
Iran : lors des funérailles de Khamenei, un orateur appelle à tuer Trump
Un discours prononcé devant des centaines de milliers de personnes contraste avec les pourparlers irano-américains en cours pour un cessez-le-feu permanent.
Le 5 juillet 2026, à Téhéran, le poète Mohammad Rasouli a lancé un appel explicite à la mort du président américain Donald Trump, lors des funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême iranien tué le 28 février par une frappe aérienne. « Pourquoi l’homme le plus bâtard du monde est-il encore en vie ? », a-t-il lancé, suscitant des acclamations et des slogans « Mort à l’Amérique ! » et « Mort à Israël ! » parmi les centaines de milliers de fidèles rassemblés. Selon des observateurs à Téhéran, il s’agit de la première fois qu’un maître de cérémonie profère de telles menaces, bien que des affiches et graffitis exigeant l’élimination de Trump et du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou aient fleuri auparavant.
Ce discours meurtrier contraste avec la poursuite des négociations entre Téhéran et Washington pour un règlement définitif du conflit ayant perturbé les approvisionnements énergétiques mondiaux. De sources proches des cercles diplomatiques iraniens, on souligne une coexistence paradoxale entre ces appels et la volonté officielle de négocier. Le négociateur en chef iranien, Kazem Gharibabadi, a d’ailleurs mis en garde la France et le Royaume-Uni contre toute patrouille conjointe dans le détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième du pétrole mondial en temps de paix – une menace perçue par les capitales européennes comme un levier de pression dans les pourparlers. Parallèlement, lors du 250e anniversaire de l’indépendance à Washington, le président Trump s’est félicité d’avoir « rayé » l’armée iranienne, alimentant une surenchère verbale qui, selon des analystes européens, risque de compromettre les discussions.
La mort de Khamenei père à l’âge de 86 ans, au début du conflit, place l’Iran dans une transition politique délicate. Son fils et successeur, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, absent des funérailles, se trouverait en clandestinité après avoir été blessé dans la même frappe, Israël ayant menacé de le viser. Selon des sources proches du régime iranien, ces funérailles de masse visent à consolider le soutien populaire autour de la théocratie et du nouveau guide, tout en entretenant une rhétorique anti-occidentale mobilisatrice. La présence de délégations étrangères, notamment indienne, pakistanaise et afghane, témoigne de la persistance de l’influence géopolitique de Téhéran malgré la guerre.
Les autorités américaines, qui surveillent les menaces contre Trump et d’anciens responsables depuis l’élimination en 2020 du général Qassem Soleimani, chef de la Force Qods, n’ont pas réagi officiellement à cet incident. Les pourparlers restent en suspens, tandis que les cérémonies funèbres doivent se poursuivre jusqu’à l’inhumation prévue la semaine suivante. Selon des diplomates occidentaux, la capacité de l’Iran à maintenir des canaux de négociation tout en tolérant de tels appels meurtriers reflète la complexité d’une relation où factions dures et pragmatiques se disputent l’influence.
| Presse indienne et sud-asiatique | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
| Presse chinoise | 0.00 | neutral |
| Presse israélienne | −0.70 | critical |
India and South Asia view Iran's double standard with skepticism: while negotiating, it incites murder.
Juxtaposing the funeral rhetoric with ongoing negotiations makes Iran appear hypocritical and unreliable.
Latin America records the facts without taking sides: the poet spoke, the crowd cheered.
By avoiding any contextualization or judgment, the report normalizes the event as just another news item.
It omits the context of ongoing negotiations between Iran and the United States, which would highlight the contradiction.
China reports cautiously, using circumlocution to dampen the provocative charge.
Through euphemistic paraphrasing, the tone is lowered and direct confrontation is avoided.
It omits the more explicit chants like 'Death to America' and 'Death to Israel', softening the verbal violence.
Israel warns that Iran has turned mourning into a platform of hatred: the call to kill Trump is a direct threat to global security.
By highlighting the explicit appeal and the crowd's enthusiasm, an image of Iran as an irrational aggressor is constructed, justifying a hardline response.
It does not mention that Khamenei was killed in a US airstrike, an omission that would have provided context for Iranian reactions.
Élargis ton regard
Microsoft supprime 4 800 postes et engage une refonte historique de Xbox
11 langues · 34 sources
Depuis TechnologyQuand l’IA chinoise contourne les puces américaines et bouscule le cinéma
2 langues · 4 sources
Depuis Science & HealthStress et sédentarité : pourquoi l’exercice régulier change la donne pour le cœur et l’intestin
5 langues · 11 sources