
Washington sanctionne massivement la nouvelle direction du CJNG après la disparition d’« El Mencho »
L’Office of Foreign Assets Control a gelé les avoirs de plus de 50 entités et personnes liées au cartel, dont son chef présumé Juan Carlos Valencia González, en coordination avec l’unité de renseignement financier mexicaine.
Le 23 juillet, le département du Trésor des États-Unis a annoncé, par l’intermédiaire de son Office of Foreign Assets Control (OFAC), la plus vaste série de sanctions jamais prise contre le Cartel de Jalisco Nouvelle Génération (CJNG), qualifié d’organisation terroriste étrangère depuis février 2025. Plus de 50 individus et entités mexicaines voient leurs avoirs bloqués en territoire américain et toute transaction avec eux interdite. Parmi les cibles figure Juan Carlos Valencia González, alias « Pelón » ou « El 03 », présenté par Washington comme le nouveau chef du cartel après la mort en février de son beau-père Rubén Oseguera Cervantes, « El Mencho ». Double national mexicain et américain, il fait l’objet d’une récompense de cinq millions de dollars pour son arrestation.
Au-delà de la direction, l’OFAC a frappé l’ossature financière et logistique du CJNG. Sont visés les réseaux de « El Jardinero » — Audias Flores Silva, arrêté au Mexique en avril mais dont l’organisation reste active — composés de proches, de prête-noms et d’entreprises-écrans opérant dans des secteurs variés : stations-service, tequileras, muebles, sécurité privée, agriculture, ou encore fabrication de chaussures pour bébés. Le Trésor américain décrit un système sophistiqué de blanchiment brassant « des dizaines de millions de dollars par an depuis 2023 », alimenté par le trafic de fentanyl, de cocaïne et de méthamphétamine, mais aussi par le vol de carburant et les fraudes au temps partagé. La liste inclut également Gonzalo Mendoza Gaytán, « El Sapo », présenté comme numéro deux du cartel, ainsi que des responsables de laboratoires clandestins au Zacatecas et au Jalisco, notamment à Florencia de Benito Juárez.
En miroir, les autorités mexicaines ont appliqué des mesures de gel d’actifs et de blocage de comptes visant ces mêmes 55 sujets — 39 personnes physiques et 16 personnes morales — et intégré huit autres entités à leur propre liste nationale. L’Unité de renseignement financier (UIF) de la Secretaría de Hacienda a signalé « des opérations en espèces, l’acquisition de véhicules de luxe, de bijoux et de biens immobiliers, ainsi que des incohérences entre les revenus déclarés et les mouvements financiers observés ». Une dénonciation pour opérations avec des ressources d’origine illicite a été déposée auprès du parquet fédéral. Cette coopération bilatérale a été saluée par l’ambassadeur américain Ronald Johnson, qui y voit « un message sans équivoque » de l’administration Trump contre les « cartels narcoterroristes », tandis que la SHCP insiste sur le respect des standards du Groupe d’action financière internationale (GAFI).
Ces sanctions s’inscrivent dans un contexte de pression états-unienne renouvelée sur le narcotrafic mexicain. Depuis le début de la nouvelle administration, près de trente actions OFAC ont touché plus de 250 cibles liées aux cartels. Parallèlement, les forces de sécurité mexicaines ont mené des opérations distinctes, avec l’arrestation à Valladolid (Yucatán) d’un chef de cellule du Cartel Arellano Félix, « El Kado », et à Bahía de Banderas (Nayarit) d’un générateur de violence recherché au Nuevo León. Ces interventions illustrent une stratégie d’étranglement financier, complétée par des coups portés aux structures opérationnelles. Les prochaines semaines devraient voir l’extension des enquêtes financières et de nouvelles démarches judiciaires des deux côtés de la frontière.
| Presse latino-américaine | +0.20 | neutral |
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| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
Le Trésor américain, en coordination avec l'UIF mexicaine, porte un coup décisif contre l'infrastructure financière du CJNG, ciblant la nouvelle direction et plus de 50 entités.
En mettant l'accent sur l'ampleur sans précédent des sanctions et la coopération binationale, le récit légitime l'action conjointe États-Unis-Mexique comme une mesure nécessaire et efficace de lutte contre la criminalité.
Le Trésor américain cible le nouveau chef du Cartel de Jalisco et son réseau financier dans une action record contre le trafic de fentanyl.
En présentant les sanctions comme faisant partie d'une guerre mondiale contre la drogue et en se concentrant sur la menace du fentanyl, le récit abstrait le contexte local mexicain et présente les États-Unis comme le principal exécuteur.
L'article omet le rôle de l'UIF mexicaine dans l'enquête et les détails spécifiques des personnes sanctionnées, présentant l'action comme une initiative uniquement américaine.
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