Se connecter
Édition de 20:00 CETmercredi 1 juillet 2026
311 sources · 17 langues55 briefings aujourd'hui
Géopolitique et Politiquemardi 30 juin 2026

Téhéran et Mascate négocient la gestion du détroit d’Ormuz, les discussions avec Washington restent indirectes

L’Iran affirme qu’il n’y aura pas de négociations directes avec les États-Unis à Doha, tandis qu’un comité conjoint avec Oman travaille sur les futurs arrangements de gouvernance du détroit.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré qu’aucune rencontre n’était prévue avec la délégation américaine attendue à Doha, précisant que la présence d’experts iraniens dans la capitale qatarie visait uniquement à suivre la mise en œuvre du mémorandum d’entente et le dossier des fonds bloqués, via la médiation du Qatar. Cette clarification intervient alors que la Maison Blanche avait annoncé la tenue d’une réunion entre les deux parties, évoquée par le président Donald Trump, et que la porte-parole de l’exécutif américain avait indiqué que l’émissaire Steve Witkoff et Jared Kushner se rendraient au Qatar pour des discussions sur le mémorandum et le cessez-le-feu.

Concernant le détroit d’Ormuz, Téhéran a tenu une première réunion du comité conjoint avec Oman, axée sur la gestion future du passage stratégique dans le cadre du paragraphe 5 du mémorandum d’Islamabad. Selon les déclarations de M. Gharibabadi, l’Iran est déterminé à s’entendre avec Mascate sur de nouveaux arrangements, mais il a averti que si Oman ne souhaitait pas coopérer, l’Iran poursuivrait seul cette voie. Le responsable iranien a souligné que le déminage serait effectué exclusivement par l’Iran, rejetant toute intervention étrangère, en réaction aux propos du président français Emmanuel Macron qui avait évoqué une coopération avec des partenaires pour le déminage.

Du côté omanais, le ministre des Affaires étrangères Badr al-Busaidi a distingué les droits de passage, auxquels Mascate s’oppose, des frais pour services maritimes, environnementaux et de sécurité, qui pourraient être discutés sur une base volontaire avec les pays et compagnies concernés. Il a cité les détroits de Malacca et de Singapour comme modèles possibles, tout en insistant sur le respect du droit international et de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Des analystes juridiques occidentaux, cités par des médias iraniens, estiment qu’un prélèvement obligatoire pour le simple transit serait contraire au droit de passage inoffensif et techniquement difficile à appliquer dans un détroit large de 39 kilomètres, à la différence des canaux artificiels comme Suez ou Panama.

Le mémorandum d’Islamabad prévoit une période transitoire de 60 jours durant laquelle l’Iran doit assurer le passage sécurisé des navires commerciaux sans frais, le rétablissement complet du trafic devant intervenir sous 30 jours. Téhéran a annoncé la formation d’un groupe de travail pour surveiller l’application de l’accord et dénonce des violations concernant le Liban, exigeant le retrait des forces israéliennes. Le dossier libanais et la question des fonds iraniens gelés restent ainsi liés à la dynamique plus large des pourparlers indirects, dont les prochaines étapes techniques se poursuivront à Doha dans les prochains jours.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 1 langues

64%
TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse iranienne et apparentéePresse atlantique / anglosphère
Presse iranienne et apparentée/ Régime
PragmatismeRevanchisme

L'Iran et Oman négocient un nouveau cadre de gestion du détroit d'Ormuz, en mettant l'accent sur la responsabilité conjointe et la possibilité de redevances volontaires pour services. Téhéran rejette toute ingérence étrangère et présente les pourparlers comme une évolution naturelle de ses droits souverains, tout en qualifiant d'hypothétiques les allégations de péages de transit.

Presse atlantique / anglosphère/ Sécurité
AlarmeScepticisme

L'Iran menace d'administrer unilatéralement le détroit d'Ormuz si Oman ne coopère pas, ce qui suscite l'inquiétude quant à d'éventuelles perturbations. Les analystes estiment que la capacité juridique et pratique de Téhéran à imposer des péages est faible et que cette manœuvre est perçue comme une tactique de pression plutôt que comme une revendication légitime.

Élargis ton regard

Lire plus
Dernières
L’étrange trajectoire de « Projet Hail Mary » jusqu’aux écrans domestiques·La justice américaine suspend l’escorte obligatoire des journalistes du New York Times au Pentagone·Édulcorants, zéro sucre, sécurité : les illusions d’une alimentation aseptisée·Djokovic écrase Tsitsipas et poursuit sa quête d’un 25e titre du Grand Chelem·Washington freine le retour de l’opposante vénézuélienne Machado, accusée d’« opportunisme politique »·Frappes massives de drones sur Kiev après l’alerte de Zelensky et le G7·Contrats monstres et jeunes prodiges : la NHL verrouille ses talents·2 juillet 2020 : la météo du monde entre chaleur et reflux·L’étrange trajectoire de « Projet Hail Mary » jusqu’aux écrans domestiques·La justice américaine suspend l’escorte obligatoire des journalistes du New York Times au Pentagone·Édulcorants, zéro sucre, sécurité : les illusions d’une alimentation aseptisée·Djokovic écrase Tsitsipas et poursuit sa quête d’un 25e titre du Grand Chelem·Washington freine le retour de l’opposante vénézuélienne Machado, accusée d’« opportunisme politique »·Frappes massives de drones sur Kiev après l’alerte de Zelensky et le G7·Contrats monstres et jeunes prodiges : la NHL verrouille ses talents·2 juillet 2020 : la météo du monde entre chaleur et reflux·
Màj 08:051 langue · 3 sources
PrécédentGéopolitique et PolitiqueSuivant
3 sources|1 langue|3 min de lecture
mardi 30 juin 2026

