
Salaires impayés et licenciements : la précarité des revenus ouvriers sous tension mondiale
En Iran, le non-paiement des salaires après une reprise d’activité fait craindre une explosion sociale, tandis que l’Indonésie et l’Inde ajustent leurs dispositifs légaux face aux pressions économiques.
En Iran, le retour à l’emploi de travailleurs rappelés après une première phase de cessez-le-feu s’accompagne d’une accumulation d’arriérés de salaires pour les mois de juin et juillet, selon la Maison des travailleurs de la province de Qom. Son secrétaire exécutif, cité par l’agence Khabar Online, estime que la majorité des ouvriers vit sous le seuil de pauvreté en raison d’années de compression salariale et que leur capacité de résistance économique ne dépassera pas deux mois si la situation perdure. Il met en garde contre des « inflammations » sociales d’ici la fin de l’été, alors que certains employeurs, dépendants des importations ou des exportations, fonctionnent à capacité réduite et que d’autres, soupçonnés de rétention de stocks, suspendent les versements.
Du côté indonésien, la police nationale (Bareskrim Polri) reconnaît que les licenciements sont difficiles à éviter dans le contexte de pressions économiques mondiales, tout en insistant sur l’obligation pour les entreprises de verser l’intégralité des droits des travailleurs, y compris les indemnités de départ. Le ministère du Travail annonce parallèlement un programme de renforcement des compétences visant à former 50 000 personnes en 2026, et une coopération avec la police pour garantir un climat social apaisé. Cette approche, qui dissocie la décision de licencier du respect des obligations légales, reflète une priorité donnée à la sécurisation des parcours individuels plutôt qu’à la prévention des suppressions d’emplois.
D’autres cadres juridiques nationaux cherchent à encadrer la temporalité des paiements dus aux salariés. En Inde, les nouveaux codes du travail, dont l’entrée en vigueur est attendue, imposent le versement des salaires dans un délai de deux jours ouvrés en cas de démission, de licenciement ou de fermeture d’établissement, une disposition qui vise à réduire l’incertitude financière des travailleurs lors des transitions professionnelles. Aux États-Unis, la loi fédérale interdit de licencier un employé pour une première saisie sur salaire, mais cette protection disparaît en cas de saisies multiples, laissant les débiteurs les plus endettés exposés à une double peine : ponction sur le revenu et perte d’emploi.
Ces mesures interviennent dans un climat économique marqué, selon un économiste iranien cité par Khabar Online, par une chute du pouvoir d’achat davantage que par des pénuries de biens de consommation. L’incertitude liée aux conflits et aux sanctions rend illusoire toute perspective de stabilité des prix ou de croissance, et les appels à un contrôle renforcé des marchés, à la lutte contre la thésaurisation et au maintien de filets sociaux comme les coupons alimentaires se multiplient. La question du paiement des salaires et des indemnités devient ainsi un point de cristallisation des tensions entre la nécessité de préserver la paix sociale et les contraintes qui pèsent sur les entreprises, dans des économies où la résilience des ménages est entamée par l’inflation et l’endettement.
| Presse iranienne et apparentée | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
Les travailleurs iraniens subissent l'accumulation de salaires impayés tandis que le gouvernement n'offre aucune solution.
Le récit met l'accent sur la souffrance quotidienne et l'incapacité de l'État, rendant la précarité une condition inévitable.
Il omet toute mention des voies légales pour les travailleurs de réclamer les salaires, ni le contexte mondial d'inflation et de dette affectant d'autres pays.
La police indonésienne déclare que les licenciements sont inévitables et que les entreprises doivent payer les droits.
Il normalise la précarité comme une conséquence inévitable de la mondialisation, déplaçant l'attention sur la conformité légale.
Il omet les causes structurelles ou la souffrance des travailleurs, contrairement au bloc iranien.
Les créanciers peuvent renouveler les jugements et les employeurs peuvent licencier pour saisie-arrêt, laissant les débiteurs sans protections.
Il présente la précarité comme un problème de gestion de la dette personnelle, ignorant les causes macroéconomiques.
Il omet le rôle de la guerre ou des politiques gouvernementales, contrairement au bloc iranien.
Les travailleurs indiens doivent attendre le règlement final de l'ancien employeur, mais la loi fixe des conditions précises.
Il normalise le retard comme une question administrative, sans critiquer le système.
Il omet la guerre ou la crise mondiale, contrairement au bloc iranien.
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