
Merz défend le réarmement allemand face aux critiques de Trump avant le sommet d’Ankara
Le chancelier Friedrich Merz a rejeté les accusations de sous-investissement militaire, alors que les alliés européens tentent d’afficher leur cohésion à la veille du sommet de l’OTAN.
À la veille du sommet de l’OTAN à Ankara, le chancelier allemand Friedrich Merz a répliqué aux attaques du président américain Donald Trump, qui a qualifié de « ridicules » les dépenses militaires de Berlin entre 2014 et 2025. Selon les déclarations de la Maison-Blanche, les États-Unis assument une part disproportionnée du fardeau financier de l’Alliance, une situation jugée « non réciproque » et intenable. M. Merz a rétorqué que l’Allemagne n’avait « aucune raison de se sentir gênée », annonçant un doublement de son budget de défense en quatre ans et un objectif de 3,5 % du PIB consacré aux dépenses militaires dès 2029, soit six ans avant l’échéance fixée par les dirigeants de l’OTAN à La Haye en 2025.
La passe d’armes illustre les tensions persistantes autour du partage du fardeau au sein de l’Alliance atlantique. D’après les milieux diplomatiques européens, les États-Unis estiment que la relation transatlantique demeure déséquilibrée, Washington finançant l’essentiel de la protection du continent sans bénéfice stratégique clair. Côté européen, on souligne que l’effort de défense s’accélère sous l’effet de la menace russe, comme l’a rappelé M. Merz lors d’une rencontre avec les dirigeants des pays baltes à Berlin. Les capitales européennes entendent profiter du sommet d’Ankara pour démontrer que le réarmement du continent est en marche, malgré les contentieux qui se sont accumulés avec l’administration Trump, notamment sur le dossier iranien et les velléités américaines concernant le Groenland.
L’accélération allemande s’accompagne toutefois d’arbitrages budgétaires internes. Selon des analyses relayées dans la presse italienne, le gouvernement Merz finance la montée en puissance de la Bundeswehr par une réduction des dépenses sociales, un choix qui suscite des débats dans la coalition. Berlin, en tant que premier État membre de l’Union européenne, assume une responsabilité particulière dans la construction d’une défense continentale plus autonome, une orientation que le chancelier a présentée comme un motif de fierté et non de honte.
Le sommet de l’OTAN à Ankara, qui s’ouvre la semaine prochaine, sera le premier grand rendez-vous multilatéral depuis l’intervention militaire américaine en Iran, menée sans consultation des alliés européens. Selon des sources proches de l’Alliance, les Européens chercheront à y afficher une unité retrouvée et à obtenir des engagements concrets sur le calendrier de hausse des budgets, tout en gérant les fractures personnelles entre M. Trump et plusieurs dirigeants du Vieux Continent. La question du financement de la défense collective reste ouverte, mais le ton de Berlin indique une volonté de ne plus laisser Washington dicter seul les termes du débat.
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| Presse iranienne et apparentée | 0.00 | neutral |
The NATO summit is portrayed as an unknown, with Europe forced to speak about Ukraine while the US takes a transactional approach.
Uncertainty and lack of coordination are emphasized, creating a cautious atmosphere without taking an explicit stance.
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