
Équateur-Allemagne : un nul qui condamne presque la Tri
Menée dès la 2e minute, l’Équateur a arraché le match nul face à une Allemagne déjà qualifiée, mais ce résultat laisse les Sud-Américains au bord de l’élimination.
Le verdict est tombé dans le New Jersey : l’Équateur et l’Allemagne se sont quittés sur un score de 1-1, un résultat qui maintient la Tri en vie de façon précaire, suspendue au résultat de l’autre rencontre du groupe E. Dès l’entame, Leroy Sané, servi par Florian Wirtz, a trompé Hernán Galíndez (2e), au terme d’une action entachée d’une semelle de Pavlovic sur Vite que l’arbitre américaine Tori Penso n’a pas sanctionnée. La réaction équatorienne a été immédiate : à la 9e minute, Nilson Angulo, titularisé en lieu et place d’Estupiñán, a décoché une frappe lointaine imparable pour Manuel Neuer, inscrivant le premier but de son équipe dans ce Mondial.
La suite de la rencontre a offert un visage contrasté. L’Allemagne, déjà assurée de la première place et qui n’avait procédé qu’à deux changements défensifs (Rüdiger et Raum), a longtemps maîtrisé la possession sans se montrer aussi tranchante que lors de ses deux premières sorties. La presse allemande a relevé que Julian Nagelsmann avait choisi de ne pas bouleverser son onze, signe d’une volonté de maintenir le rythme compétitif. Côté équatorien, l’urgence de la situation a dicté une intensité plus élevée, mais les occasions franches sont restées rares : une tête de Kai Havertz captée par Galíndez, une tentative de Musiala contrée, et plusieurs situations chaudes dans la surface allemande sans conclusion.
Ce partage des points sanctionne cruellement le parcours d’une sélection équatorienne qui n’a jamais trouvé la clé offensive dans ce tournoi. Battus d’entrée par la Côte d’Ivoire (1-0), tenus en échec par Curaçao (0-0), les hommes de Sebastián Beccacece n’ont marqué qu’une seule fois en trois matchs, malgré une domination territoriale souvent nette. Les médias sud-américains pointent la responsabilité d’un secteur offensif où Enner Valencia, 36 ans, n’a pas retrouvé son efficacité historique, et où les jeunes pousses défensives (Pacho, Hincapié) n’ont pu compenser le manque de réalisme. L’entraîneur argentin, déjà contesté avant le match, a reconnu ne pas avoir « conquis le cœur des supporteurs », tout en promettant de « rendre l’impossible possible ».
Au classement, l’Allemagne termine en tête avec 7 points, devant la Côte d’Ivoire (3 points) et Curaçao (1 point) qui s’affrontent en parallèle. L’Équateur, avec 2 points, ne peut plus prétendre à la deuxième place qualificative directe. Son destin dépend désormais d’une défaite ivoirienne combinée à un scénario favorable parmi les huit meilleurs troisièmes – une hypothèse que les observateurs jugent très improbable. La Tri, qui rêvait de franchir pour la première fois la phase de groupes hors de ses bases, voit son aventure mondiale se refermer presque à coup sûr, victime d’un manque de tranchant qui contraste avec la solidité défensive affichée pendant les éliminatoires sud-américains.
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L'Allemagne aborde le dernier match de poule déjà assurée de la première place, ce qui en fait une rencontre sans enjeu pour la Mannschaft. L'Équateur, en revanche, doit impérativement gagner pour espérer se qualifier. La couverture sud-est asiatique est calme et technique, axée sur les rotations probables et les choix tactiques.
L'Équateur se présente au MetLife Stadium le dos au mur, contraint de battre une Allemagne déjà qualifiée pour éviter l'élimination. La couverture latino-américaine dramatise l'enjeu, le présentant comme un défi titanesque. Les supporters équatoriens envahissent Times Square, et les articles mêlent informations pratiques et soutien à peine voilé pour la Tri.
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