
Ben-Gvir à Al-Aqsa : condamnations unanimes et remise en cause du statu quo
Le ministre israélien a conduit jeudi des centaines de colons sur l’esplanade des Mosquées, où des prières juives ont été observées, suscitant une réprobation internationale.
Le 23 juillet, jour de la commémoration juive de Tisha B’Av, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a pénétré sur l’esplanade des Mosquées (mont du Temple) à Jérusalem-Est, accompagné de plusieurs centaines de colons et de responsables politiques, dont un député du Likoud. Des prières, des chants et le lever du drapeau israélien ont été constatés à l’intérieur du site, en violation des règles établies qui réservent la prière aux seuls musulmans. La Jordanie, garante des lieux saints musulmans de la ville, a immédiatement dénoncé une « profanation » et une « escalade », tandis que l’Autorité palestinienne a qualifié l’incursion de « violation flagrante du statu quo historique et juridique ».
Du côté israélien, les positions divergent. M. Ben-Gvir a revendiqué une avancée majeure, affirmant dans une vidéo que les juifs se sentent « propriétaires légitimes » du site et que l’État d’Israël y exerce sa souveraineté. Le bureau du premier ministre Benyamin Netanyahou, qui avait par le passé rappelé le maintien du statu quo après des visites similaires, n’a pas réagi dans l’immédiat. En revanche, le député Gilad Kariv (parti des Démocrates) a mis en garde contre un risque d’« explosion » et a imputé la responsabilité de la situation au chef du gouvernement, accusé de laisser faire.
La réaction diplomatique a été d’une ampleur inhabituelle. Huit ministres des Affaires étrangères – ceux des Émirats arabes unis, de Turquie, d’Égypte, de Jordanie, d’Indonésie, du Pakistan, d’Arabie saoudite et du Qatar – ont publié un communiqué commun condamnant « dans les termes les plus forts » les incursions de colons « menées par des ministres extrémistes israéliens ». Le texte insiste sur le caractère exclusivement musulman de l’esplanade (144 dounams) et sur la compétence exclusive de l’administration jordanienne des Waqfs pour en gérer l’accès. La Ligue arabe et le Hamas ont également exprimé leur réprobation, ce dernier avertissant que de tels actes se retourneraient contre Israël.
Selon les autorités palestiniennes de Jérusalem, la participation de ministres israéliens à ces incursions marque un « glissement dangereux » : ce qui relevait auparavant de groupes extrémistes serait en passe d’être adopté comme politique officielle. Les forces de police israéliennes ont restreint l’accès des fidèles musulmans au site, tandis que les colons accomplissaient des rituels talmudiques, renforçant le sentiment d’une remise en cause méthodique du statu quo hérité de 1967. Aucun trouble immédiat n’a été signalé, mais la convergence des condamnations, y compris de pays arabes ayant normalisé leurs relations avec Israël, illustre la sensibilité persistante du dossier. La communauté internationale est appelée à prendre des « mesures fermes » pour faire cesser ces pratiques, sans qu’aucune initiative concrète n’ait encore été annoncée.
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.90 | critical |
|---|---|---|
| Presse arabe Levant-Maghreb | −1.00 | critical |
| Presse atlantique / anglosphère | −0.20 | neutral |
| Presse israélienne | +0.70 | aligned |
Le monde palestinien et islamique condamne cette invasion d'Al-Aqsa par les colons et responsables israéliens, qui viole la sainteté du lieu sacré et le droit international.
En mettant l'accent sur l'ampleur de l'incursion, les rituels religieux accomplis et la condamnation des acteurs régionaux, le récit construit l'événement comme une provocation délibérée et une violation des normes sacrées.
Le récit omet le contexte religieux juif de Tisha B'Av et le fait que certains visiteurs juifs ont été arrêtés pour émeute, ce qui compliquerait la représentation d'une agression unilatérale.
Le monde arabe et musulman rejette cette provocation flagrante et appelle à une action internationale pour mettre fin aux violations israéliennes.
En utilisant des termes comme 'assaut', 'défier le droit international' et 'escalade dangereuse', le récit amplifie la menace et positionne l'événement comme un casus belli.
Le récit omet la signification religieuse juive de Tisha B'Av et le fait que certains visiteurs juifs ont été arrêtés, ce qui présenterait l'événement comme une observance religieuse plutôt qu'une pure provocation politique.
La communauté internationale observe cet incident avec inquiétude, notant la violation d'accords de longue date sur un site saint hautement sensible.
En utilisant des termes neutres comme 'visite' et 'point chaud', et en fournissant le contexte de la sensibilité du site, le récit maintient un ton détaché tout en reconnaissant implicitement la violation.
Le récit omet l'ampleur de l'incursion (aucun nombre spécifique de colons) et les rituels religieux spécifiques accomplis, ce qui renforcerait le sentiment de provocation.
Israël affirme sa souveraineté sur le Mont du Temple, et le culte juif y est une expression légitime de la liberté religieuse, malgré l'opposition.
En présentant l'événement comme une 'visite' et un 'progrès', et en se concentrant sur la signification religieuse de Tisha B'Av, le récit normalise la rupture du statu quo et la présente comme un développement positif.
Le récit omet le grand nombre de colons (plus de 2 500 rapportés ailleurs) et la forte condamnation de la Jordanie et des responsables palestiniens, ce qui nuirait à la représentation d'une visite religieuse pacifique.
Élargis ton regard
Farnborough 2026 : le Golfe muscle ses flottes, les retards de livraison irritent les compagnies
4 langues · 5 sources
Depuis TechnologyMusk reconnaît ses excès politiques tout en promettant une ère d’abondance par l’IA
3 langues · 5 sources
Depuis Science & HealthThérapies géniques : premiers succès cliniques dans la SLA, le syndrome de Bardet-Biedl et la SPG50
4 langues · 6 sources