
Iran éliminé du Mondial 2026 : l'amertume du fair-play face au soupçon de « biscuit »
Malgré trois matchs nuls et une lettre plaidant pour l'honneur, l'Iran quitte la Coupe du monde après un nul dramatique entre l'Autriche et l'Algérie, dans un climat de tensions géopolitiques.
L’élimination de l’Iran en phase de groupes du Mondial 2026, scellée par le match nul 3-3 entre l’Autriche et l’Algérie, a brutalement mis fin aux espoirs de la « Team Melli ». Alors qu’une victoire de l’une ou l’autre équipe aurait suffi à qualifier les Iraniens parmi les huit meilleurs troisièmes, le but égalisateur autrichien à la 96e minute a renvoyé Téhéran à la maison, invaincue mais insuffisante.
La désillusion fut d’autant plus cruelle que l’Iran avait cru décrocher son billet lors de son dernier match contre l’Égypte. Un but de la victoire à la 93e minute, annulé pour un hors-jeu millimétré après intervention de la VAR, puis une tête sur la barre transversale dans les ultimes secondes, ont précédé l’attente fébrile des autres résultats. Lorsque Riyad Mahrez a redonné l’avantage à l’Algérie (3-2) dans le temps additionnel, les Iraniens ont entrevu la qualification ; deux minutes plus tard, la tête de Sasa Kalajdzic réduisait ce rêve à néant.
La campagne iranienne s’est déroulée dans un contexte géopolitique inédit. En raison de la guerre entre les États-Unis et l’Iran, l’équipe a dû établir son camp de base à Tijuana (Mexique) et n’a été autorisée à entrer sur le sol américain que par des visas temporaires de vingt-quatre heures, sous contrôle renforcé. Certains membres de la délégation se sont vu refuser l’accès. Le capitaine Mehdi Taremi a dénoncé un « désastre logistique » et un sentiment de ne pas être le bienvenu. Avant le match décisif, les joueurs avaient laissé dans le vestiaire de Seattle un message manuscrit : « Le fair-play n’est pas seulement une règle du football, c’est l’âme du jeu », avec des références aux 168 victimes du bombardement de Minab. Dans plusieurs médias moyen-orientaux et européens, l’idée d’un « biscotto » — arrangement tacite entre l’Autriche et l’Algérie pour se neutraliser — a été ouvertement évoquée, alimentant un sentiment d’injustice.
Si la presse anglo-saxonne a surtout mis l’accent sur la malchance chronique de l’Iran, les journaux italiens ont insisté sur le caractère « rocambolesque » du scénario et la frustration d’une équipe « la plus malmenée du tournoi ». En Afrique du Nord, la presse algérienne a célébré une qualification inespérée, tandis que certains analystes du Golfe dénonçaient un système de passeports inéquitable. Ce départ prématuré ravive le débat sur la règle du hors-jeu, Forbes appelant déjà à une réforme. Prochaines étapes : l’Autriche affrontera l’Espagne, l’Algérie rencontrera la Suisse, et l’Iran, elle, quitte la scène sur une lettre d’adieu plutôt qu’un exploit sportif.
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Le rêve de Coupe du monde de l'Iran s'éteint à la dernière minute sur une égalisation autrichienne. Le soulagement de voir l'Iran éliminé est évident, avec un titre qui leur dit 'il est temps de rentrer à la maison'.
Un soupçon de 'biscotto' plane sur le match Autriche-Algérie, éliminant l'Iran. La presse italienne dénonce cette combine présumée et rappelle l'appel au fair-play de l'Iran, y voyant une ironie amère.
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