Se connecter
Édition de 10:00 CETdimanche 28 juin 2026
307 sources · 17 langues441 briefings aujourd'hui
Médias & Divertissementvendredi 26 juin 2026

« The Invite » : un huis clos conjugal entre comédie mordante et catharsis intime

Adapté d’une pièce espagnole, le film d’Olivia Wilde met en scène un dîner où deux couples se confrontent à leurs désirs et à leurs failles, dans un mélange de tension et d’humour salué par la critique.

Sur le tapis rouge de Los Angeles, deux silhouettes incarnent les pôles esthétiques du cinéma contemporain. Penélope Cruz, ambassadrice de Chanel, avance dans une robe bleu ciel en haute couture, corset allongé et broderies de pierreries, tandis qu’Olivia Wilde, réalisatrice et actrice, affiche une audace architecturale signée Saint Laurent : un fourreau de taffetas noir aux manches victoriennes et à la taille géométriquement découpée. Ce face-à-face de style, rapporté par la presse moyen-orientale et latino-américaine, prélude à la sortie de The Invite, comédie de mœurs adaptée du film espagnol Sentimental (2020) de Cesc Gay, lui-même tiré de sa pièce Los vecinos de arriba.

Le film enferme deux couples dans un appartement de San Francisco le temps d’un dîner. Joe (Seth Rogen) et Angela (Olivia Wilde), mariés depuis des années, reçoivent leurs voisins du dessus, Hawk (Edward Norton) et Piña (Penélope Cruz), dont les ébats bruyants les empêchent de dormir. Ce qui commence comme une confrontation polie sur le bruit dérive rapidement vers une proposition inattendue : les voisins, adeptes de soirées sexuelles, invitent leurs hôtes à une expérience de groupe. La gêne et les maladresses qui s’ensuivent mettent à nu les frustrations et les non-dits du couple hôte. Dans des entretiens accordés à la presse anglophone et hispanophone, Penélope Cruz confie avoir été séduite par un scénario « intelligent, avec tant de couches », tandis qu’Olivia Wilde évoque une catharsis personnelle : « C’était un soulagement de m’arracher le cœur et de le poser sur la table. »

Présenté au festival de Sundance en janvier 2026, The Invite a déclenché une guerre d’enchères remportée par le distributeur A24 pour plus de 12 millions de dollars, selon les médias brésiliens. La critique nord-américaine a salué un humour corrosif et une distribution éclatante : le New York Post y voit « la comédie la plus drôle de l’année », The Guardian loue un « casting étincelant », et Variety établit un parallèle avec l’univers de Woody Allen. En Amérique latine, le film a été perçu comme un miroir des crises conjugales contemporaines, tandis que la presse européenne souligne la filiation avec le théâtre de boulevard ibérique, où le rire naît de l’inconfort.

Au-delà du marivaudage moderne, le long-métrage interroge le passage du temps et l’acceptation de soi. Penélope Cruz, à 52 ans, déclarait au quotidien argentin Clarín : « Je n’échangerais pas ce que je ressens maintenant contre ce que je ressentais à 20 ans ; j’avais des insécurités sur des choses qui se sont révélées sans importance. » Cette réplique de vie fait écho à la trajectoire des personnages, englués dans des rôles sociaux qu’ils peinent à quitter. Le huis clos, tourné en vingt et un jours dans un décor unique, restitue une tension presque théâtrale, où chaque silence et chaque éclat de rire révèlent les failles d’une intimité à la dérive. Sur le tapis rouge comme à l’écran, la dualité entre la romantique nostalgie de Cruz et la modernité tranchante de Wilde continue de raconter, en images, les contradictions d’une époque.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 3 langues

50%
TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse latino-américainePresse atlantique / anglosphère
Presse latino-américaine/ Marché
IronieDétachement

La presse latino-américaine met en avant les réflexions de Penélope Cruz sur l'âge et ses anciennes insécurités, présentant le film comme une comédie mordante et chaotique autour d'un dîner entre un couple en crise et ses voisins libéraux. L'accent est mis sur le pouvoir des stars et le mélange d'humour et de catharsis intime.

Presse atlantique / anglosphère/ Progressiste
TriompheIronie

La presse atlantique se concentre sur la fin transformatrice et la catharsis personnelle d'Olivia Wilde, décrivant le film comme une comédie relationnelle intelligente qui dévoile les dynamiques de deux couples radicalement différents. La couverture souligne le parcours émotionnel de la réalisatrice et l'accord de distribution avec A24.

Élargis ton regard

Lire plus
Dernières
Tourisme halal : l’Asie du Sud-Est tisse sa toile économique et culturelle·À New York, le socialisme municipal de Mamdani engrange des victoires politiques inédites·Coup de filet international : saisies massives de stupéfiants du Nigeria à Hong Kong·France : près d’un millier de morts en excès lors de la canicule historique·Irak : vaste opération anticorruption au cœur de Bagdad après des aveux sur le trafic pétrolier iranien·Joe Biden attaque Donald Trump puis s'égare en scène·Quand Washington bride l’IA avancée, l’industrie s’interroge sur les coûts et la cognition·Elon Musk, premier trillionaire de l’histoire : une fortune qui défie l’entendement et inquiète les démocraties·Tourisme halal : l’Asie du Sud-Est tisse sa toile économique et culturelle·À New York, le socialisme municipal de Mamdani engrange des victoires politiques inédites·Coup de filet international : saisies massives de stupéfiants du Nigeria à Hong Kong·France : près d’un millier de morts en excès lors de la canicule historique·Irak : vaste opération anticorruption au cœur de Bagdad après des aveux sur le trafic pétrolier iranien·Joe Biden attaque Donald Trump puis s'égare en scène·Quand Washington bride l’IA avancée, l’industrie s’interroge sur les coûts et la cognition·Elon Musk, premier trillionaire de l’histoire : une fortune qui défie l’entendement et inquiète les démocraties·
Màj 17:033 langues · 3 sources
PrécédentMédias & DivertissementSuivant
3 sources|3 langues|3 min de lecture
vendredi 26 juin 2026

« The Invite » : un huis clos conjugal entre comédie mordante et catharsis intime

Adapté d’une pièce espagnole, le film d’Olivia Wilde met en scène un dîner où deux couples se confrontent à leurs désirs et à leurs failles, dans un mélange de tension et d’humour salué par la critique.

