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Sportjeudi 2 juillet 2026

Mondial 2026 : le sort opposé des sélectionneurs du Japon et de la Corée du Sud

Tandis que Hajime Moriyasu se voit offrir une prolongation d’un an à la tête des Samurai Blue, Hong Myung-bo démissionne sous les menaces de mort.

L’élimination du Japon et de la Corée du Sud au même stade de la Coupe du monde 2026 a ouvert deux trajectoires radicalement opposées pour leurs sélectionneurs. À Houston, les Japonais ont cédé face au Brésil (1-2) sur un but encaissé dans le temps additionnel, après avoir pourtant ouvert le score et contenu la Seleção avec discipline. La Corée, de son côté, n’a même pas atteint les huitièmes de finale : la victoire de la RD Congo sur l’Ouzbékistan a anéanti ses espoirs de figurer parmi les meilleurs troisièmes. Sur le terrain, les deux échecs se ressemblent ; en coulisses, les réactions n’ont rien de commun.

Dès l’élimination confirmée, Hong Myung-bo a présenté sa démission. La presse sud-coréenne rapporte que le technicien a subi des menaces de mort de la part de supporteurs, et son retour à l’aéroport d’Incheon a été accueilli par des huées. Ce départ forcé rappelle celui de 2014, quand il avait déjà quitté la sélection après un Mondial décevant. À l’inverse, l’entraîneur japonais Hajime Moriyasu bénéficie d’une tout autre considération. Selon les médias nippons, la Fédération japonaise (JFA) lui a transmis une offre informelle de prolongation d’un an, avec pour objectif affiché la Coupe d’Asie prévue en Arabie saoudite début 2027. Le président de la JFA, Tsuneyasu Miyamoto, a sobrement indiqué qu’il fallait « prendre les dispositions nécessaires » pour le conserver.

Cette divergence ne tient pas seulement aux résultats bruts. Au Japon, l’évaluation porte sur la dynamique de fond : Moriyasu, en poste depuis 2018, a hissé les Samurai Blue en huitièmes de finale en 2022 et a obtenu un nul contre les Pays-Bas en phase de groupes cette année. La presse japonaise souligne que la sélection « peut rivaliser avec les puissances mondiales » et qu’elle s’inscrit dans un projet de long terme visant le titre mondial en 2050. En Corée, la patience est moindre : l’échec à franchir le premier tour a immédiatement cristallisé la colère populaire, et la démission de Hong Myung-bo est apparue comme inévitable.

L’offre de la JFA a toutefois suscité des remous, y compris au sein de l’archipel. L’ancien international Keisuke Honda, qui a entraîné le Cambodge de 2018 à 2023, a publiquement critiqué ce choix, le jugeant dicté par l’absence de candidats crédibles. Sur les réseaux sociaux, il s’est proposé pour un contrat d’un an, prêt à être limogé en cas d’échec à la Coupe d’Asie. Des médias brésiliens et indonésiens ont relayé cette sortie, y voyant le signe d’un débat plus large sur l’ambition réelle de la fédération. Moriyasu, lui, est resté évasif lors de sa conférence de presse de retour à Tokyo, se bornant à dire qu’il avait « besoin de temps pour se reposer et réfléchir ».

Le contraste entre les deux voisins asiatiques illustre deux cultures de la performance. D’un côté, une Corée qui sanctionne immédiatement l’échec ; de l’autre, un Japon qui mise sur la continuité, quitte à susciter des critiques internes. La suite s’écrira sur le terrain : le prochain sélectionneur coréen devra reconstruire une équipe meurtrie, tandis que le Japon, avec ou sans Moriyasu, se tourne déjà vers la Coupe d’Asie, où il sera l’un des favoris.

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jeudi 2 juillet 2026

Mondial 2026 : le sort opposé des sélectionneurs du Japon et de la Corée du Sud

Tandis que Hajime Moriyasu se voit offrir une prolongation d’un an à la tête des Samurai Blue, Hong Myung-bo démissionne sous les menaces de mort.

L’élimination du Japon et de la Corée du Sud au même stade de la Coupe du monde 2026 a ouvert deux trajectoires radicalement opposées pour leurs sélectionneurs. À Houston, les Japonais ont cédé face au Brésil (1-2) sur un but encaissé dans le temps additionnel, après avoir pourtant ouvert le score et contenu la Seleção avec discipline. La Corée, de son côté, n’a même pas atteint les huitièmes de finale : la victoire de la RD Congo sur l’Ouzbékistan a anéanti ses espoirs de figurer parmi les meilleurs troisièmes. Sur le terrain, les deux échecs se ressemblent ; en coulisses, les réactions n’ont rien de commun.

Dès l’élimination confirmée, Hong Myung-bo a présenté sa démission. La presse sud-coréenne rapporte que le technicien a subi des menaces de mort de la part de supporteurs, et son retour à l’aéroport d’Incheon a été accueilli par des huées. Ce départ forcé rappelle celui de 2014, quand il avait déjà quitté la sélection après un Mondial décevant. À l’inverse, l’entraîneur japonais Hajime Moriyasu bénéficie d’une tout autre considération. Selon les médias nippons, la Fédération japonaise (JFA) lui a transmis une offre informelle de prolongation d’un an, avec pour objectif affiché la Coupe d’Asie prévue en Arabie saoudite début 2027. Le président de la JFA, Tsuneyasu Miyamoto, a sobrement indiqué qu’il fallait « prendre les dispositions nécessaires » pour le conserver.

Cette divergence ne tient pas seulement aux résultats bruts. Au Japon, l’évaluation porte sur la dynamique de fond : Moriyasu, en poste depuis 2018, a hissé les Samurai Blue en huitièmes de finale en 2022 et a obtenu un nul contre les Pays-Bas en phase de groupes cette année. La presse japonaise souligne que la sélection « peut rivaliser avec les puissances mondiales » et qu’elle s’inscrit dans un projet de long terme visant le titre mondial en 2050. En Corée, la patience est moindre : l’échec à franchir le premier tour a immédiatement cristallisé la colère populaire, et la démission de Hong Myung-bo est apparue comme inévitable.

L’offre de la JFA a toutefois suscité des remous, y compris au sein de l’archipel. L’ancien international Keisuke Honda, qui a entraîné le Cambodge de 2018 à 2023, a publiquement critiqué ce choix, le jugeant dicté par l’absence de candidats crédibles. Sur les réseaux sociaux, il s’est proposé pour un contrat d’un an, prêt à être limogé en cas d’échec à la Coupe d’Asie. Des médias brésiliens et indonésiens ont relayé cette sortie, y voyant le signe d’un débat plus large sur l’ambition réelle de la fédération. Moriyasu, lui, est resté évasif lors de sa conférence de presse de retour à Tokyo, se bornant à dire qu’il avait « besoin de temps pour se reposer et réfléchir ».

Le contraste entre les deux voisins asiatiques illustre deux cultures de la performance. D’un côté, une Corée qui sanctionne immédiatement l’échec ; de l’autre, un Japon qui mise sur la continuité, quitte à susciter des critiques internes. La suite s’écrira sur le terrain : le prochain sélectionneur coréen devra reconstruire une équipe meurtrie, tandis que le Japon, avec ou sans Moriyasu, se tourne déjà vers la Coupe d’Asie, où il sera l’un des favoris.

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