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Géopolitiquemardi 16 juin 2026

Ben Gvir renonce à son voyage aux États-Unis après des tracasseries de visa inédites

L’exigence de données biométriques par Washington, malgré son passeport diplomatique, révèle les réticences américaines face au ministre israélien d’extrême droite.

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a annulé un déplacement privé aux États-Unis après s’être heurté à des obstacles de visa jugés inhabituels pour un membre du gouvernement. Selon plusieurs médias israéliens, l’ambassade américaine à Jérusalem avait exigé qu’il se présente en personne pour fournir ses empreintes digitales – une procédure biométrique rarement imposée aux titulaires d’un passeport diplomatique. Ben Gvir s’est bien rendu à l’ambassade lundi, mais a finalement renoncé à la totalité du voyage, craignant de ne pas recevoir le précieux sésame à temps pour assister au mariage de la fille d’un homme d’affaires israélien à Miami.

La presse israélienne, citant les chaînes 12 et 13 ainsi que le quotidien Haaretz, y voit le signe d’une profonde réticence de Washington. Le casier judiciaire du ministre, condamné par le passé pour incitation au racisme et soutien à une organisation terroriste, est régulièrement rappelé par les commentateurs. Ben Gvir a tenté de minimiser l’incident en affirmant que « tous les Israéliens doivent donner leurs empreintes » pour un visa américain, une déclaration qualifiée de « mensongère » par la chaîne 12. Le voyage, financé par l’entrepreneur Kobi Aharar, n’avait aucun caractère officiel, ce qui n’a pas empêché le ministre de solliciter un report d’audience dans un procès en diffamation qu’il a intenté contre Haaretz.

Les médias iraniens, comme Donya-e Eqtesad et Hamshahri Online, interprètent l’épisode comme un camouflet délibéré de l’administration Trump à l’égard d’une figure extrémiste. Ils soulignent que le visa diplomatique, qui permet d’ordinaire une entrée accélérée sans examen approfondi, aurait précisément posé problème parce qu’il court-circuite les vérifications de sécurité. Dans le monde arabe, les quotidiens An-Nahar et Echorouk insistent sur le paradoxe d’un ministre détenteur d’un passeport diplomatique soumis au même traitement qu’un citoyen ordinaire, tandis que Sky News Arabia évoque un « manque d’empressement » américain. La presse asiatique, notamment Media Indonesia et le bangladais Prothom Alo, y lit une possible fissure dans les relations entre l’aile droite israélienne et Washington.

Au-delà de l’anecdote, cet accroc administratif met en lumière la position délicate qu’occupe Ben Gvir sur la scène internationale. Ses provocations répétées sur l’esplanade des Mosquées et ses appels à l’annexion de la Cisjordanie ont suscité des condamnations bien au-delà du monde arabe. Plusieurs capitales européennes, Paris et Bruxelles en tête, avaient déjà exprimé leur malaise face à la présence de ce ministre au sein du gouvernement Netanyahou. L’exigence de biométrie, même sous une présidence Trump réputée complaisante envers Israël, suggère que les agences américaines chargées de la sécurité intérieure entendent maintenir un filtre strict pour les personnalités au passé judiciaire chargé.

L’affaire pourrait préfigurer une approche plus sélective de Washington vis-à-vis des responsables israéliens les plus radicaux. Si Ben Gvir a préféré annuler plutôt que d’essuyer un refus formel, le message n’en est pas moins clair : la proximité idéologique avec l’administration républicaine ne garantit plus un laissez-passer automatique. Reste à savoir si d’autres ministres du même bord subiront un traitement similaire, et si cette froideur administrative annonce une redéfinition plus large des rapports entre les États-Unis et les factions les plus dures de la coalition israélienne.

Comment la même histoire est racontée ailleurs.

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Stampa iraniana e affiniStampa arabo levante-Maghreb
Stampa iraniana e affini/ regime
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Le ministre extrémiste du régime sioniste s'est vu refuser un visa américain, révélant que même Washington hésite à accueillir une telle figure. L'annulation de son voyage controversé, financé par un homme d'affaires israélien, expose l'isolement de l'extrême droite israélienne même parmi ses alliés.

Stampa arabo levante-Maghreb
schadenfreudeindignazione

Le leader extrémiste du parti 'Pouvoir Juif' de l'entité sioniste a été contraint d'annuler son voyage aux États-Unis après avoir rencontré des obstacles de visa. Bien que titulaire d'un passeport diplomatique, il a été soumis à des procédures inhabituelles, signalant le malaise de Washington face à l'extrême droite israélienne.

