
Le dollar recule après l’emploi américain, les émergents respirent
L’affaiblissement du billet vert, consécutif à un rapport sur l’emploi décevant aux États-Unis, a offert un répit aux marchés d’Amérique latine et d’Asie, sans dissiper les incertitudes politiques et budgétaires.
La séance du vendredi 3 juillet 2026 a été marquée par un repli généralisé du dollar, l’indice DXY cédant du terrain après la publication de chiffres de l’emploi américain inférieurs aux attentes. Ce mouvement a immédiatement profité aux devises et aux places boursières de plusieurs économies émergentes, dans un contexte de liquidités réduites en raison de la fermeture des marchés nord-américains pour le jour de l’Indépendance. Le real brésilien s’est apprécié à 5,168 pour un dollar, la roupie indienne a interrompu une séquence de pertes pour s’établir à 94,39, et le peso mexicain est resté quasi stable à 17,47, tandis que l’indice boursier de référence brésilien, l’Ibovespa, regagnait les 174 000 points.
Ce regain de vigueur trouve son origine dans le réajustement des anticipations de politique monétaire américaine. Les opérateurs ont revu à la baisse la probabilité d’un prochain relèvement des taux par la Réserve fédérale, ce qui a réduit l’attrait du dollar et ravivé l’appétit pour les actifs à risque. Au Brésil, la dynamique a été amplifiée par un indicateur domestique : la production industrielle de mai a reculé de 0,2 %, un chiffre plus faible que prévu qui a renforcé les paris sur un assouplissement de la Selic dès la réunion d’août du Comité de politique monétaire. Les valeurs sensibles au coût du crédit ont tiré l’Ibovespa, tandis que les interventions annoncées du Trésor sur le marché obligataire ont contribué à détendre les taux longs.
Ce répit ne masque toutefois pas les fragilités structurelles qui pèsent sur les perspectives du deuxième semestre. À São Paulo, les analystes soulignent que le flux de capitaux étrangers, principal moteur du rallye du premier semestre, s’est tari face aux incertitudes macroéconomiques mondiales et aux risques intérieurs : la situation budgétaire, l’approche des élections et la dépendance aux matières premières restent des facteurs de volatilité. Au Mexique, la confirmation de l’accord commercial T-MEC s’accompagne d’un refus de Washington de le proroger au-delà de seize ans, ouvrant une période de transition de dix ans qui entretient l’incertitude pour le secteur manufacturier. En Asie, la Bourse de Jakarta a vu ses volumes de transactions s’effondrer d’un tiers sur la semaine, signe d’une prudence persistante, tandis que les achats nets de fonds étrangers en Inde ont offert un soutien ponctuel à la roupie.
Les prochaines semaines s’annoncent donc décisives. Les investisseurs surveilleront les données d’inflation américaines, qui pourraient confirmer ou infirmer le scénario d’une pause monétaire, ainsi que la réunion de la banque centrale brésilienne en août. L’évolution des négociations commerciales nord-américaines et la trajectoire des prix des matières premières, notamment du pétrole, constitueront autant de jalons pour évaluer la résilience de ce rebond.
| Presse indienne et sud-asiatique | +0.40 | aligned |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.30 | critical |
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
L'Inde bénéficie des vents favorables mondiaux et les investisseurs devraient saisir l'opportunité.
En projetant le sentiment positif mondial sur les marchés intérieurs, le bloc rend les gains locaux inévitables et rationnels.
Le bloc omet les incertitudes politiques et fiscales intérieures au Brésil mises en évidence par le bloc latino-américain, et la possibilité que les faibles données américaines signalent un ralentissement mondial plus profond.
Le Brésil fait face à des vents contraires intérieurs et les baisses de taux sont une perspective lointaine.
Le bloc hiérarchise les risques politiques et fiscaux intérieurs par rapport au récit mondial positif, rendant les défis locaux plus immédiats.
Le bloc omet l'impact positif sur d'autres marchés émergents comme l'Inde et minimise le potentiel d'un cycle mondial de baisses de taux qui pourrait éventuellement profiter au Brésil.
La Russie s'appuie sur la politique monétaire intérieure pour déterminer la trajectoire du rouble.
Le bloc encadre l'histoire entièrement dans des paramètres domestiques, ignorant le contexte global pour affirmer l'indépendance.
Le bloc omet le contexte global des faibles données américaines et brésiliennes qui est le thème central de l'histoire, et ne discute pas comment les baisses de taux mondiales pourraient affecter les flux de capitaux vers la Russie.
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