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Géopolitique et Politiquelundi 29 juin 2026

Les Émirats lèvent l’interdiction de voyage au Liban, Téhéran reprend ses vols vers Dubaï

La levée partielle des restrictions, assortie d’un strict encadrement consulaire, intervient alors que le Liban tente de désarmer le Hezbollah et que les liaisons aériennes avec l’Iran redémarrent timidement.

Les Émirats arabes unis ont autorisé, à compter du lundi 29 juin 2026, leurs ressortissants à se rendre au Liban, mettant fin à une interdiction de voyage en vigueur depuis le 30 avril. Le ministère émirati des Affaires étrangères a toutefois conditionné tout départ à un enregistrement obligatoire sur la plateforme consulaire « Twajudi », sous peine de suspension des procédures de voyage et de poursuites judiciaires. Cette décision, annoncée par l’agence officielle WAM, ne s’étend pas à l’Iran, pour lequel l’interdiction de voyage des citoyens émiratis reste maintenue, ni à l’Irak, également visé par les restrictions d’avril. Le même jour, un premier vol direct entre Téhéran et Dubaï a été opéré par la compagnie FlySepehran, une reprise qualifiée de partielle par les médias iraniens, les autres transporteurs n’ayant pas encore rétabli leurs liaisons.

Du côté libanais, le ministre des Affaires étrangères Youssef Raji a salué une décision « qui mérite notre sincère gratitude » et y a vu, selon un communiqué relayé par Voice of America en persan, « un signe de confiance envers un pays qui a repris le contrôle de ses décisions politiques et sécuritaires ». Cette lecture s’inscrit dans le contexte des efforts du gouvernement libanais pour désarmer le Hezbollah, mouvement classé comme terroriste par plusieurs États, et pour avancer vers un accord de paix avec Israël. Les capitales du Golfe, durement exposées aux salves de missiles et de drones iraniens durant le conflit qui a opposé Téhéran à Washington et Tel-Aviv à partir de février, observent avec attention ces dynamiques. Selon des sources régionales, Abou Dhabi, qui avait initialement adopté la ligne la plus dure parmi les alliés des États-Unis, cherche désormais à suivre la voie diplomatique empruntée par le Qatar et l’Arabie saoudite.

La reprise des vols entre l’Iran et les Émirats demeure fragile. D’après le quotidien économique russe Kommersant, seuls quelques vols de FlySepehran sont programmés début juillet, alors qu’avant le conflit les deux pays échangeaient des dizaines de liaisons hebdomadaires. L’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) recommande toujours aux compagnies d’éviter les espaces aériens iranien, irakien et libanais jusqu’au 3 juillet, et d’exercer une prudence accrue au-dessus de plusieurs États du Golfe. Parallèlement, de nombreuses grandes compagnies internationales – Air France, British Airways, Lufthansa ou encore Air Canada – maintiennent la suspension de leurs vols vers Dubaï jusqu’à l’automne, selon un relevé du guide Time Out Dubai, illustrant la persistance des incertitudes sécuritaires.

La levée de l’interdiction de voyage au Liban s’accompagne d’un dispositif de suivi renforcé : les citoyens émiratis doivent renseigner leur lieu de résidence et leurs coordonnées d’urgence, puis notifier leur retour via la même plateforme. Ce mécanisme reflète, selon des observateurs du Golfe, la volonté d’Abou Dhabi de rouvrir prudemment l’espace régional tout en conservant une capacité de réaction face aux risques résiduels. Le dossier des avoirs iraniens, que l’agence Reuters avait présentés comme en voie de dégel par les Émirats, a été immédiatement démenti par le ministère émirati des Affaires étrangères, signe que la normalisation avec Téhéran reste un processus non linéaire. La prochaine échéance attendue est la possible extension de la reprise des vols réguliers, conditionnée à l’évolution des recommandations de l’AESA et à la stabilisation du cessez-le-feu au Liban.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Presse du Golfe arabePresse arabe Levant-Maghreb
Presse du Golfe arabe
PragmatismeDétachement

Les Émirats arabes unis ont décidé d'autoriser à nouveau leurs citoyens à se rendre au Liban, mais seulement après avoir effectué un enregistrement consulaire obligatoire. Les autorités préviennent que le non-respect de cette obligation peut entraîner des retards de voyage ou des poursuites judiciaires, soulignant une approche prudente de la réouverture.

Presse arabe Levant-Maghreb
TriomphePragmatisme

Les responsables libanais ont chaleureusement remercié les Émirats arabes unis d'avoir levé l'interdiction de voyage, y voyant un signe clair de confiance envers une nation qui a repris le contrôle de ses décisions politiques et sécuritaires. Ils affirment que cette mesure démontre les progrès constants du Liban vers la stabilité et les réformes, encourageant une plus grande ouverture internationale.

