
Les bancs de touche tremblent : Persepolis et Nottingham Forest changent d’entraîneur
Tandis que le Brésilien Osmar Vieira a officialisé son départ du club iranien, le Portugais Vítor Pereira a été licencié par surprise par le club anglais.
La fin de saison a scellé le sort de deux techniciens sur deux continents. À Téhéran, Osmar Vieira a officialisé sa séparation avec le Persepolis FC au terme d’une rencontre avec le directeur général Piman Haddadi. Le club de la capitale iranienne, qui avait conditionné la prolongation du Brésilien à une qualification pour la Ligue des champions asiatique ou à un titre, a vu ses espoirs s’évanouir après une défaite face à Chadormalu lors d’un tournoi triangulaire décisif. La presse iranienne rapporte que les négociations avec le Croate Dragan Skočić, ancien sélectionneur national, sont bien avancées, mais que la signature tarde en raison d’hésitations du principal actionnaire, la banque Shahr, quant au soutien financier nécessaire.
L’imbroglio dépasse le seul choix de l’entraîneur. Les médias locaux évoquent le retrait surprise de Khodadad Azizi, pressenti pour un poste de team manager, qui a publiquement renoncé en dénonçant les atermoiements de la direction. Ce climat d’incertitude, alimenté par les résultats décevants de la deuxième partie de saison, illustre les tensions entre les ambitions sportives et les réalités économiques d’un football iranien sous pression.
À plus de cinq mille kilomètres de là, c’est par un courriel envoyé à 23 h 58, deux minutes avant l’expiration d’une clause contractuelle, que Vítor Pereira a appris son limogeage de Nottingham Forest. Le technicien portugais, qui avait pourtant mené le club au maintien en Premier League et jusqu’en demi-finale de la Ligue Europa, s’est dit « totalement surpris » par une décision qu’il respecte néanmoins. La presse portugaise souligne le caractère inhabituel de ce congédiement, alors même que le club semblait vouloir prolonger l’aventure. Les médias britanniques, eux, annoncent déjà l’arrivée probable de l’Autrichien Oliver Glasner, libre depuis son départ de Crystal Palace.
Ce double mouvement met en lumière la précarité croissante des postes d’entraîneur, où les clauses de rupture et les délais serrés redessinent les rapports de force. Pour Persepolis, l’enjeu immédiat est de finaliser l’arrivée de Skočić afin de préparer une saison sans coupe d’Asie. Nottingham Forest, de son côté, tourne la page Pereira avec l’espoir de stabiliser un projet sportif qui, après une épopée européenne, doit désormais se réinventer.
Comment la même histoire est racontée ailleurs.
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La collaboration avec l'entraîneur brésilien a pris fin après une saison décevante et l'échec de la qualification asiatique. La direction l'a remercié pour son engagement, mais a déjà engagé les démarches pour officialiser un successeur expérimenté, présenté comme un choix pragmatique pour relancer le projet. Le changement sur le banc est décrit comme une mesure urgente pour tourner la page et redevenir compétitif.
L'entraîneur portugais, bien connu au Brésil pour ses passages dans de grands clubs, a été limogé par Nottingham Forest via un email glacial envoyé quelques minutes avant l'expiration de son contrat. La décision, prise sans aucun préavis personnel, a pris le technicien totalement au dépourvu, provoquant l'indignation face à ce procédé irrespectueux. L'épisode est perçu comme un énième exemple du traitement impitoyable réservé aux professionnels dans le football anglais.
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