
Le pétrole flambe après le rétablissement du blocus naval américain contre l’Iran
La décision de Washington d’imposer un péage de 20 % sur le trafic dans le détroit d’Ormuz et la reprise des frappes font craindre une perturbation durable des approvisionnements énergétiques mondiaux.
Les cours du pétrole ont bondi de près de 10 % lundi 13 juillet, puis de 2 % supplémentaires mardi, pour atteindre 85 dollars le baril de Brent, leur plus haut niveau depuis la signature, le 17 juin, d’un mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran. Cette flambée fait suite à l’annonce par le président Donald Trump du rétablissement immédiat du blocus naval contre l’Iran et de l’instauration d’un péage de 20 % sur la valeur des cargaisons transitant par le détroit d’Ormuz.
Selon la Maison Blanche, cette mesure vise à « protéger la liberté de navigation » et à obtenir le remboursement des coûts de sécurisation de la voie d’eau stratégique. Les forces américaines ont entamé une troisième nuit consécutive de frappes contre des cibles iraniennes, tandis que Téhéran, par la voix des Gardiens de la révolution, affirme avoir fermé le détroit aux navires non autorisés et revendique des tirs de missiles contre des pétroliers émiratis – deux d’entre eux ont été touchés lundi dans les eaux omanaises, tuant un marin indien – ainsi que des attaques de drones contre des installations américaines au Koweït et à Bahreïn. Les Émirats arabes unis ont condamné une « violation grave du droit international », et l’Arabie saoudite a intercepté des missiles tirés depuis le Yémen par les houthistes, alliés de l’Iran.
L’incertitude sur l’approvisionnement pétrolier a immédiatement pesé sur les marchés financiers : l’indice S&P 500 a cédé 0,8 %, le Nasdaq 1,6 %, tandis que le dollar s’est renforcé face aux devises émergentes. Les économistes redoutent un choc inflationniste mondial, alors que les stocks de brut sont au plus bas après des mois de perturbations. Selon l’Agence internationale de l’énergie, le flux quotidien de pétrole via Ormuz était tombé à 2,7 millions de barils pendant la première phase du conflit, contre 20 millions avant la guerre. Le bref répit consécutif à l’accord de juin avait permis à l’Iran d’exporter 57 millions de barils et aux producteurs du Golfe d’augmenter leur production, mais le nombre de pétroliers empruntant le détroit a de nouveau chuté à son plus bas niveau en deux mois.
La décision américaine de taxer le transit suscite de vives critiques sur le plan juridique. L’Organisation maritime internationale rappelle qu’il n’existe aucune base légale pour imposer un péage obligatoire à la simple traversée d’un détroit international. Des analystes brésiliens et asiatiques soulignent le risque de précédent : si Washington peut monnayer la liberté de navigation en mer d’Oman, rien n’empêcherait Pékin d’en faire autant dans le détroit de Taïwan, ou Moscou dans l’Arctique. Par ailleurs, le soutien affiché de l’administration Trump à un projet de loi sanctionnant les acheteurs de pétrole russe ravive les tensions sur le front énergétique européen.
Le blocus doit entrer en vigueur mardi à 16 heures, heure de New York, et s’appliquera à tous les ports et zones côtières iraniennes, les navires en infraction étant passibles d’interception ou de saisie. Le président Trump doit s’adresser à la nation jeudi, tandis que les frappes américaines se poursuivent. La communauté internationale, pour l’heure silencieuse, observe l’évolution du trafic maritime réel, seul indicateur susceptible de confirmer une perturbation durable des flux énergétiques mondiaux.
| Presse indienne et sud-asiatique | −0.30 | critical |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
| Presse du Golfe arabe | 0.00 | neutral |
India mourns its killed citizens and demands accountability for the ongoing violence.
Personalization of the conflict through the story of Indian victims, turning a geopolitical crisis into a national tragedy.
Does not report the Iranian position or the motivations behind the attacks, nor the announcement of the Strait closure.
The Latin American consumer fears rising gasoline prices and views Trump's measures with skepticism.
Reduction of a complex geopolitical conflict to a direct impact on the wallet, using the 'toll' as a symbol of an imposed cost.
Omits the human victims of the conflict, focusing only on economic consequences.
The Gulf fears a supply crisis and calls for regional stability.
Emphasis on the systemic threat through the oil shock scenario, legitimizing regional concern as a global interest.
Does not mention civilian casualties or Iranian motivations, focusing on stability of energy flows.
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