
Autriche-Algérie : un nul dramatique élimine l’Iran et réveille les soupçons
Le match nul 3-3 entre l’Autriche et l’Algérie, scellé par un but à la 96e minute, a qualifié les deux équipes pour les seizièmes de finale du Mondial 2026 et éliminé l’Iran, ravivant les accusations de pacte.
À la 96e minute du match Autriche-Algérie, le remplaçant autrichien Sasa Kalajdzic a catapulté de la tête le ballon au fond des filets, scellant un nul 3-3 qui a propulsé les deux équipes en seizièmes de finale et anéanti les espoirs iraniens. Trois minutes plus tôt, Riyad Mahrez avait cru offrir la victoire à l’Algérie d’une frappe chirurgicale, un résultat qui aurait éliminé l’Autriche et qualifié l’Iran. Les images de la délégation iranienne passant de l’euphorie à l’abattement dans son hôtel de Tijuana ont fait le tour du monde, illustrant la cruelle arithmétique du nouveau format à 48 équipes.
Le match lui-même avait pourtant offert un spectacle intense pendant une heure. L’Autriche a mené deux fois, par Arnautovic puis Sabitzer, mais l’Algérie a répliqué à chaque fois, Mahrez inscrivant son premier but en phase finale de Coupe du monde à 35 ans. Après l’égalisation à 2-2 à la 60e minute, le rythme s’est effondré. Pendant une demi-heure, l’Algérie a enchaîné plus de 100 passes sans pressing autrichien, les deux formations semblant se satisfaire d’un partage des points qui les qualifiait toutes deux. Les sifflets du public et les commentaires des médias européens ont souligné la ressemblance avec le « scandale de Gijón » de 1982, quand l’Allemagne de l’Ouest et l’Autriche avaient verrouillé un résultat éliminant l’Algérie.
Les soupçons de pacte ont immédiatement enflé. Les médias iraniens ont dénoncé un « biscotto », relayant des vidéos où le banc autrichien gesticulait vers les Algériens après le but de Mahrez, comme pour rappeler un accord tacite. Des supporters algériens ont été filmés célébrant l’égalisation autrichienne, conscients qu’elle leur évitait un affrontement avec l’Espagne au tour suivant. La presse espagnole et allemande a longuement débattu de l’intégrité de la rencontre, tandis que les réseaux sociaux exigeaient une enquête de la FIFA. Le parallèle avec 1982 était d’autant plus frappant que la règle des matchs simultanés, instaurée après ce scandale, n’a pas empêché ce scénario.
Les entraîneurs ont fermement rejeté toute idée de collusion. Ralf Rangnick, le sélectionneur allemand de l’Autriche, a parlé d’une « fin hollywoodienne » et affirmé que les dernières minutes folles prouvaient l’absence d’arrangement. Son homologue algérien Vladimir Petkovic a estimé que « le football avait gagné » et que le score de 3-3 parlait de lui-même. Mahrez, capitaine algérien, a reconnu un moment « inconfortable » mais a justifié son but par le respect du jeu. Les médias iraniens, tout en pointant ces zones d’ombre, ont aussi souligné les occasions manquées par leur équipe – un but refusé pour hors-jeu millimétré contre la Belgique, un penalty raté contre l’Égypte – et le contexte géopolitique difficile de leur participation, marqué par des problèmes de visas et des tensions régionales.
L’Autriche affrontera l’Espagne à Los Angeles, l’Algérie rencontrera la Suisse à Vancouver. L’Iran, éliminé avec trois points, quitte le Mondial sur un goût amer, tandis que la première Coupe du monde à 48 équipes enregistre sa première controverse majeure sur l’intégrité des fins de phase de groupes.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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La presse latino-américaine émet de forts soupçons d'un arrangement entre l'Algérie et l'Autriche pour éliminer l'Iran, ravivant le spectre du 'pacte de Gijón' de 1982. Des vidéos de supporters algériens célébrant l'égalisation autrichienne alimentent la polémique, tandis que l'on insinue que la FIFA doit combler une faille réglementaire. Le ton est alarmiste et ouvertement accusateur, jetant une ombre sur l'intégrité du tournoi.
Les médias d'Asie du Sud-Est couvrent la polémique avec un mélange de scepticisme et de détachement, se demandant si l'élimination de l'Iran est le fruit d'une conspiration. Le 'déshonneur de Gijón' est invoqué comme précédent historique, mais les démentis officiels des deux équipes trouvent aussi leur place. L'approche est plus descriptive qu'accusatoire, laissant le lecteur juger de ce qui s'est passé.
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