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Géopolitique et Politiquejeudi 25 juin 2026

Course aux armements dans la péninsule coréenne : Pyongyang teste ses missiles, Séoul forme des « guerriers drones »

La Corée du Nord a supervisé des essais de missiles balistiques et de lance-roquettes modernisés, tandis que la Corée du Sud annonçait la formation de 500 000 soldats au pilotage de drones, illustrant une accélération de la compétition militaro-technologique dans la péninsule.

Le 26 juin 2026, les deux États coréens ont rendu publiques des initiatives majeures de renforcement de leurs capacités militaires offensives. D’un côté, l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA a rapporté que le dirigeant Kim Jong-un avait supervisé la veille des essais de systèmes d’armes « majeurs » : une version modernisée du lance-roquettes multiple de 240 mm, dont la portée a été étendue à 90 km, une ogive à « mission spéciale » pour missile balistique tactique, et des obus à portée allongée pour obusier automoteur de 155 mm. De l’autre, le ministère sud-coréen de la Défense a dévoilé un plan visant à former l’ensemble de ses 500 000 soldats au maniement des drones, à acquérir plus de 20 000 drones de combat à bas coût d’ici 2030 et à accélérer la production d’un drone kamikaze de conception nationale, le K-Lucas, dérivé du modèle américain Lucas lui-même inspiré du Shahed-136 iranien.

Selon les médias d’État nord-coréens, ces essais s’inscrivent dans le plan quinquennal de modernisation de la défense et visent à « infliger des dégâts mortels à des cibles majeures telles que les aérodromes, les ports et les installations énergétiques de l’ennemi ». Kim Jong-un a déclaré que la politique d’autodéfense de Pyongyang ne se limite pas au renforcement des capacités défensives, mais doit consolider une « posture offensive mortelle et destructrice » afin que « nul ennemi n’ose se confronter » à la Corée du Nord. Il a ajouté que le fait de maintenir les adversaires dans « une inquiétude et une peur constantes » constitue un aspect essentiel de la dissuasion. Les analystes sud-coréens et occidentaux interprètent ces déclarations comme une menace directe envers la région métropolitaine de Séoul, désormais à portée des nouveaux systèmes d’artillerie et de missiles déployés près de la zone démilitarisée.

Du côté sud-coréen, le ministre de la Défense Ahn Gyu-back a justifié le plan de formation massive par les enseignements des conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, où les drones à bas coût ont, selon lui, « fondamentalement changé la nature de la guerre ». Séoul entend faire du drone une « seconde arme personnelle » pour chaque soldat et s’appuiera exclusivement sur des composants nationaux pour des raisons de sécurité. Cette annonce intervient dans un contexte de sensibilité politique interne : l’ancien président Yoon Suk-yeol a été condamné ce mois-ci à trente ans de prison pour avoir ordonné une incursion de drones en Corée du Nord en 2024, manœuvre que la justice a qualifiée de tentative de justifier l’instauration de la loi martiale. Le gouvernement actuel a démantelé le commandement centralisé des opérations de drones et entend désormais décentraliser leur usage au sein de chaque unité.

La simultanéité de ces annonces illustre une dynamique de surenchère militaro-technologique dans la péninsule, alimentée par des facteurs externes. D’après des sources occidentales et sud-coréennes, la Corée du Nord bénéficierait de transferts de technologies et d’un accès aux données du champ de bataille ukrainien via son partenariat militaire renforcé avec la Russie, ce qui accélère le développement de ses capacités en matière de drones et de missiles. Pyongyang a d’ailleurs déployé des milliers de soldats en soutien aux forces russes en Ukraine, leur offrant une exposition directe à la guerre de drones à grande échelle. En face, la Corée du Sud, confrontée à une baisse démographique qui réduit ses effectifs, mise sur l’automatisation et les systèmes sans pilote pour maintenir sa supériorité conventionnelle, tout en répondant aux pressions de Washington pour une plus grande autonomie de défense. Aucune reprise des pourparlers de dénucléarisation n’est en vue, Pyongyang conditionnant tout dialogue à l’abandon par les États-Unis de cette exigence préalable.

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Presse atlantique / anglosphèrePresse chinoise
Presse atlantique / anglosphère/ Sécurité
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Les derniers essais d'armes nord-coréens soulignent une volonté de se doter d'une posture offensive 'meurtrière et destructrice', Kim Jong Un ayant supervisé les tirs en personne. Cette démonstration, quelques jours après la mise en service du premier destroyer, témoigne d'une accélération du renforcement militaire qui accentue les inquiétudes sécuritaires régionales.

Presse chinoise/ État
ScepticismePragmatisme

Les fortifications frontalières nord-coréennes ont révélé une fracture entre Séoul et le Commandement de l'ONU, ce dernier refusant de les qualifier de violation de l'armistice. Le différend s'étend aux désaccords sur l'accès à la zone démilitarisée et au rôle futur des forces américaines, mettant en lumière les divergences entre la Corée du Sud et Washington sur la mission première de la présence militaire américaine.

