
La Belgique renverse le Sénégal au bout du suspense et se qualifie pour les huitièmes
Menée 2-0 à cinq minutes du terme, la Belgique a arraché la prolongation avant de s’imposer sur un penalty controversé dans les arrêts de jeu, éliminant un Sénégal dominateur.
Le scénario semblait écrit pour une sortie prématurée de la « génération dorée » belge. À Seattle, le Sénégal a imposé une intensité et une justesse tactique qui ont asphyxié les Diables Rouges pendant plus de quatre-vingts minutes. Habib Diarra, à l’affût d’un ballon repoussé par le poteau après une tête d’Ismaïla Sarr, a ouvert le score à la 25e minute. Au retour des vestiaires, Sarr a doublé la mise d’une reprise de volée surpuissante après un contrôle de la poitrine, portant son total à quatre buts dans le tournoi. La presse africaine soulignait alors la maîtrise des Lions de la Teranga, qui semblaient en mesure de rééditer l’exploit de 2002.
Mais le football a ses retournements que la raison ignore. L’entrée en jeu de Romelu Lukaku à la pause, puis les changements osés de Rudi Garcia – sortir Kevin De Bruyne et Jérémy Doku – ont progressivement modifié l’équilibre des forces. À la 86e minute, Lukaku a réduit le score en reprenant un centre de Thomas Meunier. Trois minutes plus tard, Youri Tielemans a égalisé de la tête en profitant d’une sortie hasardeuse du gardien Mory Diaw. La presse européenne a salué un coaching gagnant, tout en relevant les tensions entre Tielemans et Leandro Trossard quelques instants plus tôt, signe d’une équipe au bord de la rupture.
La prolongation a accouché d’un dénouement polémique. Alors que les deux équipes semblaient se diriger vers les tirs au but, l’arbitre hondurien Saíd Martínez a été appelé par l’assistance vidéo pour une faute de Lamine Camara sur Tielemans dans la surface. Après une longue interruption et les protestations véhémentes des Sénégalais – Pathé Ciss s’est même allongé sur le point de penalty –, le capitaine belge a transformé la sentence d’une frappe imparable à la 125e minute. Les médias africains ont dénoncé une décision cruelle, quand les commentateurs européens y ont vu un penalty « flagrant » selon les mots de Rudi Garcia.
Ce succès inespéré permet à la Belgique de retrouver les huitièmes de finale, huit ans après son épopée russe, et d’entretenir le rêve d’un premier sacre mondial. Le Sénégal, qui avait pourtant livré l’une de ses prestations les plus abouties, quitte la compétition avec le sentiment amer d’une occasion manquée, rejoignant l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire et la RD Congo parmi les nations africaines éliminées de justesse. Les Belges affronteront le vainqueur du duel entre les États-Unis et la Bosnie-Herzégovine, programmé dans la même enceinte de Seattle.
| Presse latino-américaine | 0.00 | neutral |
|---|---|---|
| Presse du Golfe arabe | +0.30 | aligned |
Belgium won with a penalty after a spectacular comeback, but the match was balanced.
The report sticks to essential facts – goals, minutes, substitutions – without adding interpretation or judgment, leaving evaluation to the reader.
It does not mention Lukaku's role as peacemaker between teammates before the comeback, nor the dressing-room backstory.
Lukaku saved Belgium with his leadership, first as peacemaker and then as goalscorer.
The narrative focuses on a single player as hero and problem-solver, turning a team event into an individual story of character and sacrifice.
It does not mention Senegal's overall performance or the details of the three-minute comeback, reducing the match to a stage for Lukaku.
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