélèvement global de 10 % ouvre la voie à des taxes fondées sur la lutte contre le travail forcé, suscitant l’inquiétude des partenaires commerciaux.
Le régime temporaire de droits de douane de 10 % appliqué par les États‑Unis sur la quasi‑totalité des importations arrive à échéance ce vendredi 24 juillet 2026. Pour éviter un vide tarifaire, l’administration Trump s’apprête à activer un nouveau train de mesures visant une soixantaine de pays, au premier rang desquels figurent le Canada, le Mexique, l’Union européenne, la Chine, l’Inde et le Japon. L’annonce, confirmée par le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, interviendrait dans les prochains jours et remplacerait le prélèvement général instauré en février après l’invalidation par la Cour suprême des tarifs précédents.
Le fondement juridique de cette nouvelle salve repose sur la section 301 du Trade Act de 1974, qui autorise des droits unilatéraux en cas de pratiques commerciales jugées déloyales. Les enquêtes menées depuis mars par le Bureau du représentant au Commerce (USTR) concluent que la majorité des partenaires des États‑Unis ne disposent pas de législation effective contre le travail forcé ou ne l’appliquent pas. Les pays dotés de dispositifs jugés insuffisants – Canada, Mexique, États membres de l’UE, Taïwan ou encore le Royaume‑Uni – se verraient appliquer un taux de 10 %, tandis que ceux dépourvus de toute interdiction, comme la Chine, l’Inde ou le Japon, seraient frappés à 12,5 %. L’Argentine, dont plusieurs filières agro‑industrielles et minières dépendent du marché américain, figure parmi les économies potentiellement concernées, sans que le taux exact soit encore précisé.
Ces projets suscitent une vive opposition chez les principaux alliés. Les capitales européennes considèrent ces taxes comme « injustifiées » et redoutent une escalade protectionniste à quelques mois des élections de mi‑mandat américaines, alors que le coût de la vie s’impose comme un thème central de la campagne. Ottawa, déjà visé par une surtaxe de 50 % sur de nombreux produits canadiens entrant en vigueur le 19 août, examine « toutes les options » et a convenu avec Washington d’intensifier les discussions en vue d’un possible accord. Le premier ministre Mark Carney n’a toutefois pas annoncé de déplacement dans la capitale fédérale, signe de la lenteur des négociations sur l’accord de libre‑échange nord‑américain (USMCA), dont la révision conjointe se tient cette semaine au Mexique.
Parallèlement, Brasília dénonce les droits de 25 % imposés sur plusieurs de ses exportations, entrés en vigueur mercredi, tandis que l’administration américaine a également annoncé un tarif sectoriel de 100 % sur les médicaments génériques importés à partir de 2028. La juxtaposition de ces initiatives, appuyées sur des bases juridiques variées – de la section 338 du Tariff Act de 1930 pour le Canada aux enquêtes sur les surcapacités industrielles visant seize autres pays – dessine une architecture commerciale fragmentée, où chaque partenaire négocie sous la menace de nouveaux droits. Le prochain jalon à surveiller est la date butoir du 24 juillet, qui coïncide avec la visite de Jamieson Greer au Mexique pour la troisième session de révision de l’USMCA, un cadre dont Mexico entend préserver l’avantage tarifaire qui a fait du pays le premier exportateur vers les États‑Unis.
| Presse latino-américaine | −0.20 | neutral |
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| Presse atlantique / anglosphère | −0.30 | critical |
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
L'Argentine et d'autres pays latino-américains subissent les conséquences des nouveaux tarifs américains, tandis que Washington tente de relancer son agenda commercial après des revers juridiques.
En mettant en avant l'inclusion de l'Argentine et les revers juridiques, le récit crée un sentiment de victimisation et de ciblage injuste, faisant apparaître les droits de douane comme une imposition extérieure plutôt qu'une politique légitime.
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Washington utilise le prétexte du travail forcé pour imposer de nouveaux droits de douane, tandis que les analystes remettent en question la sincérité de la démarche.
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L'envoyé commercial américain annonce de nouveaux droits de douane pour le travail forcé, tandis que la taxe mondiale expire.
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