
Le Brésil arrache la qualification face au Japon dans les arrêts de jeu
Grâce à un but de Gabriel Martinelli à la 95e minute, le Brésil a renversé le Japon (2-1) et rejoint les huitièmes de finale du Mondial 2026, où il affrontera le vainqueur de Côte d’Ivoire-Norvège.
Le Brésil a évité de justesse une élimination précoce en s’imposant 2-1 face au Japon, lundi 29 juin à Houston, au terme d’un seizième de finale haletant. Alors que la prolongation semblait inévitable, Gabriel Martinelli, entré en cours de jeu, a libéré la Seleção d’une frappe croisée à la 95e minute, déclenchant une explosion de joie dans les travées du NRG Stadium. La presse brésilienne salue unanimement le « héros du peuple », tandis que les médias japonais, entre fierté et désolation, soulignent la cruauté d’une issue qui prive une nouvelle fois les Samurai Blue d’une victoire en phase à élimination directe.
La rencontre avait pourtant basculé dès la première demi-heure sur une erreur de relance du latéral Danilo, exploitée par Kaishu Sano. Le milieu de Mayence, après une course solitaire de quarante mètres, a trompé Alisson d’un tir ras de terre imparable (29e). Dominateur dans la possession mais stérile face au bloc compact nippon, le Brésil a longtemps buté sur une défense héroïque et un Zion Suzuki inspiré. Le tournant est venu du banc : Carlo Ancelotti a lancé Endrick à la pause, puis Martinelli, et c’est finalement un vétéran, Casemiro, qui a égalisé de la tête sur un centre de Gabriel Magalhães (56e). Vinícius Júnior, après un slalom éblouissant, a ensuite trouvé le poteau (59e), avant que Martinelli ne scelle le sort du match dans le temps additionnel.
Ce scénario renvoie à l’histoire récente des deux sélections. Le Japon, qui avait battu le Brésil 3-2 en amical en octobre 2025, n’a toujours pas franchi le cap d’un match couperet en Coupe du monde, échouant pour la cinquième fois à ce stade. La presse asiatique met en avant la progression tactique des hommes de Hajime Moriyasu, capables de tenir tête aux favoris, mais pointe un manque de réalisme dans les moments décisifs. Côté brésilien, les commentateurs européens relèvent la fébrilité défensive et l’incapacité à concrétiser une domination statistique écrasante (20 tirs à 5, 618 passes contre 249), symptômes d’une équipe encore en quête d’équilibre malgré son statut de quintuple championne du monde.
La presse africaine, notamment ivoirienne, suit avec attention la suite du parcours brésilien. Le vainqueur du duel entre la Côte d’Ivoire et la Norvège, programmé ce mardi à Dallas, sera en effet l’adversaire de la Seleção en huitièmes de finale, le 5 juillet à New Jersey. Pour les Éléphants, deuxièmes du groupe E derrière l’Allemagne, comme pour les Norvégiens emmenés par Erling Haaland, l’affiche contre le Brésil représenterait un sommet historique. Les observateurs francophones notent que le Brésil, malgré sa qualification, n’a pas dissipé les doutes nés d’une phase de groupes en demi-teinte, et qu’une confrontation face à une équipe africaine ou scandinave pourrait révéler de nouvelles fragilités.
En attendant, le Brésil poursuit sa route vers un hypothétique sixième sacre, avec la conscience aiguë que la marge s’amenuise. Le sélectionneur italien, qui a pour la première fois reconduit un onze de départ identique, devra trouver les ajustements nécessaires pour éviter de revivre une telle frayeur. Le Japon, de son côté, quitte le tournoi la tête haute, fort d’un parcours sans défaite en phase de groupes et d’une résistance qui a forcé le respect de tout un continent.
| Presse latino-américaine | +0.80 | aligned |
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| Presse d'Asie du Sud-Est | 0.00 | neutral |
Brazil rejoices in the heroic comeback, with Vinícius Jr becoming a symbol of passion and resilience.
The narrative focuses on the player's personal story and a playful joke to create immediate national identification.
Southeast Asia observes the World Cup with an analytical eye, classifying results and commenting on defeats.
A sports-reporting tone is adopted, with lists and data, to maintain emotional distance.
The emotional narrative of Brazil's victory, present in Latin American media, is omitted.
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