
Poutine admet une pénurie de carburant en Russie sous l’effet des frappes ukrainiennes
Le président russe a reconnu des difficultés d’approvisionnement et annoncé des mesures d’urgence, tandis que Kiev revendique une campagne de « sanctions à longue portée » contre les infrastructures énergétiques.
Le président russe Vladimir Poutine a publiquement reconnu, dimanche 28 juin, l’existence d’une « certaine pénurie » de carburant sur le territoire russe, conséquence directe des frappes de drones ukrainiens contre les raffineries et les infrastructures énergétiques. Lors d’une réunion de crise avec les principaux producteurs pétroliers et les ministres concernés, il a évoqué des files d’attente aux stations-service et l’indisponibilité de certains types de carburant, tout en annonçant la mise à contribution des réserves stratégiques et l’étude d’une interdiction totale des exportations de diesel. Selon les agences russes, le chef de l’État a également indiqué que la production de carburants primaires devrait dépasser en juillet le niveau de juin, les grandes raffineries fonctionnant à capacité maximale et les maintenances programmées ayant été reportées.
La présidence ukrainienne a revendiqué ces opérations comme l’extension d’une campagne de « sanctions à longue portée » destinée à réduire les ressources qui alimentent la machine de guerre russe. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le président Volodymyr Zelensky a confirmé que les forces ukrainiennes avaient frappé la raffinerie de Slavyansk-na-Kubani, dans la région de Krasnodar, à environ 300 kilomètres de la ligne de front, ainsi qu’une seconde installation dans la région de Iaroslavl, à 700 kilomètres de la frontière. Les autorités russes de Krasnodar ont fait état d’un mort et d’un incendie maîtrisé sur le site, tandis que la péninsule de Crimée, annexée en 2014, a été placée en situation d’urgence en raison des coupures d’électricité et de la suspension des ventes de carburant aux particuliers.
Du point de vue de Moscou, ces attaques constituent des « actes terroristes » contre les infrastructures civiles, que le président Poutine a promis de contrer en renforçant la défense antiaérienne et en garantissant l’inviolabilité des frontières. Il a toutefois qualifié la situation de « non critique » et assuré que les réparations des installations endommagées étaient menées rapidement. Les observateurs occidentaux, cités par plusieurs médias internationaux, estiment que cette campagne de frappes en profondeur a contribué à ralentir les avancées russes sur le champ de bataille et à accroître la pression sur le Kremlin, en perturbant à la fois la logistique militaire et les exportations de produits pétroliers raffinés.
Sur le plan diplomatique, le président russe a lié ces développements aux perspectives de négociation, déclarant ne pas vouloir donner à Kiev l’occasion d’imposer ses conditions. Il a par ailleurs indiqué attendre la venue de négociateurs américains une fois que Washington serait moins absorbé par le dossier iranien, en écho aux déclarations du président Donald Trump lors du G7 en France, qui avait appelé la Russie à « conclure un accord » avec l’Ukraine. Le conflit, entré dans sa cinquième année, se poursuit sans qu’aucune échéance de pourparlers ne soit fixée, tandis que les deux parties maintiennent une pression militaire élevée sur les infrastructures adverses.
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The Indian and South Asian press reports Putin's admission of difficulties while emphasizing his commitment to overcome challenges. They frame the Ukrainian drone strikes as a serious threat that Putin is addressing with determination, portraying Russia as resilient despite acknowledging problems.
Continental European outlets highlight Putin's rare acknowledgment of fuel shortages and infrastructure damage, often juxtaposing his words with Ukraine's narrative of fair retaliation. The coverage conveys a sense of vulnerability in Russia's position, with a critical tone toward Moscow's handling of the war.
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