
Oman et l'Iran discutent du détroit d'Ormuz : Mascate écarte tout péage de transit
Le chef de la diplomatie omanaise a réaffirmé l'engagement en faveur d'un passage libre et gratuit, alors que des tensions internes iraniennes sur le contrôle du détroit refont surface.
Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, a reçu lundi à Mascate le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. À l'issue de cette rencontre, M. al-Busaidi a déclaré que les discussions avaient porté sur le récent mémorandum d'entente entre l'Iran et les États-Unis, en particulier la clause relative au détroit d'Ormuz, et a insisté sur « l'engagement envers le droit international et la garantie d'un passage sûr et sans frais » pour les navires. Cette prise de position publique de Mascate intervient alors que le sultanat d'Oman s'efforce de consolider son rôle de médiateur régional après la conclusion d'un accord de cessez-le-feu de soixante jours entre Téhéran et Washington.\n\nSelon les déclarations officielles relayées par les agences de presse des deux pays, les parties ont souligné l'importance de saisir l'opportunité diplomatique actuelle pour soutenir les efforts de paix, réduire les tensions et renforcer la stabilité régionale, conformément aux principes du droit international et du bon voisinage. La partie omanaise a mis l'accent sur la nécessité de préserver la fluidité du trafic maritime dans les voies d'eau internationales, le détroit d'Ormuz demeurant un point de passage stratégique pour le commerce énergétique mondial. Aucune des deux capitales n'a toutefois évoqué de mécanisme concret de surveillance ou de vérification de ces engagements.\n\nEn Iran, la question du contrôle du détroit suscite des divisions. Un député iranien, Mahmoud Nabavian, a récemment affirmé à la télévision d'État que Mojtaba Khamenei, fils du Guide suprême, avait exigé que la République islamique exerce un contrôle exclusif sur le détroit d'Ormuz et perçoive des droits de passage. Un compte de réseau social attribué à Mojtaba Khamenei a par la suite indiqué que ce dernier avait autorisé la signature du mémorandum, lequel interdit tout prélèvement de taxes pendant la durée du cessez-le-feu, tout en rejetant la responsabilité de l'accord sur le président iranien Massoud Pezeshkian. Ces contradictions illustrent, selon des analystes de la diaspora iranienne en Europe, les tensions au sein de l'appareil décisionnel de Téhéran entre une ligne dure favorable à une affirmation de souveraineté unilatérale et une approche plus pragmatique dictée par les contraintes diplomatiques et économiques.\n\nDes médias de l'opposition iranienne basés à Londres ont par ailleurs vivement critiqué le mémorandum, estimant que la clause de non-ingérence dans les affaires intérieures revient à abandonner la population iranienne face au régime. Ces analyses rappellent que l'ancien président américain Donald Trump avait à plusieurs reprises exprimé son soutien aux manifestants iraniens, et voient dans l'accord un revirement qui pourrait, en échange d'un allègement des sanctions et d'un accès accru aux marchés pétroliers, notamment chinois, renforcer les capacités du Corps des gardiens de la révolution islamique et la répression intérieure. Ni Washington ni Téhéran n'ont commenté officiellement cette lecture de l'accord.\n\nLe mémorandum d'entente, dont les détails complets n'ont pas été rendus publics, ouvre une période de soixante jours de désescalade. Oman, qui avait déjà servi de canal de communication lors des négociations nucléaires antérieures, devrait continuer à faciliter les échanges entre les parties. La prochaine étape attendue est la mise en œuvre des dispositions relatives à la vérification du respect de la liberté de navigation, un dossier que les capitales européennes, dépendantes de la sécurisation des routes maritimes du Golfe, suivent avec attention.
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Les responsables iraniens ont été chaleureusement accueillis à Mascate pour des discussions constructives sur le mémorandum d'entente, en mettant l'accent sur le détroit d'Ormuz. Les deux parties ont souligné le respect du droit international et la navigation sûre et gratuite, tout en consolidant les arrangements iraniens pour la gestion du détroit. La visite a mis en évidence les liens bilatéraux solides et le rôle central de l'Iran dans la sécurité maritime régionale.
Oman et l'Iran ont tenu des pourparlers à Mascate axés sur le renforcement des liens bilatéraux et la saisie de l'occasion diplomatique pour apaiser les tensions régionales. Les discussions ont abordé de manière constructive le détroit d'Ormuz, les deux parties soulignant la nécessité d'un passage sûr et gratuit conformément au droit international. La rencontre a reflété un engagement commun en faveur de la stabilité et de la recherche de solutions pacifiques.
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