
Trump attaque le New York Times sur le bilan de la guerre contre l’Iran, les négociations se prolongent en Suisse
Le président américain dénonce une couverture « traîtresse » et énumère des succès militaires et économiques, tandis que le mémorandum d’entente avec Téhéran suscite le scepticisme des analystes et de l’opinion américaine.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a violemment pris à partie le New York Times lundi, qualifiant de « traîtres » et de « criminels » les journalistes qui doutaient des résultats de l’opération « Epic Fury » contre l’Iran. Sur son réseau Truth Social, il a opposé une longue liste de changements à l’article titré « What Changed After Almost 4 Months of War? Analysts Say Not Much » : selon lui, l’armée, la marine et l’aviation iraniennes sont « anéanties », les capacités de lancement et de production de missiles et de drones « presque disparues », deux strates de dirigeants « éliminées », l’inflation à 250 %, l’économie « brisée » et le détroit d’Ormuz rouvert, permettant au pétrole de « jaillir » tandis que la Bourse et l’emploi américains atteignent des records. Il a menacé d’intégrer ces reportages à la plainte en dommages-intérêts de plusieurs milliards de dollars qu’il dit avoir déposée contre le journal.
L’administration américaine défend ainsi un mémorandum d’entente dont la portée est contestée par de nombreux analystes aux États-Unis, en Israël et en Europe. Le New York Times, citant une professeure du Massachusetts Institute of Technology, estime que ce document résulte du fait que « les États-Unis ont eu les yeux plus gros que le ventre et ne veulent pas d’escalade ». Des responsables israéliens, par la voix d’un ancien officier du renseignement, jugent que l’accord signe « l’effondrement de toute la stratégie israélienne vis-à-vis de l’Iran ». En Europe, le directeur de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm prévoit une région « bien plus insécurisée » à l’issue du conflit. Ces critiques soulignent que le programme nucléaire iranien, bien qu’endommagé, n’est pas démantelé, que les missiles balistiques sont absents de l’accord et que les milices mandataires de Téhéran demeurent une menace.
Les pourparlers américano-iraniens se sont néanmoins intensifiés en Suisse, sous médiation qatarie et pakistanaise. Après une première journée tendue marquée par des menaces iraniennes de refermer le détroit d’Ormuz, les discussions se sont prolongées tard dans la nuit de dimanche à lundi, abordant le Liban, le nucléaire et les modalités d’application du mémorandum. Un diplomate américain a confirmé que les délégations restaient à la table des négociations. Parallèlement, un mécanisme de prévention des frictions au Liban a été annoncé, signe d’une certaine avancée technique. Le sénateur Lindsey Graham, proche du président, a prévenu qu’en cas d’échec diplomatique, Washington « prendra le détroit d’Ormuz et le gérera ».
Du côté iranien, le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, s’est félicité d’avoir transformé en réalité un potentiel de perturbation du trafic maritime mondial que Téhéran n’avait jamais actionné auparavant. Le mémorandum prévoit d’importantes contreparties économiques pour l’Iran, dont la levée des sanctions et un fonds de reconstruction de plusieurs centaines de milliards de dollars, que le vice-président J. D. Vance a justifiées comme une tentative valant la peine d’être menée. Un ancien ambassadeur américain dans la région s’est toutefois étonné d’une clause exigeant le retrait sous trente jours de forces américaines non spécifiées de la « proximité » de l’Iran, une concession inédite dans l’histoire des négociations avec Téhéran.
L’opinion publique américaine reste majoritairement sceptique : selon un sondage CBS News, près des trois quarts des Américains estiment que le conflit n’en valait pas le coût. Les discussions de haut niveau doivent s’achever lundi, tandis que les équipes techniques demeureront en Suisse pour poursuivre les travaux sur les volets non résolus, notamment le nucléaire et les missiles balistiques.
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Le président américain, qualifié de criminel belliciste, a répété ses affirmations délirantes selon lesquelles les forces armées iraniennes auraient été entièrement détruites. Des sources iraniennes rejettent ces fanfaronnades comme fausses, destinées à masquer l'échec de l'agression américaine.
Le président Trump a fermement rejeté un article mettant en doute les acquis de la guerre, énumérant les dégâts considérables subis par l'armée, la marine, l'aviation et la production de missiles iraniens. Cette réponse est intervenue au milieu de pourparlers diplomatiques historiques avec l'Iran en Suisse, soulignant que la pression militaire a donné des résultats tangibles.
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