
L’UE verse 3,9 milliards d’euros à l’Ukraine pour ses drones, le solde conditionné à des contrats
La Commission européenne a débloqué un premier versement pour les technologies de drones, tout en conditionnant le solde à la présentation de contrats par l’Ukraine.
La Commission européenne a annoncé, le 30 juin, le décaissement de 3,9 milliards d’euros en faveur de l’Ukraine, destinés à l’acquisition de technologies avancées pour drones militaires. Ce montant constitue la première partie d’une tranche de 6 milliards d’euros spécifiquement allouée aux aéronefs sans pilote, elle-même intégrée à un prêt global de 90 milliards d’euros approuvé par l’Union pour la période 2026-2027. Selon un porte-parole de l’exécutif européen, le versement n’est que partiel car l’Ukraine n’a pas encore présenté un volume suffisant de contrats à valider, ce qui limite sa capacité d’absorption immédiate des fonds.
Du côté de Bruxelles, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a justifié ce soutien par la volonté d’encourager « l’inventivité » ukrainienne et de renforcer la défense du pays face à l’invasion russe. Elle a assuré que d’autres paiements suivraient, une fois les contrats restants examinés. À Kiev, la première ministre Ioulia Svyrydenko a confirmé la réception des fonds, précisant qu’ils seraient affectés à la production nationale de drones, au renforcement du complexe militaro-industriel et à des approvisionnements urgents pour le front. Moscou, par la voix du Kremlin, a réitéré que de telles livraisons d’armes entravent les perspectives de règlement du conflit et impliquent directement les pays de l’OTAN, une position relayée par les agences de presse russes.
Ce décaissement s’inscrit dans un cadre financier plus large : le prêt de 90 milliards d’euros, dont 60 milliards sont réservés au soutien de la défense ukrainienne et 30 milliards à l’aide budgétaire. Un premier versement de 3,2 milliards d’euros au titre de l’assistance macrofinancière avait déjà été effectué le 25 juin. Toutefois, des sources médiatiques occidentales, citant le Wall Street Journal, rapportent que cette enveloppe pourrait s’avérer insuffisante pour couvrir les deux tiers des besoins budgétaires et militaires de l’Ukraine sur la période. Des discussions seraient en cours entre le Japon et plusieurs pays occidentaux pour mobiliser 45 milliards d’euros supplémentaires d’ici à la fin de l’année prochaine, sans qu’aucune décision n’ait encore été arrêtée.
Le calendrier des prochains versements dépend désormais de la capacité de Kiev à soumettre les contrats requis pour les 2,1 milliards d’euros restants de la tranche drones. Parallèlement, la Commission européenne a indiqué que trois documents clés restent à finaliser entre l’UE et l’Ukraine avant le déblocage de la prochaine tranche du prêt. Le dossier demeure donc ouvert, et de nouveaux paiements sont attendus dans les prochains jours, au rythme des validations administratives.
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Bruxelles a dû expliquer pourquoi elle n'a transféré que 3,9 milliards d'euros au lieu des 5,9 promis pour les drones, admettant que Kiev n'a pas été en mesure de présenter suffisamment de contrats pour absorber les fonds. Le programme de crédit plus large de 90 milliards d'euros avance lentement, soulignant la capacité limitée de l'Ukraine à utiliser l'aide financière occidentale.
L'Union européenne a versé une première tranche de 3,9 milliards d'euros pour renforcer les capacités de drones de l'Ukraine, dans le cadre d'un engagement plus large. Les dirigeants européens soulignent que ce soutien se poursuivra aussi longtemps qu'il le faudra pour garantir la souveraineté de l'Ukraine et la sécurité de l'Europe.
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