
Le bitcoin chute sous 58 000 dollars, plombé par la perspective d’un resserrement monétaire américain
La principale cryptomonnaie a touché son plus bas niveau depuis septembre 2024, entraînée par les déclarations de la Réserve fédérale, des sorties record des fonds indiciels et les incertitudes autour de Strategy.
Le bitcoin est brièvement passé sous la barre des 58 000 dollars lors des échanges asiatiques du 1er juillet, atteignant 57 742 dollars, un seuil qui n’avait plus été franchi depuis le 17 septembre 2024. La cryptomonnaie s’est ensuite stabilisée autour de 58 700 dollars, mais accuse une perte de plus de 50 % par rapport à son sommet historique d’octobre 2025, où elle s’échangeait au-dessus de 126 000 dollars. L’ether, deuxième actif numérique par la capitalisation, a suivi une trajectoire similaire en reculant à près de 1 570 dollars.
Selon les analyses relayées par la presse économique américaine, le principal moteur de cette correction est le durcissement de ton de la Réserve fédérale. Le maintien du taux directeur dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 % lors de la réunion de juin s’est accompagné de déclarations laissant entrevoir une possible hausse, ce qui a renforcé le dollar et détourné les capitaux des actifs ne générant pas de rendement. Les fonds indiciels cotés (ETF) bitcoin aux États-Unis ont enregistré en juin des retraits nets de plus de 4 milliards de dollars, un record depuis leur lancement, et les sorties se poursuivent pour la huitième semaine consécutive.
Les médias russes mettent en avant un facteur supplémentaire : le changement de stratégie de l’entreprise Strategy, premier détenteur corporatif de bitcoins. L’annonce d’une possible vente de bitcoins à hauteur de 1,25 milliard de dollars pour renforcer sa trésorerie, combinée à des programmes de rachat d’actions, a semé le doute parmi les investisseurs. La presse argentine souligne que ce repositionnement, perçu comme une priorité donnée à la gestion de bilan plutôt qu’à l’accumulation de cryptomonnaies, a alimenté la crainte que l’un des piliers de la demande institutionnelle ne se retire partiellement du marché.
À ces pressions financières s’ajoute un vide réglementaire aux États-Unis. L’absence d’avancée législative sur le cadre normatif des actifs numériques, notamment la loi Clarity, pèse sur le sentiment des opérateurs, d’après des analystes cités par la presse américaine. Par ailleurs, les tensions géopolitiques entre les États-Unis et l’Iran, bien qu’une rencontre soit prévue à Doha, maintiennent une aversion au risque qui pénalise l’ensemble des actifs spéculatifs. La prochaine publication des données sur l’emploi américain est identifiée comme le prochain jalon susceptible d’infléchir la position de la Fed et, par ricochet, la trajectoire des cryptomonnaies.
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Les médias russes rapportent que le bitcoin est tombé à son plus bas niveau depuis septembre 2024, passant sous les 58 000 dollars. La baisse est attribuée aux craintes d'un resserrement monétaire américain et à la déception des investisseurs face à la restructuration de Strategy. Le ton laisse transparaître un scepticisme quant à la stabilité des actifs cryptographiques.
La presse financière du Golfe note que Citi a réduit ses objectifs de prix à 12 mois pour le bitcoin et l'ether, invoquant un appétit des investisseurs en baisse et des flux d'ETF négatifs. Le rapport conserve une perspective pragmatique et factuelle, soulignant l'absence de progrès sur la législation américaine relative aux actifs numériques.
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