
Pakistan et Arabie saoudite s’alarment d’une escalade entre Washington et Téhéran
Lors d’un entretien téléphonique samedi, les chefs de la diplomatie pakistanaise et saoudienne ont exprimé leur vive préoccupation face à la montée des tensions, malgré le mémorandum d’entente signé en juin sous l’égide d’Islamabad.
Les diplomaties pakistanaise et saoudienne ont fait part, samedi 11 juillet, de leur « profonde préoccupation » devant l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran. Selon un communiqué du ministère pakistanais des Affaires étrangères, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Mohammad Ishaq Dar, et son homologue saoudien, le prince Faisal bin Farhan Al Saud, ont échangé leurs vues sur les récents développements régionaux. Les deux responsables ont souligné qu’une reprise du conflit « ne sert les intérêts de personne et compromet les efforts en faveur de la paix et de la stabilité régionales », une position relayée de manière identique par l’agence de presse officielle saoudienne.
Cet échange intervient alors que le « Mémorandum d’entente d’Islamabad », signé en juin 2026 entre Washington et Téhéran, devait ouvrir une phase de désescalade. D’après les sources officielles, le Pakistan, qui a vu son rôle de facilitateur reconnu par l’appellation même de l’accord, a réitéré son appel à « une retenue maximale de toutes les parties » et à laisser le temps et l’espace nécessaires aux efforts de médiation. Riyad, de son côté, a partagé sa propre lecture des initiatives diplomatiques en cours, insistant sur la nécessité de contenir les tensions et de renouer le dialogue.
La démarche conjointe d’Islamabad et de Riyad s’inscrit dans un activisme diplomatique régional plus large. Le même jour, le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, s’est entretenu avec le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Mohammed ben Abderrahmane Al Thani, pour appeler à la fin de l’escalade et au retour à la table des négociations. Les capitales du Golfe et du Levant, selon les déclarations officielles, considèrent que la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu et du mémorandum américano-iranien constitue un préalable à toute stabilisation durable.
Pour les chancelleries de la région, la fragilité du Mémorandum d’Islamabad fait craindre un enchaînement de ripostes qui affaiblirait les canaux de médiation patiemment établis. Les diplomaties pakistanaise et saoudienne estiment que la priorité doit être donnée à la préservation de l’architecture de dialogue, sans quoi les efforts de paix risquent d’être réduits à néant. Aucune nouvelle échéance de négociation n’a été annoncée, mais les contacts entre médiateurs et parties prenantes se poursuivent, Islamabad continuant de jouer un rôle de pont entre les protagonistes.
| Presse iranienne et apparentée | 0.00 | neutral |
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| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
| Presse arabe Levant-Maghreb | 0.00 | neutral |
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
L'Iran et ses alliés réitèrent que l'escalade ne profite à personne et que l'accord d'Islamabad doit être préservé.
En présentant la préoccupation comme universelle et l'accord comme le seul fondement, il légitime la position iranienne.
Les royaumes du Golfe appellent à la retenue et au soutien de la médiation pakistanaise.
En mettant l'accent sur le rôle de médiateur du Pakistan et la nécessité de négociations, il évite d'attribuer des blâmes et maintient une position neutre.
Les pays du Levant et du Maghreb soulignent l'importance du dialogue et du confinement des tensions.
En répétant l'appel à la désescalade et au soutien de la médiation, il construit un consensus régional contre l'escalade.
L'Amérique latine observe avec détachement, enregistrant la préoccupation sans prendre parti.
En rapportant les faits sans commentaire, il assume une position d'observateur impartial.
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