
Israël rejette l’hypothèse d’un retrait du Liban évoquée par Trump
Le ministre israélien de la Défense a opposé une fin de non-recevoir aux déclarations du président américain, réaffirmant le maintien des troupes dans le sud libanais jusqu’au désarmement complet du Hezbollah.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a catégoriquement écarté jeudi l’éventualité d’un retrait militaire du sud du Liban, contredisant frontalement les propos tenus la veille par le président américain Donald Trump. « Nous n’avons demandé l’autorisation à personne pour entrer au Liban et nous n’avons pas besoin d’autorisation pour y rester », a déclaré M. Katz, selon des propos rapportés par plusieurs médias israéliens et internationaux. Cette prise de position s’inscrit dans la continuité des déclarations du premier ministre Benyamin Netanyahou, qui avait affirmé lors d’une visite aux troupes que l’armée israélienne demeurerait dans la zone de sécurité aussi longtemps que le Hezbollah représenterait une menace.
L’administration américaine, par la voix de Donald Trump en marge du sommet de l’OTAN à Ankara, avait pourtant estimé qu’Israël « va se retirer » et « veut le faire », évoquant un accord en bonne voie avec le Liban. Le président américain a précisé s’être entretenu avec M. Netanyahou à ce sujet. Ce décalage public entre les deux alliés intervient alors que Washington a parrainé un accord-cadre israélo-libanais fin juin, prévoyant un désarmement progressif du Hezbollah et un retrait israélien échelonné, à commencer par deux zones pilotes. Selon des sources proches du dossier à Beyrouth, le Hezbollah a rejeté ce texte, le jugeant contraire aux intérêts libanais, tandis que le secrétaire général du parti, Naïm Qassem, a réaffirmé qu’aucune de ses clauses ne serait appliquée.
Du côté libanais, la présidence a annoncé que le chef de l’État Joseph Aoun a reçu une invitation officielle de la Maison Blanche pour une visite à Washington le 21 juillet, signe d’une volonté américaine d’avancer sur le volet diplomatique. Parallèlement, une nouvelle session de négociations entre Israël et le Liban doit se tenir à Rome les 14 et 15 juillet, avec la participation d’équipes techniques chargées d’examiner les modalités de déploiement de l’armée libanaise et de vérification de l’absence d’éléments du Hezbollah dans ses rangs. L’ambassadeur israélien aux États-Unis a évoqué une proposition américaine visant à évaluer les unités libanaises, mais les détails restent à finaliser.
Sur le terrain, les violations du cessez-le-feu se poursuivent. L’armée israélienne a mené dans la nuit de mercredi à jeudi une série d’explosions contrôlées dans la localité de Khiam et aux abords de Deir Siriane, tandis que des tirs d’artillerie étaient signalés. Selon des sources sécuritaires libanaises, le Hezbollah s’abstient quasi totalement d’initiatives militaires, non par renoncement stratégique mais pour démontrer que c’est Israël qui entrave la mise en œuvre de l’accord. La perspective d’une présence israélienne durable dans le sud du Liban, justifiée par la nécessité de protéger les localités de Galilée, se heurte ainsi à la fois aux engagements diplomatiques en cours et à la résistance politique interne libanaise, laissant le dossier dans une impasse avant les prochaines échéances de Rome et de Washington.
| Presse israélienne | +0.30 | aligned |
|---|---|---|
| Presse arabe Levant-Maghreb | −0.50 | critical |
| Presse iranienne et apparentée | −0.60 | critical |
| Presse atlantique / anglosphère | 0.00 | neutral |
Israel asserts its sovereign right to remain in Lebanon to protect its citizens, rejecting any external interference.
It presents Hezbollah as an existential and ineradicable threat, thereby justifying the military presence as a necessary and non-negotiable self-defense measure.
Omits the Israeli ambassador's statements to the UN suggesting a long-term withdrawal.
The Israeli government systematically violates Lebanese sovereignty and international agreements, refusing any compromise.
It frames the Israeli presence as a violation of international law and ongoing negotiations, delegitimizing Israel's position through the language of 'violations' and 'infiltrations'.
Does not report Trump's statement that he believes Israel will withdraw.
The Zionist regime shows its true aggressive and provocative nature, rejecting any external authority.
It portrays Israel as an irrational and belligerent actor that defies even its main ally, reinforcing the narrative of a permanent threat to the region.
Does not mention Trump's statements indicating a possible Israeli withdrawal.
Israel sends mixed signals: on one hand Katz's hard line, on the other the ambassador's caution at the UN.
It juxtaposes two divergent official Israeli statements to suggest that the final position is still evolving and that Katz's words may not be definitive.
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