
Neymar, retour en larmes et quatrième Mondial pour l’éternel prodige brésilien
Après 981 jours d’absence, l’attaquant de 34 ans a fait son entrée contre l’Écosse, suscitant une émotion qui a traversé les continents et relancé le débat sur sa place en Seleção.
Ce sont des larmes qui ont dit l’essentiel, jeudi 25 juin à Miami. Entré à la 76e minute du match Brésil-Écosse (3-0), Neymar a laissé éclater son émotion après le coup de sifflet final, sous les acclamations d’un Hard Rock Stadium conquis. Pour la presse brésilienne, ce retour mettait fin à 981 jours d’exil forcé de la Seleção, depuis cette nuit d’octobre 2023 où, face à l’Uruguay, son genou gauche avait cédé. Les médias latino-américains, de Buenos Aires à Mexico, ont unanimement souligné la portée symbolique de cette image : celle d’un joueur qui, à 34 ans, a surmonté une rupture du ligament croisé antérieur et une série de pépins musculaires pour retrouver la tunique auriverde.
Le Brésil avait déjà plié la rencontre grâce à un doublé de Vinicius Junior et un but de Matheus Cunha, assurant la première place du groupe C devant le Maroc. Neymar, lui, a disputé une vingtaine de minutes sans éclat mais avec quelques fulgurances : trois occasions créées, une frappe cadrée détournée par le gardien écossais Angus Gunn, et plusieurs balles arrêtées à son actif. Les statistiques, relayées par les médias asiatiques, montrent qu’il a aussi perdu neuf ballons, signe d’un rythme encore à trouver. Pour les observateurs européens, cette entrée en jeu mesurée confirme la prudence de Carlo Ancelotti, qui avait annoncé la veille que son numéro 10 était « apte » mais devait être ménagé.
La présence de Neymar dans la liste des 26 n’allait pourtant pas de soi. En Inde comme au Moyen-Orient, la presse a rappelé que le sélectionneur italien avait dû justifier son choix face aux critiques, certains lui reprochant d’avoir écarté le buteur de Chelsea João Pedro au profit d’un joueur revenu à Santos après un passage décevant à Al-Hilal, et qui n’avait disputé que 15 matchs depuis son opération. Ancelotti, cité par plusieurs sources, a insisté sur le suivi continu de l’attaquant tout au long de l’année et sur sa condition physique retrouvée. Ce débat, vif au Brésil, illustre la tension entre la légende et la réalité d’un corps usé par les blessures.
Ce retour a aussi inscrit Neymar dans l’histoire : il devient le quatrième Brésilien, après Djalma Santos, Pelé et Cafu, à disputer quatre Coupes du monde. Un record que les médias brésiliens et indiens ont célébré, tout en rappelant que le meilleur buteur de la Seleção (79 buts en 129 sélections) n’a plus marqué en phase finale depuis 2018. Le Brésil, désormais tourné vers les huitièmes de finale, affrontera le deuxième du groupe F – Pays-Bas, Japon ou Suède – le 29 juin à Houston. Pour la presse européenne, ce match dira si le retour de Neymar est un simple symbole ou le début d’une reconquête.
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Neymar a fait un retour émouvant avec le Brésil après près de trois ans, visiblement ému. Sa sélection dans l'équipe avait été une surprise, et il a manqué les premiers matchs. Ce retour en larmes marque un moment important mais géré avec prudence.
Après 981 jours d'absence, Neymar est enfin revenu sur le terrain avec le Brésil, fondant en larmes. Les supporters l'ont accueilli par une ovation, célébrant la fin d'un cauchemar de près de trois ans dû à une grave blessure au genou. Son entrée a transformé le match en un moment d'émotion pure.
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