
Boxe mondiale : reports en cascade et batailles juridiques
Le report sine die du combat Mayweather-Pacquiao illustre une discipline où les litiges contractuels et les désaccords sur la nature des affrontements paralysent les plus grandes affiches.
Le très attendu second affrontement entre Floyd Mayweather et Manny Pacquiao, annoncé pour septembre, a été reporté sine die. Le camp du Philippin a confirmé vendredi que le combat était victime d’un « mélange explosif de poursuites fédérales, de chevauchements de calendrier et de blocages financiers » entourant l’équipe de l’Américain. Cette décision est intervenue alors qu’une exhibition de Mayweather en Grèce était elle-même annulée à la suite d’une injonction obtenue par la société événementielle CSI, qui réclame au moins 4,65 millions de dollars versés pour des droits exclusifs de promotion.
Au cœur du différend se trouve la nature même du combat. Depuis que Mayweather a déclaré que le rendez-vous de septembre ne serait qu’une exhibition, le camp Pacquiao, soutenu par une partie de l’opinion asiatique, insiste sur un affrontement professionnel en bonne et due forme. La plainte de CSI, déposée la semaine dernière, vise également une exhibition avortée entre Mayweather et l’ancien champion des lourds Mike Tyson. Selon la déclaration philippine, si un règlement à l’amiable intervient, les promoteurs se tourneront immédiatement vers la reprogrammation de ce Mayweather-Tyson, avec une date provisoire au 12 septembre, tandis que le choc Pacquiao-Mayweather ne pourrait avoir lieu qu’au début de 2027.
Cette paralysie des mégacombats ne se limite pas à ce seul dossier. En Europe, le champion unifié des lourds Oleksandr Usyk semble se détourner d’un duel obligatoire contre l’Allemand Agit Kabayel, pourtant ordonné par le WBC. Selon des informations parues dans la presse allemande, l’Ukrainien envisagerait de signer avec la nouvelle structure américaine Zuffa Boxing, dirigée par Dana White, ou même de prendre sa retraite. Le manager de Kabayel confirme l’absence de réelles négociations, laissant planer la menace d’une vacance du titre et d’une possible nomination du Bochumois comme champion à part entière – un scénario qui ferait de lui le premier poids lourd allemand couronné depuis Max Schmeling en 1932.
Dans le même temps, le promoteur britannique Eddie Hearn a tenu à recadrer les spéculations autour du choc Anthony Joshua-Tyson Fury. Si le contrat prévoit une tenue au Royaume-Uni, le financier saoudien Turki Alalshikh pourrait demander un déplacement aux États-Unis, ce qui obligerait à renégocier l’accord. Hearn insiste : sans nouvel accord, le combat aura bien lieu sur le sol britannique, à condition que les deux hommes remportent leurs combats intermédiaires respectifs cet été.
Ces imbroglios contractuels trouvent un écho jusque dans les organisations concurrentes de MMA. Le champion de l’UFC Islam Makhachev, s’exprimant depuis le Daghestan, a estimé que son compatriote Usman Nurmagomedov, invaincu au PFL, devrait rejoindre l’UFC pour affronter une opposition plus relevée, mais a souligné que la différence de rémunération – le PFL payant « beaucoup plus » – pourrait le retenir. Une logique financière qui, d’un continent à l’autre, continue de dicter le tempo des sports de combat.
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Le monde de la boxe est en suspens : le très attendu match revanche entre Mayweather et Pacquiao a été reporté indéfiniment en raison d'obstacles juridiques, tandis qu'un éventuel affrontement entre Fury et Joshua reste lié à des clauses contractuelles qui pourraient le déplacer aux États-Unis. Le récit se concentre sur les aspects commerciaux et les querelles de promoteurs, sans prendre parti.
Alors que les super-combats de boxe sont au point mort, l'attention se tourne vers les arts martiaux mixtes : Islam Makhachev détaille les obstacles qui pourraient empêcher Usman Nurmagomedov de rejoindre l'UFC. L'accent est mis sur la continuité de la dynastie Nurmagomedov et sur les dynamiques contractuelles entre les ligues, dans un récit mêlant analyse technique et rumeurs de marché.
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