
Netanyahu presse Trump de bloquer les F-35 à la Turquie avant le sommet de l’OTAN
Le Premier ministre israélien a demandé publiquement et en privé au président américain de ne pas réintégrer Ankara dans le programme d’avions furtifs, invoquant une rupture de l’équilibre stratégique régional.
À la veille du sommet de l’OTAN à Ankara, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a multiplié les interventions pour dissuader Washington de vendre des chasseurs F-35 ou leurs moteurs à la Turquie. Selon des responsables israéliens et américains cités par le site Axios, M. Netanyahu s’en est entretenu directement avec le président Donald Trump lors d’un appel téléphonique le 12 tir, puis a réitéré sa position le 15 tir sur Fox News. Il a justifié cette demande par la nécessité de préserver un équilibre des forces au Moyen-Orient qui, d’après la doctrine de sécurité israélienne, repose sur la supériorité aérienne de l’État hébreu et sur la posture militaire américaine.
Du point de vue israélien, la perspective d’un transfert de technologies de cinquième génération à Ankara est indissociable de la dégradation accélérée des relations bilatérales. Les sources israéliennes mettent en avant les déclarations du président Recep Tayyip Erdoğan qualifiant le sionisme d’« idéologie génocidaire » et appelant à la destruction d’Israël, ainsi que les propos du ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan décrivant l’État juif comme « un fardeau que l’humanité ne peut plus supporter ». La reconnaissance par la Knesset du génocide arménien, intervenue la semaine dernière, a encore alourdi le contentieux. Pour les responsables israéliens, armer un pays dont les dirigeants tiennent une rhétorique aussi hostile constituerait une menace directe pour la sécurité nationale.
Côté turc, la relance du programme F-35 et l’acquisition de moteurs F110 pour le chasseur furtif national KAAN représentent un objectif industriel et stratégique majeur. D’après des analystes régionaux, Ankara cherche à intégrer le cercle restreint des producteurs d’avions de combat de cinquième génération, aux côtés des États-Unis, de la Chine et de la Russie. La Turquie avait été exclue du programme F-35 en 2019 après l’achat du système de défense antimissile russe S-400, que Washington juge incompatible avec la sécurité des technologies de l’OTAN. L’administration Trump a toutefois laissé entendre, par la voix du vice-président J.D. Vance, que le Pentagone étudiait les conditions juridiques d’une éventuelle réintégration, tout en soulignant que le feu vert du Congrès restait indispensable.
La position américaine apparaît traversée de tensions. D’un côté, le président Trump entretient des relations personnelles étroites avec M. Erdoğan, qu’il qualifie d’allié clé, et a promis de le rendre « très heureux » sur ce dossier. De l’autre, le Congrès et une partie de l’exécutif restent réticents, comme l’a rappelé M. Vance, en raison du contentieux non résolu des S-400. Selon des sources proches du dossier, un contrat de 700 millions de dollars pour des moteurs pourrait être signé en marge du sommet, mais la question des F-35 demeure ouverte. Parallèlement, l’influence de M. Netanyahu à Washington est perçue comme affaiblie par la guerre en Iran, qui a divisé la base électorale de M. Trump, ce qui rend incertain l’impact de ses démarches.
Le sommet de l’OTAN des 15 et 16 tir à Ankara constitue le prochain point de bascule. Les discussions entre les deux présidents porteront sur la demande turque de réintégration au programme F-35 et sur la livraison de moteurs. Aucune décision définitive n’est attendue dans l’immédiat, mais les échanges pourraient déterminer le calendrier d’un éventuel réexamen par le Congrès américain, seul habilité à autoriser une telle vente d’armes.
| Presse iranienne et apparentée | −0.70 | critical |
|---|---|---|
| Presse israélienne | +0.20 | neutral |
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
Netanyahou, dans sa panique, cherche à saboter l'ascension militaire turque. Sa demande est un acte de désespoir pour maintenir la domination régionale.
Il attribue les actions de Netanyahou à des motifs psychologiques (peur) plutôt qu'à des préoccupations de sécurité légitimes, délégitimant ainsi sa position.
Omet le contexte de l'exclusion de la Turquie du programme F-35 en 2019 pour l'achat du système russe S-400, ce qui justifierait la réticence américaine.
Israël a le droit de défendre sa supériorité aérienne. Vendre des F-35 à la Turquie compromettrait la sécurité nationale israélienne et l'équilibre régional.
Cadre la question comme une menace existentielle pour la sécurité israélienne, utilisant le langage de la défense nationale pour justifier la demande de blocage.
Omet le fait que la Turquie est un allié de l'OTAN et que son exclusion du programme F-35 était une punition pour l'achat de S-400, ce qui pourrait affaiblir la cohésion de l'alliance.
La demande de Netanyahou soulève des préoccupations légitimes, mais la décision finale appartient aux États-Unis dans le contexte de l'alliance de l'OTAN.
Présente l'actualité comme un échange diplomatique normal, équilibrant les déclarations de Netanyahou avec le contexte de l'OTAN, sans prendre parti.
Élargis ton regard
Samsung pulvérise les records, mais les Bourses asiatiques plongent : le paradoxe de l’IA
8 langues · 10 sources
Depuis TechnologyQuand l’IA chinoise contourne les puces américaines et bouscule le cinéma
2 langues · 4 sources
Depuis Science & HealthStress et sédentarité : pourquoi l’exercice régulier change la donne pour le cœur et l’intestin
5 langues · 11 sources