
Mondial 2026 : le Maroc élimine les Pays-Bas aux tirs au but et rejoint le Canada en huitièmes
Après un match nul 1-1 et une séance de tirs au but haletante, les Lions de l’Atlas s’imposent 3-2 et poursuivent leur parcours, portés par le soutien mexicain.
Le Maroc a arraché sa qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 en éliminant les Pays-Bas au terme d’une séance de tirs au but (3-2), lundi 29 juin à Monterrey. Le temps réglementaire et la prolongation s’étaient soldés par un match nul 1-1, au cours duquel les Néerlandais avaient ouvert le score par Cody Gakpo (72e) avant que le défenseur Issa Diop n’égalise de la tête dans le temps additionnel (90+1e). Lors de la loterie des penalties, le gardien Yassine Bounou a repoussé la tentative de Crysencio Summerville, permettant à Ismael Saibari de transformer le tir décisif et de sceller le succès des « Lions de l’Atlas ».
La rencontre, disputée devant plus de 51 000 spectateurs au stade BBVA, a été marquée par une intensité physique immédiate et un soutien populaire très majoritairement acquis à la cause marocaine. La presse mexicaine a largement relevé que le public local, encore marqué par l’élimination controversée du Mexique face aux Pays-Bas en 2014, a bruyamment adopté le Maroc, scandant « No era penal » dès les premières minutes. Ce contexte a contribué à faire de ce dernier match mondialiste à Monterrey une soirée à forte charge symbolique, où les chants marocains se mêlaient aux « Cielito Lindo » entonnés par les supporteurs mexicains.
Sur le plan sportif, le Maroc a dominé de longues séquences, se créant les occasions les plus nettes par l’intermédiaire d’Achraf Hakimi, dont une frappe sur la transversale, et de Neil El Aynaoui, butant à plusieurs reprises sur un excellent Bart Verbruggen. L’ouverture du score néerlandaise est intervenue contre le cours du jeu, sur un contre rapide conclu par Gakpo. L’attaquant de Liverpool, qui a perdu son enfant à naître quelques jours plus tôt, a célébré son but en larmes, pointant le ciel, dans une séquence unanimement décrite comme l’une des plus émouvantes du tournoi. Les médias européens ont souligné la dignité de ce moment, tandis que les commentateurs africains y ont vu un ressort supplémentaire pour la réaction marocaine.
Celle-ci est venue dans les ultimes instants, lorsque Diop a coupé au premier poteau un centre de Chemsdine Talbi, concrétisant la pression constante exercée par les hommes de Mohamed Ouahbi. La prolongation n’a pas permis de départager les deux équipes, malgré une nouvelle parade décisive de Verbruggen devant Soufiane Rahimi. La séance de tirs au but a ensuite tourné à l’avantage des Marocains, Bounou confirmant sa réputation de spécialiste de l’exercice, déjà illustrée lors du parcours jusqu’en demi-finale en 2022.
Le Maroc affrontera le Canada, pays coorganisateur, le samedi 4 juillet à Houston, pour une place en quarts de finale. Les Canadiens, tombeurs de l’Afrique du Sud, retrouveront une équipe marocaine invaincue depuis trente-trois rencontres et qui, selon les observateurs africains, aborde ce rendez-vous avec la confiance d’une sélection habituée aux grands rendez-vous. Du côté néerlandais, l’élimination précoce relance les interrogations sur la capacité de la « Naranja Mecánica » à renouer avec son glorieux passé, un constat partagé par la presse d’Europe du Nord.
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Lors d'une nuit dramatique à Monterrey, le Maroc a réalisé un exploit épique, éliminant les Pays-Bas aux tirs au but avec le soutien tonitruant d'un public mexicain avide de revanche. Les Lions de l'Atlas ont renversé un destin qui semblait scellé, offrant à l'Amérique latine une joie intense et transformant le stade en un carnaval d'émotions.
Les Pays-Bas quittent la Coupe du monde de manière amère, incapables de conserver leur avance jusqu'au temps additionnel avant de s'effondrer aux tirs au but face à un Maroc plus déterminé. Cette élimination précoce soulève des questions sur la résilience mentale de l'équipe et la gestion des moments clés, lors d'une soirée où le sang-froid a fait défaut.
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