Sur le tapis rouge de Los Angeles, deux silhouettes incarnent les pôles esthétiques du cinéma contemporain. Penélope Cruz, ambassadrice de Chanel, avance dans une robe bleu ciel en haute couture, corset allongé et broderies de pierreries, tandis qu’Olivia Wilde, réalisatrice et actrice, affiche une audace architecturale signée Saint Laurent : un fourreau de taffetas noir aux manches victoriennes et à la taille géométriquement découpée. Ce face-à-face de style, rapporté par la presse moyen-orientale et latino-américaine, prélude à la sortie de The Invite, comédie de mœurs adaptée du film espagnol Sentimental (2020) de Cesc Gay, lui-même tiré de sa pièce Los vecinos de arriba.

Le film enferme deux couples dans un appartement de San Francisco le temps d’un dîner. Joe (Seth Rogen) et Angela (Olivia Wilde), mariés depuis des années, reçoivent leurs voisins du dessus, Hawk (Edward Norton) et Piña (Penélope Cruz), dont les ébats bruyants les empêchent de dormir. Ce qui commence comme une confrontation polie sur le bruit dérive rapidement vers une proposition inattendue : les voisins, adeptes de soirées sexuelles, invitent leurs hôtes à une expérience de groupe. La gêne et les maladresses qui s’ensuivent mettent à nu les frustrations et les non-dits du couple hôte. Dans des entretiens accordés à la presse anglophone et hispanophone, Penélope Cruz confie avoir été séduite par un scénario « intelligent, avec tant de couches », tandis qu’Olivia Wilde évoque une catharsis personnelle : « C’était un soulagement de m’arracher le cœur et de le poser sur la table. »

Présenté au festival de Sundance en janvier 2026, The Invite a déclenché une guerre d’enchères remportée par le distributeur A24 pour plus de 12 millions de dollars, selon les médias brésiliens. La critique nord-américaine a salué un humour corrosif et une distribution éclatante : le New York Post y voit « la comédie la plus drôle de l’année », The Guardian loue un « casting étincelant », et Variety établit un parallèle avec l’univers de Woody Allen. En Amérique latine, le film a été perçu comme un miroir des crises conjugales contemporaines, tandis que la presse européenne souligne la filiation avec le théâtre de boulevard ibérique, où le rire naît de l’inconfort.

Au-delà du marivaudage moderne, le long-métrage interroge le passage du temps et l’acceptation de soi. Penélope Cruz, à 52 ans, déclarait au quotidien argentin Clarín : « Je n’échangerais pas ce que je ressens maintenant contre ce que je ressentais à 20 ans ; j’avais des insécurités sur des choses qui se sont révélées sans importance. » Cette réplique de vie fait écho à la trajectoire des personnages, englués dans des rôles sociaux qu’ils peinent à quitter. Le huis clos, tourné en vingt et un jours dans un décor unique, restitue une tension presque théâtrale, où chaque silence et chaque éclat de rire révèlent les failles d’une intimité à la dérive. Sur le tapis rouge comme à l’écran, la dualité entre la romantique nostalgie de Cruz et la modernité tranchante de Wilde continue de raconter, en images, les contradictions d’une époque.

Divergence des sources

Médias & Divertissement · 3 sources · 3 langues

50%Moyenne

À quel point les sources racontent les mêmes faits de manière différente.

Comment ils se divisent

Favorable50%
Neutre50%

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 3 langues

TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse latino-américainePresse atlantique / anglosphère
Presse latino-américaine/ Marché
IronieDétachement

La presse latino-américaine met en avant les réflexions de Penélope Cruz sur l'âge et ses anciennes insécurités, présentant le film comme une comédie mordante et chaotique autour d'un dîner entre un couple en crise et ses voisins libéraux. L'accent est mis sur le pouvoir des stars et le mélange d'humour et de catharsis intime.

Presse atlantique / anglosphère/ Progressiste
TriompheIronie

La presse atlantique se concentre sur la fin transformatrice et la catharsis personnelle d'Olivia Wilde, décrivant le film comme une comédie relationnelle intelligente qui dévoile les dynamiques de deux couples radicalement différents. La couverture souligne le parcours émotionnel de la réalisatrice et l'accord de distribution avec A24.

Cette actualité est parue dans

3 sources · 3 langues

Élargis ton regard

Depuis Geopolitics & Politics

Fragile trêve en péril : la spirale des frappes américano-iraniennes autour d’Ormuz

8 langues · 39 sources

Depuis Economy & Markets

La BCE relève ses taux face à une inflation persistante, le dollar au plus haut

3 langues · 6 sources

Depuis Technology

Alerte sismique Android : efficacité prouvée, vie privée menacée

4 langues · 6 sources

Lire plus