
El Al suspend ses vols vers Moscou face à l’intensification des frappes de drones ukrainiens
La compagnie israélienne invoque l’instabilité de l’espace aérien russe, alors que les attaques sur les infrastructures énergétiques perturbent le trafic aérien et provoquent une crise du carburant en Crimée.
La compagnie aérienne nationale israélienne El Al a annoncé, le 25 juin, la suspension temporaire de ses liaisons entre Tel-Aviv et Moscou pour les journées des 25, 28 et 29 juin. Selon un porte-parole cité par les médias israéliens, cette décision est motivée par « les développements entre la Russie et l’Ukraine et les récents incidents aériens dans la région ». Une réévaluation de la situation est prévue la semaine suivante, les passagers devant être informés des alternatives conformément à la loi. Les transporteurs russes Red Wings et Azimuth maintiennent pour leur part la desserte directe entre les deux capitales, a précisé l’Association des tour-opérateurs de Russie (ATOR).
Cette interruption coïncide avec une multiplication des frappes ukrainiennes en profondeur sur le territoire russe. D’après les déclarations du président Volodymyr Zelensky, les forces de Kiev ont visé un dépôt pétrolier dans la région de Krasnodar, deux raffineries dans la région d’Oufa, à 1 500 kilomètres de la frontière, ainsi que des terminaux de transit de carburant dans le détroit de Kertch, en Crimée. Les autorités russes ont fait état de plusieurs attaques de drones contre Moscou depuis la mi-juin, dont une salve de 194 appareils le 18 juin, entraînant la fermeture temporaire des aéroports de la capitale et l’annulation ou le retard de centaines de vols.
Les conséquences de ces frappes se répercutent sur l’approvisionnement énergétique de la Russie. Selon le vice-premier ministre Alexandre Novak, Moscou a interdit les exportations d’essence et de carburéacteur et envisage une interdiction des exportations de diesel. En Crimée annexée, le gouverneur installé par Moscou, Mikhaïl Razvozhaïev, a imposé des restrictions sur les horaires des transports publics, des commerces et de l’éclairage urbain, tandis que les ventes de carburant sont réservées aux forces de sécurité et à l’administration. Des médias russes évoquent une possible importation de carburant pour faire face aux pénuries.
Cette suspension s’inscrit dans un contexte plus large de perturbations du transport aérien liées au conflit. Des analystes israéliens rappellent qu’El Al avait déjà interrompu ses vols vers Moscou pendant quatre mois après la destruction d’un avion d’Azerbaijan Airlines en décembre 2024, attribuée par les enquêteurs à un tir de la défense antiaérienne russe. Des compagnies occidentales et turques avaient également suspendu leurs liaisons avec Israël lors de l’offensive du Hamas en octobre 2023. Pour l’analyste politique russe en exil Abbas Gallyamov, cité par le Moscow Times, la décision d’El Al illustre un renversement des perceptions de sécurité : « Les Israéliens ont peur de se rendre en Russie, et non l’inverse. »
La situation demeure évolutive. El Al doit réévaluer la sécurité de la desserte la semaine prochaine. Les transporteurs russes continuent d’assurer la liaison, mais l’instabilité de l’espace aérien russe, alimentée par les frappes ukrainiennes, pourrait entraîner de nouvelles perturbations. Les autorités russes n’ont pas commenté officiellement la suspension, se concentrant sur la gestion des conséquences des attaques sur le territoire.
| Presse russe et CEI | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse israélienne | −0.20 | neutral |
| Presse européenne continentale | −0.60 | critical |
La Russie traite la suspension comme une mesure de précaution, démontrant la résilience de son espace aérien.
L'événement est normalisé en le plaçant dans un cadre de sécurité ordinaire, sans reconnaître l'impact sur la connectivité internationale.
Le bloc omet que la suspension a été décidée par une compagnie aérienne israélienne pour des raisons de sécurité, et ne discute pas des implications pour les voyageurs.
Israël considère la suspension comme une mesure de sécurité nécessaire, priorisant la sécurité des passagers sur les considérations diplomatiques.
La décision est présentée comme une évaluation rationnelle des risques, critiquant implicitement la situation sécuritaire en Russie.
Le bloc omet l'ampleur des efforts de défense aérienne russes et le contexte plus large des attaques de drones rapportés par les sources russes.
L'Europe voit la suspension comme un symptôme de l'escalade de la guerre, soulignant le danger des attaques de drones sur les infrastructures civiles.
L'événement est utilisé pour illustrer les conséquences plus larges du conflit, en le liant aux crises de carburant et à l'instabilité.
Le bloc omet toute présentation positive de la défense aérienne russe ou le caractère routinier de telles suspensions.
Élargis ton regard
Trump instrumentalise le 250e anniversaire des États-Unis au Mont Rushmore
6 langues · 25 sources
Depuis Economy & MarketsL’électrification automobile, de Séoul à Bogotá, portée par la Chine
4 langues · 7 sources
Depuis TechnologyQuand l’IA chinoise contourne les puces américaines et bouscule le cinéma
2 langues · 4 sources