
Entre pressions et ouvertures, Trump esquisse un nouveau rapport de force avec Cuba et l’Iran
Lors d’un déplacement dans le Dakota du Nord, le président américain a lié baisse des prix du pétrole et sortie du détroit d’Ormuz, tout en affirmant que Cuba se rapproche de Washington après des décennies de rupture.
En visite à Medora, dans le Dakota du Nord, pour l’inauguration de la bibliothèque présidentielle Theodore Roosevelt, Donald Trump a dressé mercredi un bilan de sa politique étrangère mêlant annonces économiques et signaux diplomatiques. Il a notamment affirmé que le prix du carburant « s’effondre comme une pierre » grâce à la sortie massive de pétroliers du détroit d’Ormuz, une évolution qu’il a directement reliée à l’intervention militaire américaine contre l’Iran. Selon des sources proches de l’administration américaine, cette déclaration vise à crédibiliser la promesse d’un retour à une énergie abondante et bon marché, pilier du discours de « l’âge d’or de l’Amérique ».
Concernant Cuba, le président a opéré un changement de ton notable. « Cuba, après de très nombreuses décennies, se rapproche de notre orbite », a-t-il déclaré, sans fournir de précisions sur d’éventuelles négociations. Cette inflexion intervient alors que La Havane, confrontée à un blocus pétrolier total imposé par Washington en janvier et à des sanctions visant sa direction politique et militaire, a adopté un ensemble de réformes économiques d’inspiration capitaliste. Du côté des autorités cubaines, aucune réaction officielle n’a été enregistrée, mais des analystes latino-américains relèvent que l’île cherche à desserrer l’étau financier en imitant le « modèle vietnamien » d’ouverture contrôlée, sans renoncer au cadre politique communiste.
Le volet énergétique du discours s’inscrit dans une stratégie plus large de pression maximale sur Téhéran. D’après des responsables militaires américains cités par la presse, le groupe aéronaval du porte-avions USS Nimitz est positionné dans la région depuis mai, renforçant le contrôle des voies maritimes. Pour des observateurs européens, la rhétorique de Trump sur le détroit d’Ormuz cherche à démontrer que la force peut débloquer des goulets d’étranglement énergétiques mondiaux, un message adressé autant aux alliés dépendants du pétrole du Golfe qu’aux opinions publiques occidentales.
Le président a également évoqué le Venezuela, où une opération nocturne a conduit à l’arrestation de Nicolás Maduro, et a réitéré son rejet du « communisme » qu’il a comparé à un cancer, visant les démocrates-socialistes américains. Aucun calendrier de discussions formelles avec Cuba ou l’Iran n’a été annoncé, mais la concomitance de ces déclarations avec les réformes à La Havane et le redéploiement naval en mer d’Oman alimente, selon des diplomates en poste à Bruxelles, l’hypothèse d’une phase de négociation contrainte que Washington entend dicter selon ses termes.
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Trump affirme que Cuba se rapproche de l'orbite américaine, mais sa déclaration contraste avec le durcissement des sanctions. La rhétorique du rapprochement masque une stratégie de pression économique visant à soumettre l'île. Les récentes réformes cubaines sont présentées comme une réponse forcée, et non comme un alignement volontaire.
Les États-Unis mènent une stratégie multidimensionnelle de pressions économiques, diplomatiques et militaires pour faire tomber le régime cubain. L'affirmation de Trump selon laquelle Cuba se rapproche de l'orbite américaine s'inscrit dans cette campagne coercitive, qui comprend un embargo renforcé et une présence navale. L'analyse y voit une tentative calculée d'exploiter la vulnérabilité économique de l'île.
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