
L’ombre d’un super El Niño sur les prix alimentaires et les équilibres énergétiques mondiaux
Avec une probabilité de 81 % d’être très puissant, l’épisode El Niño 2026-2027 fait déjà flamber les cours du café et menace les récoltes brésiliennes, annonçant une onde de choc sur les marchés des matières premières.
L’alerte a été donnée par l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) : les températures de surface du Pacifique équatorial devraient dépasser de plus de 2 °C la normale d’ici à la fin de l’année, avec 81 % de chances de voir se développer un El Niño « très fort », d’une intensité jamais enregistrée depuis 1950. Les marchés ont immédiatement réagi : à Londres, le café conilon a bondi de près de 20 % en un mois, tandis que l’arabica gagnait jusqu’à 16 % en une seule séance à New York, la plus forte hausse quotidienne depuis l’an 2000.
Ce réchauffement océanique bouleverse la circulation atmosphérique globale et redistribue pluies et sécheresses. Le Brésil, premier producteur mondial de café, de soja et de viande bovine, subit déjà des hausses spectaculaires des prix des produits maraîchers : tomates (+103,8 %), carottes (+103,1 %) et pommes de terre (+100,2 %) sur le marché intérieur. Les retards de semis redoutés pour le soja et le maïs compromettent la fenêtre de plantation du maïs de contre-saison, tandis que la canne à sucre et le blé sont également menacés. Au nord-est du pays, la sécheresse s’installe ; au sud, les précipitations excessives font craindre des inondations comme celles qui ont déplacé 660 000 personnes dans le Rio Grande do Sul en 2024.
Au-delà du géant sud-américain, les effets se font sentir en Inde où la mousson n’a apporté que 25 % de ses précipitations normales dans certaines régions, pesant sur le riz, le blé et le sucre. La banque Goldman Sachs anticipe une hausse des prix mondiaux des denrées alimentaires pouvant atteindre 15,8 %, tandis que l’italienne UniCredit évoque des chocs de prix de 10 à 50 % sur les produits de base, et jusqu’à plus de 100 % pour certains. Les pays à faible revenu, déjà fragilisés par les tensions géopolitiques, seront les plus exposés, car la chaîne d’approvisionnement alimentaire aborde cette seconde moitié de 2026 avec des stocks mondiaux au plus bas. Dans un autre registre, le système électrique colombien, très dépendant de l’hydroélectricité, anticipe un possible rationnement : les barrages affichent des apports hydriques inférieurs de 20 % à la moyenne, et la maintenance programmée des centrales de Chivor et Guavio réduira la production de 2 250 mégawatts au moment même où la demande atteint des records.
Face à ces menaces, une étude parue dans Science Advances explore une piste de géo-ingénierie : éclaircir les nuages marins par pulvérisation de sel pour réfléchir le rayonnement solaire et refroidir localement le Pacifique. Les simulations, menées sur des modèles climatiques, montrent qu’une telle intervention ciblée pourrait atténuer un El Niño si elle est déclenchée précocement, mais la technique demeure au stade exploratoire, sans validation expérimentale en conditions réelles. Plus largement, les économistes rappellent que les répercussions de ce super El Niño sur les prix alimentaires pourraient se prolonger jusqu’en 2028, exerçant une pression inflationniste persistante.
Pour l’heure, les gouvernements brésilien et colombien préparent des mesures d’urgence, allant de la sécurisation des récoltes à la gestion de la demande électrique. Les regards se tournent désormais vers les prochains bulletins de la NOAA et de l’Organisation météorologique mondiale, qui préciseront dans les mois à venir l’intensité effective du phénomène et son calendrier régional.
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.20 | neutral |
|---|---|---|
| Presse latino-américaine | −0.30 | critical |
| Presse iranienne et apparentée | −0.60 | critical |
| Presse russe et CEI | −0.50 | critical |
The world must prepare for a food price surge caused by the super El Niño. The data is clear: the phenomenon will be the strongest ever seen.
Authoritative citations (NOAA, WMO) and numerical data present the phenomenon as a scientific certainty, without questioning causes or political responsibilities.
It omits the geopolitical causes of current food inflation, present in Iranian and Russian blocs, which could downplay the climate-centric explanation.
Colombia and Brazil are on the front line: the Colombian power system has never consumed so much, and Brazilian crops are at risk. XM data and international exchanges confirm this.
Use of technical and local data (XM, demand records) to localize the impact, making the problem concrete and immediate for the national audience.
It does not include the global context of war and sanctions that other blocs say worsen the food crisis.
The war against Iran and the super El Niño together will cause an unprecedented food catastrophe. Prices will rise until 2028, and it is the West's fault.
Direct association between climatic events and geopolitical conflicts, presenting Iran as a victim of an unjust war that amplifies natural disasters.
It omits that El Niño is an independent natural phenomenon and does not mention possible mitigation measures.
Western sanctions and super El Niño are about to cause a global food shock that will last until 2028. Foreign policies are exacerbating an already severe climate problem.
Merging two threats (climate and sanctions) into a single narrative of a crisis caused by the West, similar to the Iranian one but less victimized.
It does not acknowledge that sanctions may be a response to prior actions, or that El Niño also affects sanction-imposing countries.
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