
Mondial 2026 : l’Égypte arrache son billet historique, l’Iran suspendu au VAR
Un match nul 1-1 à Seattle offre à l’Égypte sa première qualification en phase à élimination directe, tandis que l’Iran, troisième, doit patienter.
Le stade Lumen Field de Seattle a été le théâtre d’un dénouement à suspense. Alors que l’Égypte tenait le point du match nul qui lui assurait la deuxième place du groupe G, l’Iran a cru arracher la victoire dans le temps additionnel. Shoja Khalilzadeh, à la 93e minute, a propulsé le ballon au fond des filets, déclenchant des scènes de liesse parmi les joueurs et le banc iranien. Mais l’arbitre polonais Szymon Marciniak, après consultation de l’assistance vidéo, a annulé le but pour un hors-jeu millimétré. Quelques instants plus tard, une tête de Mehdi Taremi s’écrasait sur la barre transversale. Le score en resta à 1-1, un résultat qui, pour la première fois de son histoire en quatre participations, envoie les Pharaons en seizièmes de finale.
La rencontre avait pourtant débuté sur un rythme effréné. Dès la 5e minute, l’Égypte ouvrait le score par Mahmoud Saber, dont la frappe anodine filait entre les jambes du gardien Alireza Beiranvand, coupable d’une relance hasardeuse. La réaction iranienne ne tarda pas : un penalty obtenu par Taremi à la 9e minute, mais repoussé par le portier égyptien Mostafa Shobeir. Dans la foulée, Ramin Rezaeian, en renard des surfaces, égalisait d’une reprise acrobatique au second poteau (14e). La presse iranienne, de Donya-e Eqtesad à Khabar Online, a souligné la malchance persistante de son équipe, entre penalty manqué et but refusé, tandis que les médias égyptiens, à l’image d’Al Ittihad et d’Al Ahram, saluaient la résilience des leurs et la performance décisive de Shobeir.
Ce partage des points s’inscrit dans un contexte géopolitique singulier. L’Iran, dont les joueurs étaient soumis à des restrictions de visa les obligeant à quitter le territoire américain le jour même du match, a disputé l’intégralité de la phase de groupes dans des conditions logistiques délicates. La rencontre, labellisée « Pride Match » par les organisateurs locaux, a vu flotter quelques drapeaux arc-en-ciel dans les tribunes, sans incident notable. Sur le plan sportif, la Belgique, victorieuse 5-1 de la Nouvelle-Zélande, s’empare de la tête du groupe à la différence de buts. L’Égypte, déjà assurée de sa qualification avant le coup d’envoi grâce aux résultats du groupe H, termine donc deuxième et affrontera l’Australie le 3 juillet à Arlington.
Pour l’Iran, l’attente est désormais angoissante. Avec trois points et trois matchs nuls, l’équipe d’Amir Ghalenoei figure parmi les meilleurs troisièmes provisoires, mais son sort dépend des résultats des groupes J, K et L. Les médias indonésiens et internationaux rappellent que des victoires de la Croatie, de l’Algérie ou de la RD Congo pourraient reléguer Team Melli hors du top 8. Le sélectionneur égyptien Hossam Hassan, cité par la FIFA, a préféré mettre en avant « la force mentale » de ses joueurs, capables de résister à la pression iranienne. L’Iran, lui, retient son souffle : une qualification historique reste possible, mais elle ne lui appartient plus.
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Le match était un duel direct pour une place en seizièmes de finale. L'Égypte, qui n'avait besoin que d'un nul, a ouvert le score par Saber, tandis que l'Iran a manqué un penalty par Taremi. Le 1-1 a qualifié les Pharaons, laissant l'Iran suspendu au résultat de l'autre rencontre.
Dans un match marqué par la décision des autorités locales d'en faire la journée de la fierté LGBTI+, l'Égypte et l'Iran ont fait match nul dans un climat de polémique. Le penalty manqué par Taremi a été le tournant, sur fond de tensions géopolitiques entre les États-Unis et l'Iran. L'Égypte s'est qualifiée, mais les controverses extra-sportives ont dominé les débats.
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