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Géopolitique et Politiquemardi 30 juin 2026

Salle de bal de la Maison-Blanche : un contrat sans appel d'offres de 500 millions

L'administration Trump a attribué en secret un contrat pouvant atteindre 500 millions de dollars pour la construction d'une salle de bal dans l'aile Est, en contournant les règles de mise en concurrence, selon une enquête du Washington Post.

L'administration Trump a secrètement attribué un contrat sans appel d'offres d'une valeur pouvant atteindre 500 millions de dollars pour la construction d'une salle de bal dans l'aile Est de la Maison-Blanche, révèle une enquête du Washington Post. L'accord a été conclu avec l'entreprise Clark Construction, basée en Virginie, et acheminé par l'intermédiaire du bureau de la Résidence exécutive, une entité peu connue de l'Executive Office of the President. Ce bureau, habituellement chargé de l'entretien et de l'ameublement, est exempté des règles fédérales qui imposent aux agences de solliciter des offres concurrentielles et de divulguer les détails des contrats. Selon les documents obtenus par le quotidien, le président Donald Trump a été directement impliqué dans la négociation de certains aspects du coût du projet.

Ce contrat s'inscrit dans une série de grands travaux visant à remodeler les monuments emblématiques de la capitale fédérale. Outre la salle de bal, l'administration a lancé la construction d'un nouvel héliport sur la pelouse Sud pour l'hélicoptère Marine One, afin de résoudre un problème technique : les nouveaux appareils VH-92A Patriot, produits par Sikorsky (filiale de Lockheed Martin), brûlent l'herbe en raison de leurs échappements bas. Lockheed Martin contribue à hauteur de 5 millions de dollars à ce projet. Par ailleurs, d'autres chantiers comme la rénovation du Reflecting Pool du Lincoln Memorial, l'application d'un revêtement doré sur des statues ou le réaménagement de Lafayette Square ont également été menés sans mise en concurrence, selon des informations relayées par MSNBC. L'administration justifie le recours au bureau de la Résidence exécutive par une exemption légale, mais plusieurs experts en marchés publics, dont un ancien responsable de la General Services Administration, Anthony Costa, estiment qu'un projet de cette envergure aurait dû faire l'objet d'un appel d'offres.

Sur le plan financier, le coût estimé de la salle de bal a fortement augmenté, passant d'environ 200 millions de dollars à l'annonce du projet en juillet 2025 à près de 600 millions en mars dernier. Donald Trump avait initialement affirmé que le financement proviendrait de dons privés, allant jusqu'à déclarer que Clark Construction réaliserait les travaux gratuitement. Les documents internes consultés par le Washington Post indiquent toutefois que l'entreprise devrait percevoir environ 65 millions de dollars de bénéfices, frais généraux et autres charges. L'administration a par la suite demandé au Congrès un milliard de dollars de fonds publics pour des améliorations de sécurité, requête rejetée par les républicains du Sénat, soucieux des élections de mi-mandat. Le projet de salle de bal fait en outre l'objet d'une bataille juridique : un juge fédéral a statué que le président ne pouvait pas démolir l'aile Est sans autorisation supplémentaire, une décision frappée d'appel par l'administration.

Ce recours au bureau de la Résidence exécutive pour un contrat de cette ampleur met en lumière les marges de manœuvre institutionnelles utilisées par l'exécutif pour accélérer des projets présidentiels en contournant les procédures habituelles de contrôle. La construction de l'héliport a débuté, tandis que le contrat de la salle de bal reste en suspens dans l'attente de l'issue de l'appel. Le financement public demeure bloqué au Congrès, et les investigations journalistiques continuent de mettre au jour les détails de ces arrangements. La question de la transparence des marchés publics de la présidence américaine est ainsi posée, à l'intersection des prérogatives de l'exécutif, du contrôle parlementaire et du cadre juridique fédéral.

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mardi 30 juin 2026

Salle de bal de la Maison-Blanche : un contrat sans appel d'offres de 500 millions

L'administration Trump a attribué en secret un contrat pouvant atteindre 500 millions de dollars pour la construction d'une salle de bal dans l'aile Est, en contournant les règles de mise en concurrence, selon une enquête du Washington Post.

L'administration Trump a secrètement attribué un contrat sans appel d'offres d'une valeur pouvant atteindre 500 millions de dollars pour la construction d'une salle de bal dans l'aile Est de la Maison-Blanche, révèle une enquête du Washington Post. L'accord a été conclu avec l'entreprise Clark Construction, basée en Virginie, et acheminé par l'intermédiaire du bureau de la Résidence exécutive, une entité peu connue de l'Executive Office of the President. Ce bureau, habituellement chargé de l'entretien et de l'ameublement, est exempté des règles fédérales qui imposent aux agences de solliciter des offres concurrentielles et de divulguer les détails des contrats. Selon les documents obtenus par le quotidien, le président Donald Trump a été directement impliqué dans la négociation de certains aspects du coût du projet.

Ce contrat s'inscrit dans une série de grands travaux visant à remodeler les monuments emblématiques de la capitale fédérale. Outre la salle de bal, l'administration a lancé la construction d'un nouvel héliport sur la pelouse Sud pour l'hélicoptère Marine One, afin de résoudre un problème technique : les nouveaux appareils VH-92A Patriot, produits par Sikorsky (filiale de Lockheed Martin), brûlent l'herbe en raison de leurs échappements bas. Lockheed Martin contribue à hauteur de 5 millions de dollars à ce projet. Par ailleurs, d'autres chantiers comme la rénovation du Reflecting Pool du Lincoln Memorial, l'application d'un revêtement doré sur des statues ou le réaménagement de Lafayette Square ont également été menés sans mise en concurrence, selon des informations relayées par MSNBC. L'administration justifie le recours au bureau de la Résidence exécutive par une exemption légale, mais plusieurs experts en marchés publics, dont un ancien responsable de la General Services Administration, Anthony Costa, estiment qu'un projet de cette envergure aurait dû faire l'objet d'un appel d'offres.

Sur le plan financier, le coût estimé de la salle de bal a fortement augmenté, passant d'environ 200 millions de dollars à l'annonce du projet en juillet 2025 à près de 600 millions en mars dernier. Donald Trump avait initialement affirmé que le financement proviendrait de dons privés, allant jusqu'à déclarer que Clark Construction réaliserait les travaux gratuitement. Les documents internes consultés par le Washington Post indiquent toutefois que l'entreprise devrait percevoir environ 65 millions de dollars de bénéfices, frais généraux et autres charges. L'administration a par la suite demandé au Congrès un milliard de dollars de fonds publics pour des améliorations de sécurité, requête rejetée par les républicains du Sénat, soucieux des élections de mi-mandat. Le projet de salle de bal fait en outre l'objet d'une bataille juridique : un juge fédéral a statué que le président ne pouvait pas démolir l'aile Est sans autorisation supplémentaire, une décision frappée d'appel par l'administration.

Ce recours au bureau de la Résidence exécutive pour un contrat de cette ampleur met en lumière les marges de manœuvre institutionnelles utilisées par l'exécutif pour accélérer des projets présidentiels en contournant les procédures habituelles de contrôle. La construction de l'héliport a débuté, tandis que le contrat de la salle de bal reste en suspens dans l'attente de l'issue de l'appel. Le financement public demeure bloqué au Congrès, et les investigations journalistiques continuent de mettre au jour les détails de ces arrangements. La question de la transparence des marchés publics de la présidence américaine est ainsi posée, à l'intersection des prérogatives de l'exécutif, du contrôle parlementaire et du cadre juridique fédéral.

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