Téhéran et Mascate négocient la gestion du détroit d’Ormuz, les discussions avec Washington restent indirectes

L’Iran affirme qu’il n’y aura pas de négociations directes avec les États-Unis à Doha, tandis qu’un comité conjoint avec Oman travaille sur les futurs arrangements de gouvernance du détroit.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré qu’aucune rencontre n’était prévue avec la délégation américaine attendue à Doha, précisant que la présence d’experts iraniens dans la capitale qatarie visait uniquement à suivre la mise en œuvre du mémorandum d’entente et le dossier des fonds bloqués, via la médiation du Qatar. Cette clarification intervient alors que la Maison Blanche avait annoncé la tenue d’une réunion entre les deux parties, évoquée par le président Donald Trump, et que la porte-parole de l’exécutif américain avait indiqué que l’émissaire Steve Witkoff et Jared Kushner se rendraient au Qatar pour des discussions sur le mémorandum et le cessez-le-feu.

Concernant le détroit d’Ormuz, Téhéran a tenu une première réunion du comité conjoint avec Oman, axée sur la gestion future du passage stratégique dans le cadre du paragraphe 5 du mémorandum d’Islamabad. Selon les déclarations de M. Gharibabadi, l’Iran est déterminé à s’entendre avec Mascate sur de nouveaux arrangements, mais il a averti que si Oman ne souhaitait pas coopérer, l’Iran poursuivrait seul cette voie. Le responsable iranien a souligné que le déminage serait effectué exclusivement par l’Iran, rejetant toute intervention étrangère, en réaction aux propos du président français Emmanuel Macron qui avait évoqué une coopération avec des partenaires pour le déminage.

Du côté omanais, le ministre des Affaires étrangères Badr al-Busaidi a distingué les droits de passage, auxquels Mascate s’oppose, des frais pour services maritimes, environnementaux et de sécurité, qui pourraient être discutés sur une base volontaire avec les pays et compagnies concernés. Il a cité les détroits de Malacca et de Singapour comme modèles possibles, tout en insistant sur le respect du droit international et de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Des analystes juridiques occidentaux, cités par des médias iraniens, estiment qu’un prélèvement obligatoire pour le simple transit serait contraire au droit de passage inoffensif et techniquement difficile à appliquer dans un détroit large de 39 kilomètres, à la différence des canaux artificiels comme Suez ou Panama.

Le mémorandum d’Islamabad prévoit une période transitoire de 60 jours durant laquelle l’Iran doit assurer le passage sécurisé des navires commerciaux sans frais, le rétablissement complet du trafic devant intervenir sous 30 jours. Téhéran a annoncé la formation d’un groupe de travail pour surveiller l’application de l’accord et dénonce des violations concernant le Liban, exigeant le retrait des forces israéliennes. Le dossier libanais et la question des fonds iraniens gelés restent ainsi liés à la dynamique plus large des pourparlers indirects, dont les prochaines étapes techniques se poursuivront à Doha dans les prochains jours.

Divergence des sources

Géopolitique et Politique · 3 sources · 1 langue

64%Élevée

À quel point les sources racontent les mêmes faits de manière différente.

Comment ils se divisent

Favorable40%
Neutre20%
Critique40%

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

2 groupes éditoriaux · 1 langues

TonTempératureFocusPositionnementHorizon
Presse iranienne et apparentéePresse atlantique / anglosphère
Presse iranienne et apparentée/ Régime
PragmatismeRevanchisme

L'Iran et Oman négocient un nouveau cadre de gestion du détroit d'Ormuz, en mettant l'accent sur la responsabilité conjointe et la possibilité de redevances volontaires pour services. Téhéran rejette toute ingérence étrangère et présente les pourparlers comme une évolution naturelle de ses droits souverains, tout en qualifiant d'hypothétiques les allégations de péages de transit.

Presse atlantique / anglosphère/ Sécurité
AlarmeScepticisme

L'Iran menace d'administrer unilatéralement le détroit d'Ormuz si Oman ne coopère pas, ce qui suscite l'inquiétude quant à d'éventuelles perturbations. Les analystes estiment que la capacité juridique et pratique de Téhéran à imposer des péages est faible et que cette manœuvre est perçue comme une tactique de pression plutôt que comme une revendication légitime.

Cette actualité est parue dans

3 sources · 1 langue

Élargis ton regard

Depuis Economy & Markets

Washington refuse de prolonger le T-MEC, l’accord commercial nord-américain placé sous revue annuelle

7 langues · 30 sources

Depuis Technology

WhatsApp lance les noms d’utilisateur : l’Inde met en garde contre les risques de fraude

5 langues · 20 sources

Depuis Science & Health

Vieillissement, sommeil et exercice : les nouvelles synergies de la santé

9 langues · 14 sources

Lire plus