
Trump annonce un accord d’inspections nucléaires avec l’Iran, Téhéran dément
Le président américain affirme que l’Iran a accepté des inspections permanentes et l’ouverture du détroit d’Ormuz, tandis que la diplomatie iranienne nie tout arrangement avec l’AIEA.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré mardi sur son réseau Truth Social que l’Iran avait consenti « au plus haut niveau d’inspections nucléaires pour une longue période, voire permanente », garantissant selon lui une « transparence nucléaire ». Il a lié cet engagement à la levée du blocus naval du détroit d’Ormuz, tout en précisant que les bâtiments américains resteraient en position pour rétablir une éventuelle entrave. Dans la même communication, il a fait état du passage de 19 millions de barils de pétrole par le détroit en une seule journée, un volume présenté comme un record historique, et d’une baisse concomitante des prix du brut.
Les autorités iraniennes ont immédiatement contesté cette version. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a indiqué qu’aucune rencontre ni accord avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) n’avait eu lieu concernant l’inspection des installations nucléaires endommagées lors des récents affrontements. Cette divergence intervient alors que, selon des sources diplomatiques occidentales, les pourparlers américano-iraniens menés en Suisse sous médiation ont été qualifiés de « constructifs » et doivent se poursuivre cette semaine par des discussions techniques, avec la création d’une commission de supervision politique de haut niveau.
L’administration américaine a également détaillé le mécanisme de déblocage des avoirs iraniens : les fonds libérés par le Trésor seraient placés sous séquestre dans un compte contrôlé par les États-Unis et exclusivement affectés à l’achat de denrées alimentaires et de matériel médical américains – maïs, blé, soja – auprès des agriculteurs américains. M. Trump a décrit la situation en Iran comme une « crise humanitaire » nécessitant une aide immédiate. Des analystes au Moyen-Orient relèvent que ce cadrage humanitaire permet à Washington de présenter les concessions comme une opération de sauvetage tout en fléchant les recettes vers son propre secteur agricole.
Sur le plan militaire, le président américain a réitéré que les forces iraniennes – marine, aviation, défense antiaérienne – avaient été « anéanties » lors de l’opération dite « Midnight Hammer » menée conjointement avec Israël, et que le pays n’aurait plus les moyens de se réarmer. Il a par ailleurs critiqué l’absence de plusieurs alliés européens de l’OTAN – Royaume-Uni, Italie, Allemagne – lors de cette campagne, jugeant leur refus « stupide ». Les capitales européennes n’ont pas commenté officiellement ces propos, mais des diplomates bruxellois rappellent que l’Alliance n’a pas été sollicitée formellement pour une opération extérieure à son périmètre.
Le dossier reste marqué par des déclarations contradictoires. Alors que Washington met en scène un accord global incluant inspections, liberté de navigation et aide humanitaire sous contrôle, Téhéran nie toute entente sur le volet nucléaire tout en poursuivant les discussions techniques. La prochaine session de négociation, attendue dans les jours à venir, devrait préciser le périmètre exact des engagements de chaque partie, notamment sur la vérification par l’AIEA et le statut des fonds débloqués.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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Les États-Unis ont remporté une victoire décisive : l'Iran a pleinement accepté des inspections nucléaires permanentes du plus haut niveau et de maintenir le détroit d'Ormuz ouvert, permettant un transit record de pétrole. Malgré les démentis de Téhéran et une campagne de désinformation des médias hostiles, l'accord démontre la force américaine et garantit une transparence nucléaire à long terme.
Trump diffuse de fausses affirmations pour humilier l'Iran, prétendant que les fonds iraniens gelés serviront uniquement à acheter de la nourriture aux agriculteurs américains et que les États-Unis contrôlent totalement le détroit d'Ormuz. Ces déclarations s'inscrivent dans une campagne de coercition visant à présenter l'Iran comme soumis, tandis que Téhéran nie fermement tout accord sur des inspections intrusives ou un abandon de souveraineté. Le récit met l'accent sur l'humiliation nationale et la pression économique.
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