
FIFA : 15 milliards de dollars de recettes pour un Mondial sous tension
Des recettes dopées par la billetterie et l’hospitalité renforcent Gianni Infantino, tandis que la mainmise américaine et les critiques européennes s’accentuent.
Les recettes de la Coupe du monde 2026 ont atteint 15 milliards de dollars, dépassant de 36 % les prévisions initiales de 11 milliards. Ce résultat, annoncé par le président Gianni Infantino aux fédérations membres la veille de la finale, est notamment porté par la vente des billets et des formules d’hospitalité. La FIFA a profité du marché secondaire en prélevant une commission de 15 % sur chaque transaction, tant du côté du vendeur que de l’acheteur, comme l’ont rapporté des médias britanniques. Ces recettes surpassent largement les 5,8 milliards de dollars générés par le Mondial 2022 au Qatar.
Cet afflux financier consolide la position de Gianni Infantino, qui se présente en mars prochain à sa réélection avec plus de 200 promesses de soutien. Les critiques exprimées par plusieurs fédérations européennes, notamment après l’annulation controversée d’un carton rouge à l’attaquant américain Folarin Balogun – perçue comme une concession aux pressions de Donald Trump – pourraient être étouffées par la manne à distribuer. La FIFA, organisation à but non lucratif, prévoit d’octroyer 2,7 milliards de dollars aux associations membres pour le cycle 2027-2030, soit huit fois plus qu’il y a dix ans.
La dimension politique du tournoi s’est manifestée avec l’intervention directe du président américain, qui a appelé à octroyer de nouveau le Mondial aux États-Unis, mais « en laissant de côté le Canada et le Mexique cette fois ». Présent à la finale, M. Trump devrait y remettre le trophée, tandis que son administration discute déjà avec la FIFA de l’organisation du Mondial des clubs 2029 et de la Coupe du monde 2038. Des groupes de défense des droits humains ont documenté des cas de discrimination dans l’octroi de visas, touchant supporters de cinq pays et un arbitre somalien, mettant en lumière les tensions entre l’universalité du football et les politiques migratoires américaines.
L’onde de choc de ce succès financier se lit aussi dans les comparaisons avec les précédentes éditions. Le format élargi à 48 équipes et 104 matchs – contre 32 et 64 au Qatar – a démultiplié les opportunités commerciales. Alors que la finale entre l’Espagne et l’Argentine se joue ce soir, les regards se tournent déjà vers les ambiguïtés du futur calendrier : les ressources sans précédent de la FIFA redessinent les équilibres au sein du football mondial, au moment où la candidature américaine pour 2038 s’affirme avec l’appui de la Maison-Blanche.
| Presse latino-américaine | +0.80 | aligned |
|---|---|---|
| Presse d'Asie du Sud-Est | −0.60 | critical |
| Presse du Golfe arabe | +0.70 | aligned |
World football celebrates a historic milestone: the $15 billion proves the World Cup is the most profitable event and Infantino has consolidated his leadership.
The exaltation of the record as proof of unquestionable success, coupled with Infantino's strengthening, creates a narrative of inevitable triumph.
Criticisms of aggressive commercialization and accusations against Infantino are omitted.
FIFA achieved a record revenue by exploiting loopholes in the ticket market, taking double profits at the expense of fans.
Highlighting the details of questionable commercial practices and the context of criticism constructs a cynical reading of the financial success.
The reinvestment of revenues into global football development is not mentioned.
FIFA will reinvest the World Cup proceeds to develop football in all 211 member associations, proving that commercial success serves the common good.
By presenting FIFA as a non-profit and quoting Infantino on development, the record revenue is transformed into a promise of collective benefit.
Controversies over ticket sales commissions or criticisms of the president are avoided.
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