
Apple engrange 600 milliards, Oracle et SpaceX dévissent : la tech se fracture sur les paris de l’IA
La capitalisation d’Apple bondit tandis que les valorisations d’Oracle et de SpaceX s’effondrent, illustrant la défiance des marchés envers les dépenses massives dans l’intelligence artificielle.
En l’espace d’un mois, la capitalisation boursière d’Apple a augmenté de 600 milliards de dollars, alors même que les valeurs liées à l’intelligence artificielle subissaient une vague de ventes. L’action du fabricant de l’iPhone a progressé de 16 % depuis la fin juin, portée par la perception des investisseurs américains qu’Apple, en restant à l’écart de la course aux centres de données, constitue une valeur refuge. Dans le même temps, le titre Oracle a chuté de près de 50 % depuis son sommet de juin, et l’action SpaceX, introduite en Bourse à 135 dollars, est retombée sous les 140 dollars après avoir culminé à 225 dollars.
Ce découplage reflète un réexamen par les marchés des engagements financiers dans l’infrastructure d’IA. Aux États-Unis, l’agence S&P Global a dégradé la note de crédit d’Oracle, jugeant que ses projets de dépenses, pouvant atteindre 95 milliards de dollars sur l’exercice en cours, affaiblissaient sa position financière. Des analystes de Wall Street, cités par la presse économique, estiment que la frilosité des investisseurs face aux lourds investissements d’Oracle et des géants du cloud profite à Apple, perçue comme moins exposée aux risques du secteur. En Asie, les observateurs soulignent que l’anticipation d’un iPhone pliable, attendu en septembre, renforce l’attrait du titre.
La correction a violemment affecté les fortunes personnelles. Larry Ellison, président d’Oracle, est passé du deuxième au huitième rang mondial, sa richesse fondant de 124,8 milliards de dollars. Elon Musk, dont la fortune est largement adossée à SpaceX et Tesla, a vu son patrimoine repasser sous la barre des 900 milliards de dollars, bien qu’il demeure l’homme le plus riche du monde. Au Brésil, des investisseurs particuliers ayant acheté l’action SpaceX lors de l’euphorie des premiers jours accusent des pertes, certains analystes comparant la volatilité du titre à celle des « actions mèmes ».
Les perspectives divergent selon les zones géographiques. Les analystes américains restent majoritairement optimistes sur SpaceX, avec des objectifs de cours allant jusqu’à 800 dollars, justifiés par le potentiel de Starlink et des lancements. En Asie, la presse économique met en parallèle les stratégies d’Amazon et de SpaceX dans les satellites et le cloud, tout en relevant l’écart de rentabilité entre les deux groupes. Le prochain jalon à surveiller sera la présentation par Apple de son téléphone pliable, susceptible de relancer un cycle de renouvellement, tandis qu’Oracle devra convaincre de la soutenabilité de ses investissements lors de ses prochaines publications financières.
| Presse chinoise | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse russe et CEI | +0.30 | aligned |
| Presse atlantique / anglosphère | −0.60 | critical |
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
Le marché chinois relit l'histoire comme un affrontement entre deux empires technologiques, où l'échelle et la rentabilité d'Amazon écrasent les ambitions de SpaceX.
En comparant directement SpaceX et Amazon sur des métriques de revenus et de profits, une hiérarchie implicite est créée qui normalise la dévaluation de SpaceX.
Le bloc chinois omet le succès d'Apple et l'effondrement d'Oracle, se concentrant uniquement sur la compétition Musk-Bezos.
La Russie célèbre Apple comme le refuge sûr de l'IA, tout en regardant avec scepticisme les aventures de SpaceX.
En inversant la perspective commune, l'absence de dépenses en IA d'Apple est présentée comme une vertu, non un défaut.
Le bloc russe omet l'effondrement d'Oracle et la compétition Amazon-SpaceX, se concentrant uniquement sur Apple et SpaceX.
L'Atlantique sonne l'alarme : la course à l'IA détruit de la valeur, et les milliardaires en paient le prix.
En personnifiant les pertes chez les milliardaires Ellison et Musk, un phénomène de marché est transformé en une histoire de chute personnelle.
Le bloc atlantique omet la hausse d'Apple et la perspective à long terme de la compétition SpaceX-Amazon.
L'Amérique latine observe la volatilité de SpaceX avec détachement, sans prendre parti.
En racontant les émotions contrastées des investisseurs, un jugement clair est évité et la possibilité d'un rebond est laissée ouverte.
Le bloc latino-américain omet Apple et Oracle, se concentrant exclusivement sur le sentiment à court terme concernant SpaceX.
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