
Trump demande aux républicains d’ajouter l’Iran aux sanctions contre la Russie
Cette initiative, présentée comme un hommage au sénateur Lindsey Graham, mêle les dossiers ukrainien et iranien et menace de nouvelles tensions commerciales, notamment avec l’Inde et la Chine.
Le président américain Donald Trump a demandé, dimanche 19 juillet, aux sénateurs républicains d’intégrer l’Iran dans le projet de loi sur les sanctions contre la Russie. Dans un message publié sur le réseau Truth Social, il a affirmé que cette extension était conforme à la volonté du sénateur Lindsey Graham, décédé brutalement au début du mois, et qu’elle devait « se produire ». Cette annonce intervient alors que Washington et Téhéran sont engagés dans une escalade militaire, avec des frappes américaines en territoire iranien en riposte à la mort de deux soldats américains en Jordanie.
Selon des sources au Congrès américain, le projet de loi, officiellement intitulé « Senator Lindsey O. Graham Sanctioning Russia Act », bénéficie déjà du soutien de plus de soixante sénateurs des deux partis. Il prévoit des droits de douane pouvant atteindre 100 % sur les importations en provenance des cinq principaux acheteurs de pétrole et de gaz russes, au premier rang desquels l’Inde et la Chine, ainsi que des sanctions secondaires contre les entités aidant Moscou à contourner les restrictions. Le texte intègre également des mesures contre la flotte fantôme utilisée pour le transport du brut russe et des clauses visant à limiter le soutien chinois à l’industrie de défense russe. La presse russe, citant des fuites de l’administration, souligne que le projet initial envisageait des tarifs de 500 %, mais a été atténué après négociations avec la Maison Blanche.
D’après la chaîne américaine MSNBC, le revirement de M. Trump sur l’allègement des sanctions envers l’Iran affaiblit le mémorandum d’entente signé en juin entre les deux pays, qui devait accompagner un cessez-le-feu. Le président américain a déclaré ne plus se soucier de cet accord cadre, et son administration a déjà rétabli des sanctions sur les exportations pétrolières iraniennes. Les médias russes, comme le quotidien Kommersant, rappellent que Lindsey Graham, inscrit sur la liste des terroristes et extrémistes en Russie, était un fervent partisan de pressions maximales sur l’Iran, allant jusqu’à appeler à des frappes sur les infrastructures pétrolières. De son côté, la radio américaine Radio Liberty précise que le sénateur n’avait pourtant jamais évoqué publiquement l’inclusion de l’Iran dans ce texte.
L’inclusion de l’Iran dans ce projet élargirait considérablement le champ des sanctions, créant un outil de coercition économique inédit contre les deux pays. Selon les analyses relayées en Inde, New Delhi, qui a fortement réduit ses achats de brut russe après l’expiration d’une dérogation américaine, se trouve confrontée à une insécurité juridique quant à ses importations énergétiques. La convergence des fronts russe et iranien dans un même texte législatif marque un tournant dans la stratégie de pression américaine, alors qu’un vote au Sénat est attendu dans les prochaines semaines. Bien que M. Trump ait exprimé des réserves, il a laissé entendre qu’il pourrait signer la loi en hommage au sénateur Graham.
| Presse iranienne et apparentée | −0.85 | critical |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | −0.50 | critical |
| Presse atlantique / anglosphère | −0.25 | neutral |
Iran denounces Washington's latest aggressive move, seeking to bind Tehran to the anti-Russia sanctions and perpetuating a never-ending hostile policy. A warmongering president drags the region toward the abyss.
Framing the proposal as an extension of inherent US aggression deflects attention from Iran's own actions and portrays Tehran as a victim of American warmongering.
Omits the attack on US forces in Jordan and the context of mutual escalation, focusing solely on unilateral American aggression.
Moscow notes with skepticism Trump's latest move to tie Iran to anti-Russia sanctions, a scheme born from the mind of a senator on Russia's terrorist list. It is yet another confirmation of Washington's hostile policy.
By highlighting Graham's terrorist designation in Russia, the bill is delegitimized at its root, equating it with a product of intellectual terrorism and thus justifying Russia's defensive stance.
Leaves out the US-Iran ceasefire negotiations and existing diplomatic agreements, using Graham's terrorist label as a shortcut that avoids engaging with the proposal's rationale.
Washington risks entangling its foreign policy on multiple fronts, using the anti-Russia bill as a vehicle for new Iran sanctions even as it tries to negotiate a ceasefire. A move that smacks of strategic overreach.
Highlighting the contradiction between the sanctions push and ceasefire talks warns against overextension, framing the proposal as impulsive and potentially destabilizing.
Omits the Iranian perspective framing the move as unilateral aggression and the Russian designation of Graham as a terrorist, which for Moscow invalidates the entire basis of the bill.
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