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mardi 16 juin 2026

Ben Gvir renonce à son voyage aux États-Unis après des tracasseries de visa inédites

L’exigence de données biométriques par Washington, malgré son passeport diplomatique, révèle les réticences américaines face au ministre israélien d’extrême droite.

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a annulé un déplacement privé aux États-Unis après s’être heurté à des obstacles de visa jugés inhabituels pour un membre du gouvernement. Selon plusieurs médias israéliens, l’ambassade américaine à Jérusalem avait exigé qu’il se présente en personne pour fournir ses empreintes digitales – une procédure biométrique rarement imposée aux titulaires d’un passeport diplomatique. Ben Gvir s’est bien rendu à l’ambassade lundi, mais a finalement renoncé à la totalité du voyage, craignant de ne pas recevoir le précieux sésame à temps pour assister au mariage de la fille d’un homme d’affaires israélien à Miami.

La presse israélienne, citant les chaînes 12 et 13 ainsi que le quotidien Haaretz, y voit le signe d’une profonde réticence de Washington. Le casier judiciaire du ministre, condamné par le passé pour incitation au racisme et soutien à une organisation terroriste, est régulièrement rappelé par les commentateurs. Ben Gvir a tenté de minimiser l’incident en affirmant que « tous les Israéliens doivent donner leurs empreintes » pour un visa américain, une déclaration qualifiée de « mensongère » par la chaîne 12. Le voyage, financé par l’entrepreneur Kobi Aharar, n’avait aucun caractère officiel, ce qui n’a pas empêché le ministre de solliciter un report d’audience dans un procès en diffamation qu’il a intenté contre Haaretz.

Les médias iraniens, comme Donya-e Eqtesad et Hamshahri Online, interprètent l’épisode comme un camouflet délibéré de l’administration Trump à l’égard d’une figure extrémiste. Ils soulignent que le visa diplomatique, qui permet d’ordinaire une entrée accélérée sans examen approfondi, aurait précisément posé problème parce qu’il court-circuite les vérifications de sécurité. Dans le monde arabe, les quotidiens An-Nahar et Echorouk insistent sur le paradoxe d’un ministre détenteur d’un passeport diplomatique soumis au même traitement qu’un citoyen ordinaire, tandis que Sky News Arabia évoque un « manque d’empressement » américain. La presse asiatique, notamment Media Indonesia et le bangladais Prothom Alo, y lit une possible fissure dans les relations entre l’aile droite israélienne et Washington.

Au-delà de l’anecdote, cet accroc administratif met en lumière la position délicate qu’occupe Ben Gvir sur la scène internationale. Ses provocations répétées sur l’esplanade des Mosquées et ses appels à l’annexion de la Cisjordanie ont suscité des condamnations bien au-delà du monde arabe. Plusieurs capitales européennes, Paris et Bruxelles en tête, avaient déjà exprimé leur malaise face à la présence de ce ministre au sein du gouvernement Netanyahou. L’exigence de biométrie, même sous une présidence Trump réputée complaisante envers Israël, suggère que les agences américaines chargées de la sécurité intérieure entendent maintenir un filtre strict pour les personnalités au passé judiciaire chargé.

L’affaire pourrait préfigurer une approche plus sélective de Washington vis-à-vis des responsables israéliens les plus radicaux. Si Ben Gvir a préféré annuler plutôt que d’essuyer un refus formel, le message n’en est pas moins clair : la proximité idéologique avec l’administration républicaine ne garantit plus un laissez-passer automatique. Reste à savoir si d’autres ministres du même bord subiront un traitement similaire, et si cette froideur administrative annonce une redéfinition plus large des rapports entre les États-Unis et les factions les plus dures de la coalition israélienne.

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Le ministre extrémiste du régime sioniste s'est vu refuser un visa américain, révélant que même Washington hésite à accueillir une telle figure. L'annulation de son voyage controversé, financé par un homme d'affaires israélien, expose l'isolement de l'extrême droite israélienne même parmi ses alliés.

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Le leader extrémiste du parti 'Pouvoir Juif' de l'entité sioniste a été contraint d'annuler son voyage aux États-Unis après avoir rencontré des obstacles de visa. Bien que titulaire d'un passeport diplomatique, il a été soumis à des procédures inhabituelles, signalant le malaise de Washington face à l'extrême droite israélienne.

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