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jeudi 25 juin 2026

Course aux armements dans la péninsule coréenne : Pyongyang teste ses missiles, Séoul forme des « guerriers drones »

La Corée du Nord a supervisé des essais de missiles balistiques et de lance-roquettes modernisés, tandis que la Corée du Sud annonçait la formation de 500 000 soldats au pilotage de drones, illustrant une accélération de la compétition militaro-technologique dans la péninsule.

Le 26 juin 2026, les deux États coréens ont rendu publiques des initiatives majeures de renforcement de leurs capacités militaires offensives. D’un côté, l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA a rapporté que le dirigeant Kim Jong-un avait supervisé la veille des essais de systèmes d’armes « majeurs » : une version modernisée du lance-roquettes multiple de 240 mm, dont la portée a été étendue à 90 km, une ogive à « mission spéciale » pour missile balistique tactique, et des obus à portée allongée pour obusier automoteur de 155 mm. De l’autre, le ministère sud-coréen de la Défense a dévoilé un plan visant à former l’ensemble de ses 500 000 soldats au maniement des drones, à acquérir plus de 20 000 drones de combat à bas coût d’ici 2030 et à accélérer la production d’un drone kamikaze de conception nationale, le K-Lucas, dérivé du modèle américain Lucas lui-même inspiré du Shahed-136 iranien.

Selon les médias d’État nord-coréens, ces essais s’inscrivent dans le plan quinquennal de modernisation de la défense et visent à « infliger des dégâts mortels à des cibles majeures telles que les aérodromes, les ports et les installations énergétiques de l’ennemi ». Kim Jong-un a déclaré que la politique d’autodéfense de Pyongyang ne se limite pas au renforcement des capacités défensives, mais doit consolider une « posture offensive mortelle et destructrice » afin que « nul ennemi n’ose se confronter » à la Corée du Nord. Il a ajouté que le fait de maintenir les adversaires dans « une inquiétude et une peur constantes » constitue un aspect essentiel de la dissuasion. Les analystes sud-coréens et occidentaux interprètent ces déclarations comme une menace directe envers la région métropolitaine de Séoul, désormais à portée des nouveaux systèmes d’artillerie et de missiles déployés près de la zone démilitarisée.

Du côté sud-coréen, le ministre de la Défense Ahn Gyu-back a justifié le plan de formation massive par les enseignements des conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, où les drones à bas coût ont, selon lui, « fondamentalement changé la nature de la guerre ». Séoul entend faire du drone une « seconde arme personnelle » pour chaque soldat et s’appuiera exclusivement sur des composants nationaux pour des raisons de sécurité. Cette annonce intervient dans un contexte de sensibilité politique interne : l’ancien président Yoon Suk-yeol a été condamné ce mois-ci à trente ans de prison pour avoir ordonné une incursion de drones en Corée du Nord en 2024, manœuvre que la justice a qualifiée de tentative de justifier l’instauration de la loi martiale. Le gouvernement actuel a démantelé le commandement centralisé des opérations de drones et entend désormais décentraliser leur usage au sein de chaque unité.

La simultanéité de ces annonces illustre une dynamique de surenchère militaro-technologique dans la péninsule, alimentée par des facteurs externes. D’après des sources occidentales et sud-coréennes, la Corée du Nord bénéficierait de transferts de technologies et d’un accès aux données du champ de bataille ukrainien via son partenariat militaire renforcé avec la Russie, ce qui accélère le développement de ses capacités en matière de drones et de missiles. Pyongyang a d’ailleurs déployé des milliers de soldats en soutien aux forces russes en Ukraine, leur offrant une exposition directe à la guerre de drones à grande échelle. En face, la Corée du Sud, confrontée à une baisse démographique qui réduit ses effectifs, mise sur l’automatisation et les systèmes sans pilote pour maintenir sa supériorité conventionnelle, tout en répondant aux pressions de Washington pour une plus grande autonomie de défense. Aucune reprise des pourparlers de dénucléarisation n’est en vue, Pyongyang conditionnant tout dialogue à l’abandon par les États-Unis de cette exigence préalable.

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Les derniers essais d'armes nord-coréens soulignent une volonté de se doter d'une posture offensive 'meurtrière et destructrice', Kim Jong Un ayant supervisé les tirs en personne. Cette démonstration, quelques jours après la mise en service du premier destroyer, témoigne d'une accélération du renforcement militaire qui accentue les inquiétudes sécuritaires régionales.

Presse chinoise/ État
ScepticismePragmatisme

Les fortifications frontalières nord-coréennes ont révélé une fracture entre Séoul et le Commandement de l'ONU, ce dernier refusant de les qualifier de violation de l'armistice. Le différend s'étend aux désaccords sur l'accès à la zone démilitarisée et au rôle futur des forces américaines, mettant en lumière les divergences entre la Corée du Sud et Washington sur la mission première de la présence militaire américaine.

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