
Trump somme l'Iran de choisir entre un accord et une « fin de mission » militaire
Le président américain a menacé Téhéran de frappes si les négociations indirectes n'aboutissent pas, au lendemain des funérailles du guide suprême Ali Khamenei.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré lundi 6 juillet que Washington parviendrait à un accord avec l'Iran ou « finirait le travail », réitérant une menace d'action militaire à l'encontre de Téhéran. Cette déclaration intervient alors que les pourparlers indirects entre les deux pays, menés sous médiation qatarie à Doha, se sont achevés la semaine dernière sans signe public de progrès vers une paix durable, malgré un cessez-le-feu de soixante jours destiné à créer un espace diplomatique après les frappes américaines et israéliennes du 28 février qui ont déclenché le conflit et coûté la vie au guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.
Selon les propos rapportés par la Maison-Blanche, M. Trump a affirmé que les États-Unis pouvaient détruire les ponts et les infrastructures énergétiques iraniennes en quelques heures, tout en se disant favorable à un accord négocié pour éviter de « toucher 91 millions de personnes ». L'administration américaine a précisé que son objectif n'était pas un changement de régime, mais d'empêcher Téhéran d'acquérir l'arme nucléaire, évoquant la récupération de « poussière nucléaire », c'est-à-dire de matières enrichies. Du côté iranien, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Baqer Zolqadr, a qualifié ces menaces de « délirantes », avertissant que l'Iran répondrait « dans une autre langue » si le respect n'était pas au rendez-vous. L'ambassade d'Iran en Arménie a, pour sa part, dénoncé un pays « sans civilisation, sans histoire ni honneur », incapable de comprendre le deuil national.
Les discussions techniques de Doha ont achoppé sur des points que les deux parties affirmaient pourtant avoir réglés lors de la signature du mémorandum d'entente le mois dernier. D'après des sources proches des négociations, les échanges ont porté sur le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz et le déblocage de fonds iraniens, deux volets jugés essentiels à la mise en œuvre de l'accord provisoire. L'absence d'avancée tangible, conjuguée aux déclarations martiales de Washington, fragilise un peu plus la trêve en vigueur, alors même que les funérailles d'Ali Khamenei ont donné lieu à des démonstrations d'unité et de défi de la part de la population iranienne.
Le conflit, déclenché par des bombardements américains et israéliens fin février, a placé la question du programme nucléaire iranien au cœur des préoccupations internationales. Le cessez-le-feu de soixante jours, conçu pour relancer la diplomatie, arrive à mi-parcours sans qu'aucune feuille de route vers un règlement durable n'ait été rendue publique. Les chancelleries occidentales, tout en soutenant l'initiative de trêve, s'inquiètent d'une escalade qui pourrait déstabiliser l'ensemble du Golfe. Les négociations devraient reprendre après la fin des cérémonies d'hommage à l'ancien guide suprême, prévues pour le 9 juillet, selon des sources iraniennes. L'issue de cette nouvelle séquence diplomatique déterminera si la menace d'une « fin de mission » américaine reste un outil de pression ou se concrétise en une nouvelle phase militaire.
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Washington impose un choix clair à Téhéran : un accord ou une action militaire décisive.
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L'administration Trump monte la mise, menaçant de détruire les infrastructures iraniennes si Téhéran ne cède pas.
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