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lundi 29 juin 2026

Les Émirats lèvent l’interdiction de voyage au Liban, Téhéran reprend ses vols vers Dubaï

La levée partielle des restrictions, assortie d’un strict encadrement consulaire, intervient alors que le Liban tente de désarmer le Hezbollah et que les liaisons aériennes avec l’Iran redémarrent timidement.

Les Émirats arabes unis ont autorisé, à compter du lundi 29 juin 2026, leurs ressortissants à se rendre au Liban, mettant fin à une interdiction de voyage en vigueur depuis le 30 avril. Le ministère émirati des Affaires étrangères a toutefois conditionné tout départ à un enregistrement obligatoire sur la plateforme consulaire « Twajudi », sous peine de suspension des procédures de voyage et de poursuites judiciaires. Cette décision, annoncée par l’agence officielle WAM, ne s’étend pas à l’Iran, pour lequel l’interdiction de voyage des citoyens émiratis reste maintenue, ni à l’Irak, également visé par les restrictions d’avril. Le même jour, un premier vol direct entre Téhéran et Dubaï a été opéré par la compagnie FlySepehran, une reprise qualifiée de partielle par les médias iraniens, les autres transporteurs n’ayant pas encore rétabli leurs liaisons.

Du côté libanais, le ministre des Affaires étrangères Youssef Raji a salué une décision « qui mérite notre sincère gratitude » et y a vu, selon un communiqué relayé par Voice of America en persan, « un signe de confiance envers un pays qui a repris le contrôle de ses décisions politiques et sécuritaires ». Cette lecture s’inscrit dans le contexte des efforts du gouvernement libanais pour désarmer le Hezbollah, mouvement classé comme terroriste par plusieurs États, et pour avancer vers un accord de paix avec Israël. Les capitales du Golfe, durement exposées aux salves de missiles et de drones iraniens durant le conflit qui a opposé Téhéran à Washington et Tel-Aviv à partir de février, observent avec attention ces dynamiques. Selon des sources régionales, Abou Dhabi, qui avait initialement adopté la ligne la plus dure parmi les alliés des États-Unis, cherche désormais à suivre la voie diplomatique empruntée par le Qatar et l’Arabie saoudite.

La reprise des vols entre l’Iran et les Émirats demeure fragile. D’après le quotidien économique russe Kommersant, seuls quelques vols de FlySepehran sont programmés début juillet, alors qu’avant le conflit les deux pays échangeaient des dizaines de liaisons hebdomadaires. L’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) recommande toujours aux compagnies d’éviter les espaces aériens iranien, irakien et libanais jusqu’au 3 juillet, et d’exercer une prudence accrue au-dessus de plusieurs États du Golfe. Parallèlement, de nombreuses grandes compagnies internationales – Air France, British Airways, Lufthansa ou encore Air Canada – maintiennent la suspension de leurs vols vers Dubaï jusqu’à l’automne, selon un relevé du guide Time Out Dubai, illustrant la persistance des incertitudes sécuritaires.

La levée de l’interdiction de voyage au Liban s’accompagne d’un dispositif de suivi renforcé : les citoyens émiratis doivent renseigner leur lieu de résidence et leurs coordonnées d’urgence, puis notifier leur retour via la même plateforme. Ce mécanisme reflète, selon des observateurs du Golfe, la volonté d’Abou Dhabi de rouvrir prudemment l’espace régional tout en conservant une capacité de réaction face aux risques résiduels. Le dossier des avoirs iraniens, que l’agence Reuters avait présentés comme en voie de dégel par les Émirats, a été immédiatement démenti par le ministère émirati des Affaires étrangères, signe que la normalisation avec Téhéran reste un processus non linéaire. La prochaine échéance attendue est la possible extension de la reprise des vols réguliers, conditionnée à l’évolution des recommandations de l’AESA et à la stabilisation du cessez-le-feu au Liban.

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Les Émirats arabes unis ont décidé d'autoriser à nouveau leurs citoyens à se rendre au Liban, mais seulement après avoir effectué un enregistrement consulaire obligatoire. Les autorités préviennent que le non-respect de cette obligation peut entraîner des retards de voyage ou des poursuites judiciaires, soulignant une approche prudente de la réouverture.

Presse arabe Levant-Maghreb
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Les responsables libanais ont chaleureusement remercié les Émirats arabes unis d'avoir levé l'interdiction de voyage, y voyant un signe clair de confiance envers une nation qui a repris le contrôle de ses décisions politiques et sécuritaires. Ils affirment que cette mesure démontre les progrès constants du Liban vers la stabilité et les réformes, encourageant une plus grande ouverture internationale.

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