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mardi 16 juin 2026

Israël : la Cour suprême prolonge la détention sans inculpation du médecin gazaoui Hussam Abu Safiya

Le directeur de l’hôpital Kamal Adwan reste emprisonné sans charges ni procès, une décision fondée sur des preuves secrètes dénoncée comme un « échec moral ».

La plus haute instance judiciaire israélienne a rejeté le recours du Dr Hussam Abu Safiya, directeur de l’hôpital Kamal Adwan à Gaza, détenu depuis la fin de l’année 2024 sans aucune inculpation. La décision, rendue le 16 juin, s’appuie sur des « documents confidentiels » non communiqués à la défense, selon l’avocat du médecin, Naji Abbas, de l’organisation israélienne Physicians for Human Rights Israel (PHRI). La Cour suprême a ainsi prolongé de six mois l’isolement carcéral de ce pédiatre, arrêté après avoir refusé d’évacuer son établissement sous la pression des forces israéliennes. Cette détention s’inscrit dans le cadre de la loi sur les « combattants illégaux » de 2002, qui autorise l’incarcération administrative de ressortissants étrangers sans procès ni accès aux éléments retenus contre eux, contournant de facto les garanties offertes par les Conventions de Genève.

La presse italienne et israélienne rapporte qu’Abu Safiya n’est pas un cas isolé. Au moins quatorze médecins gazaouis sont actuellement détenus sans charges en Israël, et plus de 440 professionnels de santé palestiniens auraient été incarcérés depuis le 7 octobre 2023, selon des organisations non gouvernementales. Le directeur de l’hôpital Kamal Adwan, décrit comme « le dernier médecin de Gaza » par le quotidien Domani, aurait subi des tortures et des conditions d’isolement extrêmes dans la prison de Nafha. Les médias européens soulignent que cette pratique assimile les soignants à des « combattants illégaux » sans apporter de preuves publiques, érodant le statut protecteur du personnel médical en zone de conflit.

Les réactions des organisations de défense des droits humains sont unanimes. PHRI a qualifié la décision de « échec moral profond », tandis que des voix s’élèvent en Europe et au sein de la société civile israélienne pour dénoncer une instrumentalisation du droit à des fins de répression. L’absence de transparence judiciaire et le recours systématique à la détention administrative fragilisent un peu plus les missions médicales dans les territoires palestiniens. À terme, cette normalisation de l’incarcération sans inculpation risque d’éroder les normes humanitaires internationales et d’entraver toute perspective de reconstruction d’un système de santé à Gaza, déjà exsangue après des mois de guerre.

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La Cour suprême israélienne a prolongé la détention sans inculpation du Dr Hussam Abu Safiya, pédiatre gazaoui, depuis plus de 536 jours. La décision s'appuie sur une loi qui contourne les conventions internationales et les procédures régulières, tandis que le médecin et des centaines d'autres soignants sont détenus sans preuves, certains auraient été torturés.

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La Cour suprême israélienne a rejeté un appel à libérer le Dr Hussam Abu Safiya, directeur d'un hôpital de Gaza, détenu sans inculpation depuis fin 2024. La cour s'est fondée sur des documents confidentiels non communiqués à la défense, et le médecin fait partie d'au moins 14 médecins gazaouis détenus dans des conditions similaires.

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mardi 16 juin 2026

Israël : la Cour suprême prolonge la détention sans inculpation du médecin gazaoui Hussam Abu Safiya

Le directeur de l’hôpital Kamal Adwan reste emprisonné sans charges ni procès, une décision fondée sur des preuves secrètes dénoncée comme un « échec moral ».

La plus haute instance judiciaire israélienne a rejeté le recours du Dr Hussam Abu Safiya, directeur de l’hôpital Kamal Adwan à Gaza, détenu depuis la fin de l’année 2024 sans aucune inculpation. La décision, rendue le 16 juin, s’appuie sur des « documents confidentiels » non communiqués à la défense, selon l’avocat du médecin, Naji Abbas, de l’organisation israélienne Physicians for Human Rights Israel (PHRI). La Cour suprême a ainsi prolongé de six mois l’isolement carcéral de ce pédiatre, arrêté après avoir refusé d’évacuer son établissement sous la pression des forces israéliennes. Cette détention s’inscrit dans le cadre de la loi sur les « combattants illégaux » de 2002, qui autorise l’incarcération administrative de ressortissants étrangers sans procès ni accès aux éléments retenus contre eux, contournant de facto les garanties offertes par les Conventions de Genève.

La presse italienne et israélienne rapporte qu’Abu Safiya n’est pas un cas isolé. Au moins quatorze médecins gazaouis sont actuellement détenus sans charges en Israël, et plus de 440 professionnels de santé palestiniens auraient été incarcérés depuis le 7 octobre 2023, selon des organisations non gouvernementales. Le directeur de l’hôpital Kamal Adwan, décrit comme « le dernier médecin de Gaza » par le quotidien Domani, aurait subi des tortures et des conditions d’isolement extrêmes dans la prison de Nafha. Les médias européens soulignent que cette pratique assimile les soignants à des « combattants illégaux » sans apporter de preuves publiques, érodant le statut protecteur du personnel médical en zone de conflit.

Les réactions des organisations de défense des droits humains sont unanimes. PHRI a qualifié la décision de « échec moral profond », tandis que des voix s’élèvent en Europe et au sein de la société civile israélienne pour dénoncer une instrumentalisation du droit à des fins de répression. L’absence de transparence judiciaire et le recours systématique à la détention administrative fragilisent un peu plus les missions médicales dans les territoires palestiniens. À terme, cette normalisation de l’incarcération sans inculpation risque d’éroder les normes humanitaires internationales et d’entraver toute perspective de reconstruction d’un système de santé à Gaza, déjà exsangue après des mois de guerre.

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La Cour suprême israélienne a prolongé la détention sans inculpation du Dr Hussam Abu Safiya, pédiatre gazaoui, depuis plus de 536 jours. La décision s'appuie sur une loi qui contourne les conventions internationales et les procédures régulières, tandis que le médecin et des centaines d'autres soignants sont détenus sans preuves, certains auraient été torturés.

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La Cour suprême israélienne a rejeté un appel à libérer le Dr Hussam Abu Safiya, directeur d'un hôpital de Gaza, détenu sans inculpation depuis fin 2024. La cour s'est fondée sur des documents confidentiels non communiqués à la défense, et le médecin fait partie d'au moins 14 médecins gazaouis détenus dans des conditions similaires.

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