
Trump et Infantino célèbrent un Mondial record et esquissent l’avenir des Coupes du monde
Lors d’une réception à New York, le président américain a plaidé pour une nouvelle édition aux États-Unis sans le Canada ni le Mexique, tandis que le patron de la FIFA évoquait une co-organisation avec la Chine.
À la veille de la finale Espagne-Argentine au MetLife Stadium, le président des États-Unis, Donald Trump, et le président de la FIFA, Gianni Infantino, ont affiché une entente sans faille lors d’une réception à la Trump Tower de New York. Selon des médias nord-américains et européens, M. Infantino a qualifié le tournoi de « plus grand événement humain, social et culturel que l’humanité ait jamais vu », remerciant l’administration Trump pour avoir créé un environnement « sûr et joyeux ». M. Trump a renchéri en évoquant « l’événement sportif le plus réussi de l’histoire du monde », tout en annonçant son intention de briguer une nouvelle organisation, mais cette fois sans le Canada ni le Mexique, pourtant co-hôtes de l’édition 2026.
La presse nord-américaine rapporte que le président américain a également révélé une suggestion de M. Infantino : une candidature conjointe avec la Chine, qui permettrait aux joueurs de « petits vols entre les matches ». Si le ton se voulait badin, cette sortie intervient alors que le prochain Mondial masculin ouvert aux candidatures est celui de 2038, l’édition 2030 ayant été attribuée à l’Espagne, au Portugal et au Maroc – avec des matchs inauguraux en Amérique du Sud – et celle de 2034 à l’Arabie saoudite. Les règles de rotation de la FIFA rendent l’Amérique du Nord et l’Océanie éligibles pour 2038, ce qui place les États-Unis en position de postuler, seuls ou avec des partenaires.
La célébration de ce succès d’affluence – 6,66 millions de spectateurs en stade, un taux de remplissage de 99,7 % – a toutefois ravivé les interrogations sur l’indépendance de l’instance dirigeante. Des médias du Moyen-Orient et d’Europe ont largement relayé l’affaire Balogun : M. Trump a confirmé avoir téléphoné à M. Infantino pour obtenir la suspension de la suspension de l’attaquant américain après un carton rouge, une intervention que la FIFA a nié avoir subie mais qui a conduit à une levée de la sanction. Le Comité international olympique a refusé d’ouvrir une procédure pour violation de la neutralité politique, mais la controverse s’ajoute aux incidents ayant émaillé le tournoi, comme le refoulement d’un arbitre somalien muni d’un visa valide, que des sources européennes lient aux politiques migratoires américaines.
La présence de M. Trump à la finale, sa première apparition dans un stade durant ce Mondial, place le diffuseur Fox Sports face à un défi éditorial, la chaîne utilisant le signal international sans contrôle sur les images du président. Selon des analystes nord-américains, cette omniprésence médiatique s’inscrit dans une stratégie de reconquête de popularité, alors que les taux d’approbation du président sont en baisse et que ses apparitions sportives suscitent des réactions contrastées, entre acclamations au golf et huées en NBA. Le Mexique, représenté à la réception par le président de sa fédération, a souligné la « bonne collaboration » entre les pays hôtes, mais la proposition de M. Trump d’exclure ses voisins pourrait tendre les relations trilatérales.
Le processus de candidature pour 2038 devrait s’ouvrir dans les prochaines années, et la concurrence s’annonce intense. D’après la presse européenne, l’évocation d’une co-organisation avec la Chine, même sur le mode de la plaisanterie, reflète la volonté de la FIFA de maintenir des canaux avec Pékin tout en consolidant son ancrage américain. La finale de dimanche, à laquelle M. Trump remettra le trophée, clôturera un tournoi aux records d’audience – jusqu’à six milliards de téléspectateurs attendus – mais aussi aux zones d’ombre persistantes sur l’immixtion politique dans le sport.
| Presse latino-américaine | −0.40 | critical |
|---|---|---|
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
| Presse européenne continentale | −0.20 | neutral |
| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
L'Amérique latine dénonce l'exclusion du Mexique et du Canada comme un acte d'arrogance américaine.
En mettant l'accent sur l'exclusion du Mexique et du Canada, il fait appel à l'identité régionale et à un sentiment de grief.
Omet la référence à une éventuelle Coupe du monde conjointe avec la Chine, qui apparaît dans d'autres blocs.
L'Iran considère la proposition de Trump avec scepticisme, y voyant un autre signe de l'hégémonie américaine.
En rapportant la proposition sans commentaire direct mais dans un contexte d'autres nouvelles critiques, il insinue la nature unilatérale de l'action.
Ne mentionne pas la suggestion d'une Coupe du monde conjointe avec la Chine, qui apparaît dans d'autres blocs.
L'Europe analyse la proposition de Trump comme une décision politique qui pourrait déstabiliser la coopération internationale dans le football.
En contextualisant la proposition dans la géopolitique du football, il la présente comme un risque pour la gouvernance mondiale du sport.
Ne mentionne pas la possibilité d'une Coupe du monde conjointe avec la Chine, qui apparaît dans la presse d'Asie du Sud-Est.
L'Asie du Sud-Est prend la proposition de Trump avec humour, soulignant son caractère informel et peu sérieux.
En mettant en avant le ton plaisant de Trump, il minimise le sérieux de la proposition et évite une analyse approfondie.
Omet toute réaction critique de l'Amérique latine ou analyse géopolitique, se concentrant uniquement sur l'aspect léger.
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