
Menaces de mort contre Jaminton Campaz : le football colombien hanté par le fantôme d’Andrés Escobar
Après l’élimination de la Colombie en huitièmes de finale du Mondial 2026, le milieu offensif Jaminton Campaz et sa famille sont la cible de menaces, ravivant le souvenir du meurtre d’Escobar en 1994.
Le mardi 7 juillet 2026, au BC Place de Vancouver, la Colombie a vu son parcours en Coupe du monde s’achever aux tirs au but face à la Suisse (0-0, 4-3 aux penalties), en huitièmes de finale. Au cœur de la tourmente, le milieu offensif Jaminton Campaz, entré en jeu à la 66e minute, a manqué une occasion en or à la 114e minute : seul face au gardien après une erreur défensive suisse, sa frappe a survolé la transversale. S’il a transformé son tir au but lors de la séance, l’échec collectif a cristallisé les frustrations sur le joueur de 26 ans, évoluant au Rosario Central en Argentine.
Dans les heures qui ont suivi, les réseaux sociaux se sont déchaînés. Des menaces de mort ont visé Campaz, mais aussi sa famille, y compris sa fille de cinq ans, selon des captures d’écran relayées par la presse colombienne. Le joueur a restreint les commentaires sur ses comptes, publié un message appelant au respect – « aucune passion ne justifie la haine et vivre dans la peur » – et, par mesure de sécurité, n’a pas regagné Bogotá avec la délégation officielle. La Fédération colombienne de football (FCF) a rapidement condamné ces intimidations, exprimé sa solidarité et saisi le parquet général pour identifier les auteurs.
Cet épisode ravive une plaie jamais refermée du sport colombien. En 1994, après la Coupe du monde aux États-Unis, le défenseur Andrés Escobar avait été assassiné à Medellín, quelques jours après avoir marqué un but contre son camp. La presse latino-américaine, de La Opinión à El Colombiano, établit un parallèle explicite, tandis que les médias européens et asiatiques soulignent la persistance d’une violence qui dépasse le cadre sportif. La FCF a d’ailleurs rappelé que « le football doit être un espace d’union, de respect et d’espoir, jamais un théâtre de haine ».
Au-delà des frontières, la solidarité s’est exprimée. Son coéquipier en club, l’Argentin Ángel Di María, champion du monde 2022, lui a adressé un message de soutien, saluant son engagement. La presse internationale, de l’Inde à l’Indonésie, a relayé l’indignation, tandis que les autorités colombiennes sont appelées à agir avec célérité. L’enquête en cours déterminera si les menaces resteront virtuelles ou si, comme en 1994, la passion du football peut basculer dans l’irréparable.
L’élimination de la Colombie, pourtant invaincue dans le temps réglementaire durant le tournoi, se double ainsi d’une crise extra-sportive. La FCF a exhorté les supporteurs à ne pas transformer les déceptions en agressions, alors que le pays, marqué par des décennies de violence, voit ressurgir le spectre d’un passé tragique. La prochaine échéance pour la sélection sera de panser ses plaies et de préparer les éliminatoires de la Coupe du monde 2030, dans un climat où la sécurité des joueurs devra être une priorité.
| Presse latino-américaine | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse du Golfe arabe | −0.50 | critical |
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
| Presse iranienne et apparentée | −0.70 | critical |
Colombia condemns the threats and defends the player's dignity through the federation and his own appeal.
Colombia institutionalizes the crisis by turning a personal threat into a public order case, using official condemnation to restore normalcy.
Does not mention the parallel with Andrés Escobar's murder, which other blocs use to amplify the gravity.
The Gulf evokes the ghost of Escobar to denounce insecurity in Colombia and the vulnerability of its athletes.
The Gulf uses the historical parallel with Escobar's murder to amplify the perception of danger and delegitimize the Colombian state's ability to protect its athletes.
Does not report Campaz's plea for respect nor the official condemnation by the federation.
Russia records the incident as a news fact, without emphasis or judgment.
Russia minimizes the event's scope by reducing it to a brief news item, stripping it of emotional and historical context.
Does not include the historical reference to Escobar nor the reactions of the player and federation.
Iran prophesies the repetition of the Escobar tragedy, warning about the fate of the player and his family.
Iran establishes a direct analogy with the 1994 Escobar murder, creating narrative tension that turns a sporting mistake into an imminent death threat.
Does not mention the Colombian federation's condemnation nor Campaz's appeal for respect.
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