
L’or cède du terrain malgré le repli de l’inflation américaine, plombé par la crise Iran-États-Unis
Après un bond éphémère au-dessus de 4 100 dollars l’once, le métal précieux a reculé, victime de la flambée du pétrole et du blocus naval imposé par Washington à Téhéran.
Le 15 juillet, l’once d’or a effacé une partie de ses gains de la veille, reculant de 0,6 % à 4 030 dollars environ, alors que les marchés digéraient la publication, mardi, d’un indice des prix à la consommation américain en baisse de 0,4 % en juin, plus fortement que prévu. Ce chiffre avait initialement propulsé le métal jaune jusqu’à 4 100 dollars, les investisseurs réduisant leurs anticipations de hausse des taux directeurs de la Réserve fédérale. Mais le rebond a été de courte durée.
Le retournement s’explique par la résurgence des craintes inflationnistes alimentées par le pétrole. Les cours du brut ont grimpé pour la troisième séance consécutive, portés par l’annonce d’un blocus naval américain visant tous les ports iraniens et par les menaces du président Trump d’étendre les frappes aux infrastructures énergétiques. Cette escalade ravive le spectre d’une perturbation du trafic dans le détroit d’Ormuz, voie de passage d’environ un cinquième du pétrole mondial. Or, un pétrole cher entretient les pressions sur les prix et renforce la probabilité d’un maintien prolongé des taux élevés, ce qui pénalise l’or, actif sans rendement. Le président de la Fed, Kevin Warsh, a d’ailleurs tempéré l’optimisme en déclarant que les données d’inflation ne signifiaient pas « mission accomplie ».
En Iran, la dépréciation du rial face au dollar a dominé la séance. Le billet vert s’est échangé jusqu’à 183 700 tomans, en hausse de plus de 4 000 tomans par rapport à la veille, sous l’effet direct des tensions géopolitiques. Cette flambée du dollar a tiré les prix de l’or et des pièces vers le haut : le gramme d’or 18 carats a atteint 17,84 millions de tomans et le souverain (sékeh-e emami) 179,7 millions de tomans. Toutefois, la progression est restée en deçà de celle du dollar, car le repli de l’once internationale a partiellement compensé l’effet change. Les marchés iraniens restent suspendus aux développements militaires et à l’éventualité d’un conflit ouvert.
Les prochaines séances seront rythmées par la publication de l’indice des prix à la production américain, qui donnera des indications sur l’inflation sous-jacente, ainsi que par les données sur les ventes au détail et les inscriptions hebdomadaires au chômage. Les interventions de plusieurs responsables de la Fed seront également scrutées. Du côté géopolitique, toute nouvelle escalade dans le conflit Iran-États-Unis pourrait à la fois soutenir la demande de valeurs refuges et accentuer la pression haussière sur le pétrole, plaçant l’or dans un étau entre deux forces contraires. L’argent, de son côté, reculait de 0,5 % à 58,35 dollars l’once, pénalisé par le même environnement de taux, mais les analystes indiens soulignent que le déficit d’offre persistant pourrait offrir un soutien à moyen terme.
| Presse iranienne et apparentée | −0.60 | critical |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | +0.70 | aligned |
| Presse indienne et sud-asiatique | 0.00 | neutral |
Iran suffers from American aggression: the naval blockade and sanctions hit the people, while gold prices rise due to imposed devaluation.
It emphasizes the external threat (USA) as the sole cause of the crisis, omitting the role of domestic policies or global market factors.
It does not mention that the drop in gold in dollars is also due to US inflation data, nor does it compare with other markets.
The market rewards macroeconomic data: inflation falls, rates drop, gold rises. Geopolitical tensions are irrelevant.
It selects a favorable time window (Tuesday's rise) and omits the next day's drop, creating a partial narrative.
It makes no mention of the rise in oil or tensions in the Strait of Hormuz, which caused the subsequent decline.
The gold market is influenced by multiple factors: geopolitics, yields, oil. The investor must consider the full picture.
It presents an integrated view of multiple causes, balancing macro and geopolitical factors without taking sides.
It does not delve into the specific impact of Strait of Hormuz tensions on oil logistics, nor does it provide local data.
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