
Messi, « machine » à 39 ans : l’Argentine renverse l’Égypte et défie la Suisse
Lionel Scaloni écarte les doutes sur l’âge de son capitaine, toujours meilleur buteur et tireur de penalties désigné, avant le quart de finale contre la Suisse.
Menée 2-0 jusqu’à la 34e minute de la seconde période, l’Argentine a renversé l’Égypte en huitièmes de finale (3-2) grâce à un but et une passe décisive de Lionel Messi. Ce come-back, décrit par la presse latino-américaine comme un tournant émotionnel, a propulsé l’Albiceleste vers un quart de finale contre la Suisse, première présence helvète à ce stade depuis soixante-douze ans.
Au lendemain de cette victoire, le sélectionneur Lionel Scaloni a balayé les interrogations sur l’état physique de son capitaine de 39 ans. « Leo court à peu près la même chose à chaque match », a-t-il déclaré, s’appuyant sur des données de distance parcourue restées stables par rapport aux tournois précédents. Les médias asiatiques et du Moyen-Orient ont largement relayé la métaphore du technicien : « Quand il donne tout et qu’il sent qu’il peut créer le danger, c’est une machine. » Scaloni a ajouté que ceux qui s’attendaient à un déclin lié à l’âge « ne connaissent pas bien le joueur ».
La question des penalties a également occupé les conférences de presse. Malgré deux échecs depuis le début du Mondial, Messi demeure le tireur numéro un. « S’il veut le tirer, c’est lui qui tirera », a insisté Scaloni, une position reprise avec insistance par la presse indonésienne et malaisienne. Le capitaine argentin, qui totalise huit buts et une passe décisive dans le tournoi, partage la tête du classement des buteurs avec Kylian Mbappé, tout en affichant quinze occasions créées en 410 minutes de jeu.
La liberté de mouvement accordée à Messi illustre l’adaptation collective de l’équipe. Contre l’Égypte, il a délaissé l’axe pour occuper le flanc droit, déséquilibrant le bloc adverse et servant Cristian Romero avant d’égaliser lui-même. « L’équipe s’adapte autour de lui, c’est naturel », a expliqué Scaloni, dont les propos ont été commentés aussi bien au Brésil qu’en Asie du Sud-Est comme la marque d’une confiance absolue dans un joueur qui dispute sa sixième Coupe du monde.
Le prochain adversaire, la Suisse, a validé son billet en éliminant la Colombie aux tirs au but après un match nul et vierge. Scaloni a reconnu la solidité d’une équipe « qui rivalise avec les meilleures sélections et ne lâche jamais ». Le quart de finale, programmé au Kansas City Stadium, mettra aux prises un Messi toujours présenté comme le meilleur du monde « tant qu’il voudra jouer » et une Nati en quête d’exploit.
| Presse du Golfe arabe | +0.10 | neutral |
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| Presse d'Asie du Sud-Est | +0.30 | aligned |
| Presse latino-américaine | +0.60 | aligned |
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