
New York, capitale de l’impatience : les Mets limogent Mendoza, les Rangers ajustent leur effectif
Le licenciement du manager vénézuélien, après un fiasco à 358 millions de dollars, illustre la pression du résultat immédiat qui gagne aussi la LNH à l’approche du repêchage.
Les Mets de New York ont officialisé vendredi le renvoi de leur manager Carlos Mendoza, nommant Andy Green à la tête de l’équipe par intérim. La décision intervient au mitan d’une saison cauchemardesque : avec un bilan de 34 victoires pour 47 défaites, la franchise de Queens accuse quinze matchs de retard sur les Braves d’Atlanta dans la division Est de la Ligue nationale et se trouve à neuf parties et demie de la dernière place qualificative pour les séries éliminatoires. La semaine écoulée a concentré les symptômes de la débâcle : six revers consécutifs, un écart cumulé de 54 à 22, onze erreurs défensives dont six lors d’une seule rencontre. Le propriétaire Steve Cohen a reconnu une « déception absolue », tandis que le président des opérations baseball David Stearns a salué l’impact de Mendoza tout en jugeant le changement « nécessaire pour avancer ».
L’effondrement est d’autant plus retentissant que la masse salariale des Mets, estimée à 358 millions de dollars par la presse mexicaine, auxquels s’ajoutent 124 millions d’impôt de luxe, est la plus élevée de l’histoire de la MLB. La refonte de l’effectif orchestrée l’hiver dernier n’a pas porté ses fruits : les départs de Pete Alonso et Edwin Diaz, les arrivées de Bo Bichette, Marcus Semien ou Luis Robert Jr. ont été contrariés par une cascade de blessures et des contre-performances offensives. L’équipe affiche la deuxième plus faible moyenne de présence sur les buts de la ligue et la troisième pire moyenne de points mérités des lanceurs partants. Les supporteurs, excédés, ont scandé le nom d’Alonso lors d’une soirée à six erreurs, une première depuis 1962.
À quelques encablures de Citi Field, les Rangers de New York ont eux aussi procédé à un ajustement, certes moins spectaculaire, mais révélateur d’une même logique de gestion sous contrainte. L’échange de l’attaquant Brett Berard contre le défenseur William Trudeau, officialisé vendredi, répond à une double urgence : offrir un nouveau départ à un jeune joueur en manque de temps de jeu et éviter de le perdre sans contrepartie au ballottage. En retour, l’organisation se dote d’un arrière gaucher de 23 ans, auteur de 20 points en 62 matchs avec le Rocket de Laval dans la Ligue américaine, et rééquilibre un réservoir défensif jugé trop mince. La presse new-yorkaise souligne que Berard, sans point en 13 rencontres cette saison, réclamait un changement d’air.
Ce double mouvement new-yorkais s’inscrit dans un climat nord-américain où la patience des directions sportives s’amenuise. Au moment où la LNH tient son repêchage annuel à Buffalo, les observateurs canadiens relèvent que l’événement est éclipsé par une frénésie de transactions dictée par l’obsession du « gagner maintenant ». La crainte de voir les meilleurs éléments fuir vers des marchés américains fiscalement plus attractifs alimente, dans les sept franchises canadiennes, une pression constante. Pour les Mets, l’urgence est immédiate : sous la conduite d’Andy Green, ancien manager des Padres de San Diego, l’équipe tentera d’éviter une première saison sous la barre des 70 victoires depuis 2003, tandis que les Rangers abordent le repêchage avec une filière défensive renforcée.
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